Grenoble peut compter sur sa jeunesse locale pour cette mi-temps à Aix-en-Provence

Grenoble peut compter sur sa jeunesse locale pour cette mi-temps à Aix-en-Provence
Grenoble peut compter sur sa jeunesse locale pour cette mi-temps à Aix-en-Provence

Avec des jeunes de son centre de formation ou des alentours, Grenoble a tenu la barre dans une saison mouvementée. En fin de compte, c’est avec cette jeunesse talentueuse qu’elle peut encore aspirer à un titre, avant que certains membres du noyau dur ne se dispersent loin de la place Grenette.

C’est à sa Source que le FCG trouve son bien. Si l’effectif isérois compte quelques joueurs étrangers comme Sam Davies, Pierce Phillips, Talalelei Gray et Giorgi Javakhia, de nombreux talents locaux ont eu l’occasion de s’y implanter pleinement. Au point de trouver leur place dans les 23, et pour certains dans le XV de départ. Ce fut notamment le cas, par exemple, face à Dax lors du match de barrage de la phase finale, lorsque Grenoble écrasait les Landais 58 à 10. En tout, douze joueurs passés par le centre de formation ont été inscrits sur la feuille de match. Barnabé Massa (20 ans), José Madeira (23 ans), les frères Hugo (21 ans) et Romain Trouilloud (23 ans), Romain Fusier (24 ans), Mathis Sarragallet (23 ans), Nathan Farissier (23 ans), Eli Eglaine (23 ans) , Thibault Martel (25 ans), Max Clément (20 ans) et Irakli Aptsiauri (21 ans). Sans oublier Antonin Berruyer, absent sur blessure, ou encore Steeve Blanc-Mappaz (33 ans), capitaine infatigable et attaché plus que quiconque à son FCG.

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Un autre Grenoblois pur-sang était également sur le terrain : Régis Montagne, 23 ans. Propulsé par Stéphane Glas, il trouve progressivement ses marques au Stade des Alpes. De sa toute première licence au FCG en 2010, en passant par ses débuts professionnels lors de la saison 2019-2020, il devient le titulaire à droite de la première ligne et l’un des talents français à ce poste. Accompagné d’amis, frères de jeu qu’il connaît depuis tout petit, il raconte cette alchimie. « Nous nous connaissons pratiquement par cœur. C’est plus facile de s’orienter quand on est ensemble sur le terrain. On se comprend vite. Les moments difficiles que nous avons traversés cette année s’améliorent quand ils sont vos amis. Nous sommes tous grenoblois ou à proximité, il y a un noyau assez solide. » S’il partira la saison prochaine pour Clermont, l’homme solide (1,86 m et 132 kg) ne veut pas se laisser submerger par les émotions et encore moins croire à la fin de saison ce jeudi.

“Je pense qu’on mouille forcément davantage nos maillots”

A Aix-en-Provence, ils voudront continuer à afficher cet attachement commun. Une complicité qui s’illustre par le courage que l’on peut avoir pour les autres, le travail accompli et le soutien également envers ceux que l’on a vu grandir à leurs côtés. « Contre Dax, il y a eu un moment où on a tenté après un contre sur un dégagement d’Hugo Trouilloud. Après, nous sommes six ou sept à aller le voir ensemble pour lui tapoter la tête et lui faire comprendre que ce n’est pas grave, qu’on va se rattraper. C’est dans notre ADN, nous nous battrons toujours les uns pour les autres. Si on regarde encore les images, c’est assez révélateur, c’est une séquence forte. » Mais cette année, avant d’en arriver à cette orgie de rugby contre Dax ou encore à ce finish haletant et joyeux, Grenoble a eu du mal. Les points de retrait au classement, les mouvements du staff et l’impression par moments que le rêve de la phase finale est trop grand, autant de défis que le FCG a su relever avec ses enfants.

Hugo Trouilloud salué par ses coéquipiers lors du barrage contre Dax.
Icône Sport – Romain Biard

Deuxième joueur le plus utilisé cette saison, Romain Trouilloud lui est reconnaissant. « C’est encore plus important de se battre pour le club qui nous a fait grandir, qui nous a donné la confiance nécessaire pour découvrir le monde professionnel. Je pense qu’on porte forcément davantage nos maillots quand on vient du centre de formation. Sur la pelouse de Maurice-David, les Isérois n’envisagent rien d’autre qu’une suite de leur parcours dantesque. « Pour ceux qui vont partir, qui viennent du club ou de la région, nous voulons nous battre et obtenir le maximum pour les récompenser de leur parcours et de leur implication au club. Nous voulons remporter ce titre à Toulouse, que nous n’avions pas su conquérir l’année dernière. Plus que deux matches pour réaliser ce souhait…

 
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