A deux semaines des élections, une union politique sacrée pour sauver le Standard ? «Quand on s’éloigne de Liège, le ton change…»

A deux semaines des élections, une union politique sacrée pour sauver le Standard ? «Quand on s’éloigne de Liège, le ton change…»
A deux semaines des élections, une union politique sacrée pour sauver le Standard ? «Quand on s’éloigne de Liège, le ton change…»
Les « cathos » du Standard contre les « laïcs » du FC Liège : une rivalité de plus d’un siècle

La question de la survie du Standard, fleuron sportif wallon, est évoquée dans les milieux politiques. Avec cette question : à deux semaines des élections, les politiques wallons de ce pays peuvent-ils se permettre de laisser mourir le Standard de Liège ?

Mi-mai, dans La Libre, le cabinet de Willy Borsus (MR), le ministre wallon de l’Économie, indiquait qu’il n’exclurait pas «éventuellement intervenir »en faveur de la norme.

Dans la foulée, Willy Demeyer (PS), bourgmestre de Liège, a lancé un appel à toutes les parties concernées en vue de trouver une solution pour garantir l’avenir du club en première division, en privilégiant l’ancrage local.

En Wallonie, le Standard reste un mythe. Mais jusqu’à quand ?

“Le traumatisme serait catastrophique”

A Liège, le thème pourrait devenir un sujet de campagne. “La question du Standard revient beaucoup sur le terrain. On nous demande : “Quand est-ce que Lucien (D’Onofrio, ancien manager emblématique du club) reviendra ?”nous dit un socialiste liégeois. Le traumatisme d’un Standard en D3 amateur serait catastrophique pour la région, notamment d’un point de vue économique. Un homme politique sérieux doit vraiment sortir du bois sur ce sujet. Cela serait très bien accueilli à Liège. Le problème c’est que quand on s’éloigne de Liège, le ton change.»

Le Libre a interrogé les partis francophones pour connaître leurs intentions.

Faillite du Standard, une « situation catastrophique et désespérée » : Willy Borsus n’exclut pas une intervention wallonne

Les conclusions sont simples : il n’existe pratiquement aucune volonté partagée de ne pas investir l’argent public dans le football.

Le PS est le seul parti à ne pas exclure d’investir de l’argent public dans le club, tout en restant prudent, estimant que «Sauver le club doit mobiliser toutes les parties prenantes, publiques et privées. C’est le sens du message du bourgmestre de Liège.

Roland Duchâtelet : « Pour conserver le numéro et l’authenticité du Standard, il faudra peut-être passer quelques années dans les divisions inférieures »

»Le Standard représente une part importante de l’identité liégeoise et même wallonnesouligne le porte-parole de Paul Magnette, président du PS. Au-delà de l’équipe professionnelle, nous pensons à tous les clubs de supporters, aux salariés et bénévoles du club, ainsi qu’à son importante école de jeunes.

Le MR, comme les Engagés, Défi et Écolo, sont en revanche catégoriques dans leur refus d’investir de l’argent public dans le Standard.

Pierre Locht a démissionné de son poste de PDG de Standard

« Le monde politique doit se mobilisersouligne le porte-parole de François De Smet, président du Défi. Mais il doit le faire en restant à sa place : jouer les bons offices, décrocher le téléphone et chercher des repreneurs, oui. Injecter de l’argent public, non.

»L’initiative doit venir de partenaires privés et d’actionnaires, avec éventuellement la participation de représentants de supporters qui ne se reconnaissent plus dans leur club.ajoute le porte-parole de Maxime Prévot, président d’Engagés selon qui la politique pourrait «jouer un rôle facilitateur ».

»Ce n’est pas le rôle des pouvoirs publics d’investir dans un club de football, surtout pour une région aussi endettée que la Wallonie. Et puis, si on le fait pour le Standard, il faut le faire aussi pour les Francs Borains» précise Georges-Louis Bouchez, président du MR, qui est également président des Francs Borains. L’Union Saint-Gilloise a disparu des rayons pendant des décennies et la Région bruxelloise a su se relever. Mais je n’ai aucune crainte : Standard trouvera toujours des investisseurs.»

La solution, on l’aura compris, ne sera pas apportée comme par magie par la politique. A 15 jours du scrutin, les partis s’imposent et veulent surtout éviter d’être associés aux difficultés du club.

777 Partners et le Standard : est-il encore tenable ?

D’autant que certains ont déjà trouvé leur coupable idéal. Au PS comme au MR, plusieurs pointent du doigt Jean-Michel Javaux (Ecolo), président du conseil d’administration du Standard. Le maire d’Amay a présenté sa démission le 15 mai »du CA et de toutes structures (Immobilier, Centre d’Affaires, etc.) afin de provoquer un électrochoc».

mouette

Lorsque le 777 arrive à la tête du Standard, Jean-Michel Javaux est à la table d’honneur. Je le sais parce que j’y ai été invité. Pourtant, aujourd’hui, il ne connaît plus personne… J’ai le sentiment qu’il connaît effectivement très bien les nouveaux propriétaires américains, puisqu’il me les a présentés.

»Lorsque le 777 arrive à la tête du Standard, Jean-Michel Javaux est à la table d’honneur. Je le sais parce que j’y ai été invité. Pourtant, aujourd’hui, il ne connaît plus personne… J’ai l’impression qu’il connaît effectivement très bien les nouveaux propriétaires américains, puisqu’il me les a présentés. Il fallait signaler les choses longtemps à l’avance. L’attitude très politique de Jean-Michel Javaux n’est pas correcte. Nous devons arrêter d’utiliser le football pour nous mettre sur les meilleures photos, mais quand ça va mal, partez», affirme Georges-Louis Bouchez.

« Je n’ai pas quitté le bateau en pleine tempête, car je reste en poste pendant la transition.rétorque Jean-Michel Javaux, qui affirme n’avoir rencontré physiquement Josh Wander, de 777 Partners, alors président du Standard, qu’à deux reprises. L’avenir d’un club aussi emblématique et important mérite une union sacrée autour de lui et non de mesquines ficelles politiques.»

Une nouvelle loi ?

Au-delà de la question brûlante de la survie du club se pose aussi celle de l’avenir. Faut-il légiférer pour éviter qu’un scénario similaire ne se reproduise ?

Défi estime que“C’est aux pouvoirs publics d’encadrer la législation pour éviter les acheteurs peu recommandables.” Le PS se dit favorable à une réflexion sur la législation régissant la procédure de reprise des clubs sportifs. Ecolo est sur la même ligne.

Mais là encore, il n’y a pas d’unanimité politique. « Les clubs de football sont des personnes morales économiques déjà régies par le droit économique, social et des sociétés », souligner l’Engagé.

Le MR y est encore plus franchement opposé. “La plupart des clubs de football sont déjà des sociétés plus contrôlées que d’autres, avec un contrôle mensuel de la part de l’Union belge.nous soulignons au MR. Le vrai problème, c’est que de nombreux clubs de football ont des déficits colossaux car leurs bons résultats sont financés par la dette.»

 
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