Béziers rêve en grand face à Brive pour le premier match de barrage de son histoire à domicile en Pro D2

Béziers rêve en grand face à Brive pour le premier match de barrage de son histoire à domicile en Pro D2
Béziers rêve en grand face à Brive pour le premier match de barrage de son histoire à domicile en Pro D2

Pro D2 / Play-off barrage. Pour la première fois de son histoire en Pro D2, l’ASBH au passé prestigieux disputera un match de barrage à domicile contre Brive. Et ça peut tout changer, tout chambouler.

Tout un marathon pour ça. Trente matches se sont traversés à la vitesse d’une brillante météorite pour arriver au plus envié des strapontins : une qualification pour les barrages, ultime frémissement d’une ambition collective ayant ressuscité l’espoir d’une montée en Top 14 et le soutien passion. Béziers a beaucoup pleuré et saigné avant d’accéder à ce barrage de haut vol face à Brive, ce vendredi soir dans un stade Raoul-Barrière incandescent, où près de 16 000 supporters espèrent poursuivre l’aventure, vendredi 31 mai à Vannes, hôte de la demi-finale. final.

« Écrire notre histoire »

Ce raz-de-marée attendu récompense la troisième place de l’ASBH en saison régulière, son meilleur classement en dix-sept saisons de Pro D2 depuis l’inévitable descente en 2005 (le club a joué en Fédérale 1 en 2009-10 et 2010-11). Une génération est passée mais, dans sa mansuétude, le destin lui a offert un duel au parfum d’antan, trait d’union entre fibre nostalgique et promesse d’avenir. Être et avoir été, Béziers sait. Mais être et retrouver sa grandeur est une expérience permanente que les hommes de Pierre Caillet ne veulent pas gâcher.

« Nous voulons écrire notre histoire »n’a cessé de marteler l’entraîneur le manager « rouge et bleu », comme pour mieux engager son projet dans un jeu audacieux, spectaculaire et efficace (troisième meilleure attaque de Pro D2), qui rappellerait les deux Boucliers de Brennus remportés à la barbe du Brivistes en 1972 et 1975. Le coprésident Jean-Michel Vidal a raison d’affirmer que son équipe est “capable de n’importe qui”malgré un sérieux bémol : les cinq autres qualifiés peuvent en dire autant, preuve de l’extrême compétitivité entre grands noms.

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Dynamique maussade

Si le décorum du barrage se pare d’ornements, la dynamique de l’ASBH affiche moins de couleurs au vu de son dernier tiers de championnat affecté par une grande lassitude physique et trois revers lors des quatre dernières journées. Les forfaits sur blessure du serial buteur Raffaele Storti (21 essais, record en Pro D2) et du n°8 Sias Koen n’arrangent pas les choses. A l’inverse, Brive peut se targuer d’avoir décroché sa qualification grâce à un petit miracle et de disposer d’une plus grande expérience. Mais de la même manière que le dernier ASBH-CAB (34-15) en date ne compte plus, les Biterrois ne se trompent pas sur leur objectif : tout résultat autre qu’un succès serait vécu avec un goût d’inachevé.

Une passion solidaire

Ce n’est pas tous les ans que le club héraultais participe à une telle fête. Eliminé en barrages en 2006, 2007 et 2018, à chaque déplacement, il connaîtra donc une grande première « à l’oustal ». Bruit, fureur, communion partagée, c’est tout ce qu’imagine le président Vidal, une réminiscence du passé. « Tout le monde dit que Perpignan a le meilleur public de France mais j’ai dit aux joueurs qu’à Béziers, ça n’avait rien à voir. Vous comprendrez vraiment qui est la plus grande foule de France. Pour moi, en toute honnêteté, je dirais qu’il y a Toulon et nous, puis Perpignan derrière.

La flamme est ravivée

Le combat dans les tribunes a commencé, réceptacle de toutes les passions. Onze fois champion de France, la dernière fois en 1984, Béziers a rallumé avec audace les lumières. Pour l’heure, Brive n’est encore qu’un obstacle, un pas vers les sommets du rugby français que l’ASBH fait depuis longtemps briller. Aura-t-elle le courage d’aller jusqu’au bout de l’aventure ? Acceptons le présage.

 
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