GP de Monaco | Stratégies du néant, lenteur… 7 raisons pour expliquer la course la plus ennuyeuse de tous les temps

GP de Monaco | Stratégies du néant, lenteur… 7 raisons pour expliquer la course la plus ennuyeuse de tous les temps
GP de Monaco | Stratégies du néant, lenteur… 7 raisons pour expliquer la course la plus ennuyeuse de tous les temps

Un circuit peu agressif pour les pneumatiques

Pirelli Motorsport a pour habitude de décomposer chaque piste en huit critères pour donner une idée du défi proposé aux équipes et aux pilotes en termes de pneumatiques.

Monaco est un cas unique sur le calendrier : il présente quatre caractéristiques les plus favorables en termes de contraintes pneumatiques : le bitume offre une traction maximale (score de 5/5) et présente une très faible abrasion (1/5), avec une sollicitation du pneumatique limitée. (1/5) et contraintes latérales également quasi nulles (1/5).

A Monaco, les caoutchoucs ne s’usent donc pas. La norme est un guichet unique et la stratégie y joue un rôle encore moins important qu’ailleurs.

Stratégie : le pire des cas

La chute entre la Red Bull de Sergio Pérez et la Haas de Kevin Magnussen et Nico Hülkenberg dans le premier tour a permis un changement de pneus pour tous les pilotes pour le deuxième départ. Très peu d’usure a fait le reste : les pilotes ont persévéré. Ceux qui avaient passé « dur » – le top 4 – mais « moyen » aussi ! Et dire que Pirelli avait amené les trois types de pneus les plus tendres de sa gamme (C3, C4, C5) !

Une course lente

Pour quoi ? Car le Grand Prix de Monaco est une course de position : un pilote occupe une place dans le peloton et il ne lâche prise que s’il est obligé par le règlement de revenir (il doit rouler avec deux types de pneus).

Le fait que les pilotes soient repartis dès la 2ème manche avec des pneus neufs a poussé la gestion du capital pneumatique à l’extrême. Jusqu’à la caricature puisque le top 10 n’a pas changé entre la première grille de départ et… l’arrivée. Un fait unique, les pires précédents étant le top 6 gelé de Monaco 2018, Singapour 2018 et Spa 2021.

Plans maléfiques

L’arrêt moyen coûte 19 secondes et certains pilotes ont joué avec les écarts pour dissuader leurs rivaux de s’arrêter. Chez Ferrari, Carlos Sainz a reçu l’ordre de ne pas laisser George Russell (Mercedes) plus de 17 secondes derrière. Lando Norris (McLaren), qui a suivi l’Espagnol tout au long de la course, n’a jamais eu les fameuses 19 secondes d’avance pour revenir avec l’assurance de revenir en piste dans la même position.

Dans un autre registre, Fernando Alonso (Aston Martin) a créé un embouteillage devant un train composé de Daniel Ricciardo, Logan Sargeant (Williams), Guanyu Zhou (Sauber) et Valtteri Bottas (Sauber) pour laisser suffisamment d’espace à son prédécesseur, son équipier Lance Stroll, pour s’offrir un arrêt au stand « gratuit ».

De jolis projets qui auraient pu voler en éclats avec l’intervention d’une voiture de sécurité, mais il est resté au parking (comme en 2021 et 2023). Mais au vu du déroulement du Grand Prix, il n’est pas certain que les équipes auraient mordu à l’hameçon.

Beau temps

Une averse a souvent mis les stratèges sous tension, et donné lieu à des naufrages retentissants comme celui de Ferrari avec Charles Leclerc en 2021. Le ciel n’a pas donné d’élan à la course dimanche, et c’était sûrement mieux pour les Rouges.

Trafic limité

Les retardataires peuvent être une Source de distraction pour les dirigeants lorsqu’ils leur donnent la parole. Une piste très fréquentée peut créer de la confusion et des rebondissements. Les quatre abandons dès le premier tour ont réduit l’activité en piste de 20%, et donc les cas de situations chaudes.

Pilotes Red Bull spectateurs

Une voiture de pointe qui démarre au milieu ou en fond de grille est garantie d’améliorer les statistiques de dépassement. Donc, deux… Sauf que le RB20 de Sergio Pérez, parti 16ème, a été éliminé d’entrée. Et que celui de Max Verstappen, figé à la 6e place par les changements de pneumatiques pour le 2e départ, était trop dépaysé en Principauté pour forcer la décision ou menacer qui que ce soit.

 
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