Garry Rodrigues condamné à 20 ans de prison

Garry Rodrigues condamné à 20 ans de prison
Garry Rodrigues condamné à 20 ans de prison

Qui a enfoncé une pointe de 9 cm dans le crâne d’un homme qui venait de s’exposer ? Telle est, en résumé, la question posée à la cour d’assises de Dordogne depuis vendredi 7 juin. Après trois jours d’audience, les trois magistrats et les six jurés ont donné leur réponse : Garry Rodrigues est coupable.

Pourtant, cet homme de 35 ans a toujours nié être l’auteur du lynchage d’une personne handicapée…

Qui a enfoncé une pointe de 9 cm dans le crâne d’un homme qui venait de s’exposer ? Telle est, en résumé, la question posée à la cour d’assises de Dordogne depuis vendredi 7 juin. Après trois jours d’audience, les trois magistrats et les six jurés ont donné leur réponse : Garry Rodrigues est coupable.

Pourtant, cet homme de 35 ans a toujours nié être l’auteur du lynchage d’un handicapé mental de Belvès qui avait montré son pénis à sa sœur, dans une boulangerie de la ville. “Je suis totalement innocent des faits qui me sont reprochés”, a déclaré l’accusé mardi lors de sa dernière prise de parole.

Une stratégie de défense qui semblait périlleuse tant les pistes convergeaient vers lui. Charles Charollois, le procureur général, n’a eu aucun mal à énumérer « non pas les indices, mais les preuves » accumulées.

L’accusé fait appel

La première est la déclaration de la victime. Bien qu’il soit ressorti très sérieusement diminué de son agression, il s’est montré catégorique : « Garry m’a agressé une fois à la boulangerie et une fois chez moi. » Charles Charollois a crédibilisé son témoignage : « Pourquoi la victime aurait-elle inventé ça ? Réduire sa déclaration à un délire est impossible. »

D’autant plus que les gens ont été témoins du drame. Alors qu’ils tentaient, de loin, de convaincre l’agresseur cagoulé d’arrêter, ils l’entendirent répondre « ce salaud a montré son pénis à ma sœur ». Face à ces propos incriminants, émanant de personnes qui ne le connaissaient pas et qui ne se sont pas concertés, l’accusé a avancé l’idée que l’agresseur avait dit cela « pour lui faire porter la responsabilité » et ainsi le piéger.

Me Nicolas Morand-Monteil a plaidé pour la défense. «Le doute existe», a-t-il méthodiquement déclaré aux jurés, les yeux dans les yeux. Pendant une heure, il a tenté de remettre en cause chaque point de l’enquête, chaque témoignage, pour « exiger en urgence l’acquittement ». En vain.

Au-delà des réquisitions

Mardi 11 juin, après trois heures de délibéré, la cour d’assises a condamné Garry Rodrigues à vingt ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté aux deux tiers. C’est plus sévère que les réquisitions : Charles Charollois avait demandé quinze ans. Le président du tribunal a expliqué cela car « la personnalité de l’accusé suscitait des inquiétudes, notamment sa dangerosité, son casier judiciaire et le regard pessimiste » sur sa capacité d’évolution.

« Ce verdict n’a aucun sens. Nous avions toutes les raisons d’envisager un acquittement possible”, a déclaré l’avocat de la défense à Sud Ouest. Me Morand-Monteil, « consterné », annonce la volonté de Garry Rodrigues de faire appel.

Ce dernier n’a pas manifesté la moindre émotion. Il s’est contenté de regarder sa famille, dont certains ont fondu en larmes.

La victime

La victime, âgée de 61 ans, a miraculeusement survécu à la pointe de 9 cm dans son crâne. Mais l’homme se trouve aujourd’hui dans une maison de retraite « dans un état végétatif ». Il peut parler, mais il ne se promène que dans la maison de retraite. Il est également auteur d’actes d’exhibitionnisme le jour du drame, mais n’a pas été poursuivi en raison de l’altération de ses capacités mentales.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV trois ex-joueurs grenoblois jugés pour viol collectif sur étudiante
NEXT AliExpress divise par deux le prix de cette puissante batterie externe, une affaire à ne pas manquer