Des singes tombent des arbres et meurent alors que le pays connaît une vague de chaleur extrême

Des singes tombent des arbres et meurent alors que le pays connaît une vague de chaleur extrême
Des singes tombent des arbres et meurent alors que le pays connaît une vague de chaleur extrême

Des bénévoles se précipitent pour déposer de la nourriture et de l’eau au pied des arbres dans le sud du Mexique, en proie à une forte canicule. Mais cette aide arrive trop tard pour de nombreux singes hurleurs. Dans une petite fosse commune, des habitants de l’État de Tabasco ont recouvert de chaux plusieurs primates décédés. ” C’est très triste. Ils ont enterré une trentaine de singes dans la fosse», explique la bénévole Bersabeth Ricardez, visiblement émue.

Sous l’effet de la chaleur, les singes hurleurs perchés dans les grands arbres de la forêt tropicale s’évanouissent et tombent jusqu’à 20 m de haut et meurent, explique Victor Morato, directeur de l’hôpital vétérinaire. de la ville de Comalcalco. Avec ses équipes, il a soigné huit singes hurleurs amenés par les habitants, dont plusieurs sont arrivés avec une température corporelle de 43 degrés. « Quand ils sont arrivés ici, mourants, ils nous ont tendu la main comme pour nous dire « aidez-moi ». J’avais la gorge nouée”, raconte-t-il. Des dizaines de singes morts ont également été retrouvés dans l’État voisin du Chiapas.

Une situation d’autant plus préoccupante que la hurleuse du Mexique (Alouatta palliata mexicana) et la hurleuse du Guatemala (Alouatta pigra) sont considérées comme des espèces menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le hurleur à manteau (Alouatta palliata), qui vit également dans le sud du Mexique et en Amérique centrale et du Sud, est classé comme vulnérable sur la Liste rouge des espèces menacées.

Sans donner de décompte exact, le ministère mexicain de l’Environnement dit enquêter pour déterminer exactement les causes de ces décès : coup de chaleur, déshydratation, malnutrition ou encore fumigation des cultures avec des pesticides. Les études visent également à écarter l’hypothèse d’un virus ou d’une maladie. Les médias locaux ont fait état de 85 décès, selon Reuters.

Pour le bénévole Leonardo Sánchez, il n’y a aucun doute : « c’est à cause de la hausse des températures ». Le thermomètre a atteint près de 50 degrés ces dernières semaines, raconte cet étudiant en biologie de 22 ans. À Gallinas, au nord-est du pays, 49,6 degrés ont été enregistrés par une station météorologique le 10 mai. Près de 45°C sont encore attendus dans la région ces prochains jours.

Sur les huit singes soignés à l’hôpital vétérinaire, quatre ont regagné leur habitat naturel, tandis que quatre autres restent hospitalisés.

 
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