Les smartphones haut de gamme de Huawei sont alimentés par une puce interne de 7 nanomètres

Les smartphones haut de gamme de Huawei sont alimentés par une puce interne de 7 nanomètres
Descriptive text here

Fin du suspense sur le processeur Kirin 9010 au cœur de la nouvelle génération de smartphones phares Pura 70 de Huawei commercialisés en Chine depuis le 18 avril. Selon la société canadienne d’ingénierie inverse TechInsights, qui l’a analysé en détail, il serait fabriqué par le fondeur chinois SMIC. utilisant la technologie 7 nanomètres, la même que celle utilisée pour le processeur Kirin 9000 équipant le smartphone Mate 60 Pro lancé cet été. 2023.

SMIC, le plus grand fabricant chinois de semi-conducteurs et cinquième producteur mondial de puces derrière TSMC, Samsung, GlobalFoundries et UMC, n’a donc toujours pas réussi à passer à la prochaine génération de gravure en 5 nanomètres. Et pour cause : elle fait l’objet d’un embargo de la part des États-Unis, du Japon et des Pays-Bas sur les technologies avancées comme la lithographie EUV, considérée comme une étape nécessaire à la miniaturisation de la gravure sur puce en dessous du seuil des 7 nanomètres.

Conseils de conception

Cela place Huawei à deux générations technologiques derrière les derniers smartphones d’Apple ou de Samsung, dont les processeurs sont fabriqués chez TSMC ou Samsung en utilisant la technologie 3 nanomètres. Mais cela n’empêche pas ses smartphones Pura 70 d’être à l’ère de l’IA générative, devant l’iPhone 15, dernière génération d’iPhone d’Apple. HiSilicon Technologies, le bras armé de Huawei dans les semi-conducteurs, qui a conçu ce processeur, a-t-il trouvé le moyen de compenser le manque de finesse de la gravure avec des astuces de conception pour qu’il puisse gérer efficacement les tâches d’IA générative ? Le cabinet TechInsights ne révèle pas encore ces détails.


Retour du processeur Kirin 9010 au cœur des smartphones Pura 70 de Huawei (Crédit photo : TechInsights)

La Chine compte de nombreuses fonderies de semi-conducteurs. Mais c’est le SMIC qui porte ses espoirs de propulser le pays vers des technologies avancées de production de puces (aujourd’hui 7 nanomètres et moins). Selon les experts en semi-conducteurs, il a la capacité d’évoluer vers la technologie 5 nanomètres sans passer par la lithographie EUV. Dans cette course à la miniaturisation, elle peut compter sur l’aide de Huawei, qui a cruellement besoin de ces avancées pour ses smartphones, ses PC ultraportables et les serveurs d’IA de son cloud. Mais s’il réussissait cet exploit, ce serait au détriment des rendements de production et de l’efficacité économique, soulignent ces experts.

Stratégie d’intégration verticale

Comme Apple, Huawei cultive une stratégie d’intégration verticale qui consiste à maîtriser les puces clés de ses produits et les services IA de son cloud. Depuis l’entrée en vigueur de la dernière salve de sanctions américaines en septembre 2020, elle ne peut plus fabriquer ses processeurs chez le fondateur taïwanais TSMC, dont elle était le deuxième client en 2020 derrière Apple. Il est désormais contraint de passer par le SMIC quitte à accepter d’être en retard dans les technologies de production de ses puces.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Snapchat vous permettra de modifier vos messages gratuitement
NEXT Toujours moins de 800 euros ce mercredi ? Le Google Pixel 8 Pro 5G dans une offre folle