À Mauléon, nous sommes « fiers d’avoir gagné le respect de tous »

À Mauléon, nous sommes « fiers d’avoir gagné le respect de tous »
À Mauléon, nous sommes « fiers d’avoir gagné le respect de tous »

« Ce n’est ni ma place, ni mon âge », sourit l’emblématique président Souletin à l’évocation du voyage de fin de saison de ses joueurs en Croatie. Trois jours après la finale, Beñat Queheille est lui aussi fatigué par cette longue saison et peine à se remettre de ses émotions.

La défaite en finale a-t-elle été digérée du côté de Mauléon ?

La défaite est digérée car on s’est heurté à une équipe supérieure à nous, même si je pense qu’il y avait encore de la place pour eux…

« Ce n’est ni ma place, ni mon âge », sourit l’emblématique président Souletin à l’évocation du voyage de fin de saison de ses joueurs en Croatie. Trois jours après la finale, Beñat Queheille est lui aussi fatigué par cette longue saison et peine à se remettre de ses émotions.

La défaite en finale a-t-elle été digérée du côté de Mauléon ?

La défaite est digérée car on s’est heurté à une équipe supérieure à nous, même si je pense qu’il y avait encore place à les déranger un peu plus. Nous aurions dû faire un match parfait. Nous ne l’avons pas fait. En grande partie à cause des joueurs genevois, mais nous avons aussi manqué d’un peu de réalisme et d’expérience.

De quoi êtes-vous le plus fier après une saison aussi incroyable ?

Notre plus grande fierté est d’avoir pu émouvoir ces Souletins par milliers lors des phases finales. Nous sommes également fiers d’avoir gagné le respect de tous, même en dehors de nos frontières de la Soule ou du Pays Basque. Des gens de partout nous ont soutenus et m’ont envoyé des messages de soutien.

Avez-vous douté à un moment de la saison ?

Dès les premiers entraînements, j’ai dit que nous avions un super groupe et que j’étais confiant. On avait un petit doute au début du championnat, à cause des résultats irréguliers, mais à Noël, je me souviens avoir dit à Beñat Arrayet (responsable sportif) qu’on allait se qualifier et aller loin. On en a ri à l’époque mais j’y ai toujours cru. La qualité de l’équipe était là, nous n’étions faibles nulle part. Même en première ligne, malgré nos difficultés en finale, nous avons toujours tenu le coup. En deuxième ou troisième ligne, en charnière, derrière : on a de bons éléments partout. Ce talent, ajouté à nos valeurs de toujours, l’abnégation et le courage, nous a permis de réaliser une saison magnifique.

Vous êtes à la tête du SAM depuis 1997. Quelle place occupe cette saison dans votre parcours de président ?

Avec cette finale et cette montée en Nationale 2, je place cette saison là-haut. Je ne sais pas si nous réalisons ce que cela signifie pour un club comme le nôtre.

« J’ai mis cette saison là-haut. Je ne sais pas si nous réalisons ce que cela signifie pour un club comme le nôtre”

Cette accession en Nationale 2 a été très vite acceptée par le club. Y a-t-il eu un doute ?

Je ne vois pas comment on aurait pu refuser de monter alors qu’on l’a gagné sur le terrain. Tous les joueurs veulent jouer au plus haut niveau possible. Nous verrons ce qui se passera la saison prochaine mais nous n’admettrons jamais la défaite. Ce sera difficile pour nous, mais ce sera également difficile pour les autres équipes de venir gagner à Marius. On ne sort pas vaincu d’avance, loin de là.

Pendant au moins une saison, Marius-Rodrigo sera privé de ces fameux derbies contre Nafarroa et Oloron…

C’est vrai que ces derbys vont nous manquer. Déplacer une division au-dessus d’Oloron était quelque chose d’impensable il y a encore quelques mois. Nous avons toujours été derrière eux. Cela ne fait que quelques saisons que nous parvenons enfin à concourir. Mais ce sont surtout des rivalités saines, notamment contre nos amis nafarois. Nous avons également reçu de nombreux messages d’encouragement de leur part.


Beñat Queheille a pu vivre les phases finales aux côtés de son fils Gilen, professionnel à Albi.

Philippe Lohidoy

 
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