Panthères 4 – Rangers 5 (P)

Alexis Lafrenière confirme une chose depuis le début des séries éliminatoires : certains joueurs sélectionnés en premier au repêchage peuvent parfois mettre du temps à trouver leur valeur. Non seulement les Québécois ont trouvé le leur, mais ils s’y ajoutent de plus en plus.


Publié à 18h50

Mis à jour à 19h49

Lafrenière a été le meilleur élément de son équipe dimanche après-midi dans une autre victoire en prolongation des Rangers de New York, cette fois 5-4, contre les Panthers de la Floride. Les Rangers mènent la finale de l’Est 2-1.

L’ailier a marqué le premier et le troisième but de son équipe, à chaque fois de façon brillante.

En première période, lors d’une échappée, il a placé son tir du revers par-dessus le gant de Sergei Bobrovsky pour égaliser le score, 1-1. En fin de seconde, il inscrit ce qui est sans doute le but le plus spectaculaire de sa jeune carrière en battant le vétéran défenseur Dmitry Kulikov, avant de battre à nouveau le gardien des Panthers du revers, tout en perdant l’équilibre. Il a ensuite donné une avance de 3-2 à son équipe.

Lafrenière impressionne depuis le début de la saison. Mais l’échantillon de 13 matchs qui nous est proposé depuis le début des playoffs suffit à renforcer l’idée qu’un premier choix, comme lui, peut avoir besoin d’un certain temps avant de trouver son confort, comprendre son rôle, prendre confiance et s’habituer au jeu. calibre de la meilleure ligue du monde.

Le joueur de 22 ans évolue dans une équipe éminemment talentueuse. Premiers au classement général cette saison, les Rangers peuvent compter sur cinq joueurs totalisant au moins 70 points. Lors de ce premier match en Floride, Artemi Panarin, Chris Kreider et Mika Zibanejad étaient invisibles. C’est donc Lafrenière qui prend les choses en main. En marquant son sixième but du printemps, il se classe désormais troisième de son équipe.

La progression du joueur de Saint-Eustache est impressionnante. Les attentes étaient très grandes à son arrivée dans la LNH, comme l’enseigne que les Rangers avaient installée à Times Square lors du repêchage de Lafrenière et qui disait « Bienvenue à Broadway ». Il en est désormais à 12 points en 13 matchs. Avant cette année, il n’avait amassé que 9 points, dont 2 buts, en 27 matchs éliminatoires.

Lafrenière ne dépend plus de Panarin ou de Vincent Trocheck pour produire. Il devient lui-même maître de son destin. Vif, impliqué et créatif, le Québécois a conclu la rencontre avec 2 points, une fiche de +2, 6 tirs au but et près de 16 minutes de jeu. Des statistiques auxquelles ne pourrait prétendre un joueur dont la progression est un échec, comme l’annonçaient plusieurs observateurs avant son émergence.

Goodrow prouve sa valeur

Barclay Goodrow a été très critiqué cette année dans la ville qui ne dort jamais. Les fans ont refusé de fermer les yeux sur la maigre production de l’attaquant qui gagnera près de 4 millions de dollars par an jusqu’en 2027.

Si Lafrenière a été un élément crucial dans la deuxième victoire consécutive des Rangers, on peut en dire autant de Goodrow. Le joueur de centre de 31 ans a imité son coéquipier en marquant deux fois. D’abord en déviant le tir de Braden Schneider en première période. Puis, grâce à un tir sur réception en toute fin de deuxième période, alors que les Rangers ont dû défendre à court d’un homme.

type="image/webp"> type="image/jpeg">>>

PHOTO WILFREDO LEE, PRESSE ASSOCIÉE

Barclay Goodrow (21 ans) décoche un tir au but défendu par Sergei Bobrovsky (72 ans) en deuxième période.

Goodrow a également marqué ses cinquième et sixième buts de la série. Une production déjà supérieure à celle de la saison, puisqu’il n’avait touché la cible que 4 fois en 80 matches.

Le vétéran a même été rapidement utilisé en prolongation par son entraîneur-chef Peter Laviolette, c’est un joueur tellement revigoré.

C’est pourtant Alex Wennberg qui a tranché le débat un peu plus de cinq minutes après le début de la prolongation. L’attaquant, à peine visible pendant le match, a redirigé le tir de Ryan Lindgren pour donner un match d’avance à son équipe.

Les gros canons fonctionnent

Ce n’est pourtant pas faute d’efforts et d’initiative que les Panthers perdent ce premier match devant les leurs. Les Floridiens ont dominé une bonne partie de ce match, notamment en fin de troisième période et en prolongation. Les Rangers semblaient épuisés et à bout de souffle. Ils additionnèrent les autorisations refusées. Trocheck a même été contraint d’allonger l’une des apparitions de plus de deux minutes. Mais malgré les 37 tirs dirigés vers Igor Shesterkin, les Panthers sont rentrés aux vestiaires en prenant du retard dans la série.

type="image/webp"> type="image/jpeg">>>

PHOTO WILFREDO LEE, PRESSE ASSOCIÉE

Les Panthers rentrent aux vestiaires après la défaite en prolongation.

Tout n’est pourtant pas perdu pour la troupe de Paul Maurice. Les meilleures joueuses étaient les meilleures, et elle affrontait simplement une équipe plus opportuniste.

Le capitaine Aleksander Barkov a encore une fois été brillant. Il a inscrit deux points au tableau, dont le troisième but des siens, celui qui a donné un second souffle à son équipe. Sam Reinhart a été efficace en avantage numérique, marquant deux buts en première période, deux fois près du demi-cercle du gardien adverse. En plus de ses deux passes décisives, Matthew Tkachuk s’est également créé plusieurs occasions de marquer. Bref, il n’y a pas de quoi s’inquiéter dans le camp floridien. Leur jeu le long des bandes, leur contrôle de la rondelle en zone offensive et leur façon de fermer le centre en défense sont des indicateurs sans équivoque.

On s’attendait à une série serrée entre les deux meilleures équipes de la Conférence Est, et c’est exactement à cela qu’on a droit.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Mamie en argent au 100 m brasse, Mityukov en bronze au 200 m dos
NEXT Nathan Géraud et Tom Combourieu de retour de France