le skipper Georges Leblanc lève l’ancre pour une dernière traversée

le skipper Georges Leblanc lève l’ancre pour une dernière traversée
le skipper Georges Leblanc lève l’ancre pour une dernière traversée

Agé de 72 ans, le skipper québécois Georges Leblanc lèvera une dernière fois l’ancre sur son bateau pour entamer la traversée de l’Atlantique, dans le cadre de la prestigieuse Transat Québec-Saint-Malo. Le départ est prévu le 30 juin.

C’est sa sixième participation à ce concours qui revient tous les quatre ans. Sa première traversée a eu lieu en 1996, alors qu’il avait 45 ans. Il s’engage à nouveau pour l’édition suivante, en 2000, où il termine à la troisième place de sa catégorie.

Il a également participé aux éditions suivantes jusqu’en 2012. Lors de cette dernière traversée, il a terminé 5e rang dans sa catégorie. La course 2020 a été annulée en raison de la pandémie.

Pour cette ultime traversée, le navigateur souhaite avoir « le vent dans les voiles ».

“J’espère que tout va bien. La plupart [des membres de mon équipage] j’ai déjà traversé l’océan avec moi plus d’une fois. Ils espèrent que nous réussirons », dit-il à bord du La Licornele bateau avec lequel il fera la traversée.

Cette ultime traversée dans le cadre du concours ne semble pas le rendre outre mesure nostalgique.

« Cela ne veut pas dire que je ne naviguerai plus. Mais à un moment donné, il faut être réaliste. Et honnêtement, il y a des pressions familiales, confie M. Leblanc. On me dit : il me semble que tu en as fait assez.

16 fois le tour de la Terre

Tout au long de sa carrière de voile, il a parcouru plus de 345 000 milles marins. En considérant que cela équivaut à 16 fois le tour de la Terre, on peut en conclure que les mers et les océans n’ont plus de secret pour lui… ou presque.

À un mois de la Transat Québec-Saint-Malo, Georges Leblanc, 72 ans, prépare sa dernière traversée, à bord de son voilier « Majorica ». 24/05/2024. DIDIER DEBUSSCÈRE/JOURNAL DE QUÉBEC

DIDIER DEBUSSCÈRE/JOURNAL DE QUÉBEC

Car d’après son expérience, aucune traversée n’est identique. La météo, les débris dans l’eau, l’équipage et les imprévus en tout genre font partie de l’expérience.

Même s’il s’agit de sa dernière transatlantique, le skipper n’exclut pas de participer à d’autres courses, moins exigeantes.

« Sans doute aux Antilles, sous la chaleur », observe-t-il.

Sa carrière de marin lui a laissé les plus beaux souvenirs. Il aime penser aux spectacles d’aurores boréales auxquels les « Terriens » ont pu assister récemment.

« Les gens trouvaient ça beau. [Mais] ils étaient très petits. Dans le nord, ça ne peut pas être [comment c’est magnifique]! C’est comme la nuit, quand le ciel est dégagé, il y a tellement d’étoiles », confie-t-il.

Il repense aussi à tous les levers de soleil et groupes de dauphins qu’il a pu admirer. Des souvenirs bien ancrés dans sa mémoire.

Pour l’heure, il s’apprête à emmagasiner d’autres beaux souvenirs dans cette dernière ligne droite avant de repartir avec son équipage.

« Mon mandat, c’est que nous soyons 10 à arriver à Saint-Malo, en bonne condition physique, que tout le monde soit content et qu’on ait vécu une bonne aventure », termine-t-il.

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