« La flamme ne sera pas en retard », à Lorient, dernières répétitions du relais handisport sportif

« La flamme ne sera pas en retard », à Lorient, dernières répétitions du relais handisport sportif
« La flamme ne sera pas en retard », à Lorient, dernières répétitions du relais handisport sportif

« Huit minutes dont quatre pauses pour parcourir 400 m, il va falloir courir, on n’y arrivera jamais ! « . « Est-ce que le parcours est plat ? », « Comment vais-je réussir à porter la flamme ? « . A une semaine du portage de la flamme dans les rues de Lorient le 6 juin, le relais collectif handisport s’est réuni ce mercredi pour un ultime briefing. Il y a 24 personnes choisies : sportifs de haut niveau, militants du handisport, sportifs porteurs d’un handicap visible ou invisible, de 14 à 77 ans. Wendy Bazire a déjà les yeux pétillants. Cet adolescent sourd de 15 ans pratique l’équitation. Elle attend avec impatience le 6 juin mais n’a qu’une crainte : “Baissez la flamme !” J’ai des problèmes d’équilibre et je suis maladroite», sourit la jeune fille.

“Je suis tellement heureux mais aussi stressé”

« Vous avez rendez-vous à 6 heures du matin, au centre relais, le stade du Moustoir. Vous recevrez votre tenue puis il y aura un briefing collectif avec tous les relayeurs”, rappelle Hassan Hafssa, directeur du comité départemental des sports handisport du Morbihan. C’est la première fois qu’un relais collectif participe au passage de la flamme. Chaque fédération en compte deux en France et la fédération handisport a choisi le Morbihan et Lorient, après le Gard, pour son deuxième relais. Ce mercredi, Hassan rappelle la chorégraphie qui a été choisie. Seule la capitaine, Léonie Saliou fera le déplacement avec la flamme suivie de ses 23 coéquipières. “C’est quelque chose de fou, je suis tellement content mais aussi stressé mais j’ai un bon soutien avec l’équipe de relais.” L’escrimeur de 14 ans, amputé d’une jambe il y a trois ans, laissera néanmoins le flambeau passer aux autres relayeurs lors d’un arrêt de quatre minutes, comme le montre Hassan à l’écran. L’organisation est minutieuse, « la flamme ne tardera pas. Huit minutes, c’est la durée de la cartouche de gaz du chalumeau», prévient-il.

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Le relais collectif handisport de la flamme olympique, presque terminé, pour le dernier briefing avant le jour J, le 6 juin, à Lorient. (Le Télégramme/Céline Le Strat)

Les sports handisport mis en avant

Les accompagnateurs ne cachent pas leur fierté de voir leurs proches participer à un pan de l’histoire. « C’est inimaginable, une expérience magnifique. L’objectif sera de la voir, de la prendre en photo», confie Julie Bazire, la maman de Wendy. Hassan rassure les participants « Au Moustoir, avant le relais, vous pourrez prendre une photo avec la torche éteinte ». Les questions sont aussi logistiques pour les relayeurs qui ont parfois du mal à se déplacer, qui n’ont pas l’habitude d’être mis en avant et qui n’imaginaient pas pouvoir participer à une telle organisation. « Venez comme vous êtes, soyez à l’aise », rassure Hassan. On ne va pas vous demander de remonter votre pantalon pour montrer votre prothèse, nous ne sommes pas dans la représentation.» Tout le monde est déjà « honoré » d’avoir été choisi pour ce relais unique et attend d’entrer dans l’histoire. « N’oublie pas de te réveiller, hein », glisse Hassan. Il y a peu de chances que cela se produise.

 
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