« En 2010, nous avions pour mission de le gagner »

« En 2010, nous avions pour mission de le gagner »
« En 2010, nous avions pour mission de le gagner »

Cinq joueurs toulousains des titres européens racontent leurs glorieuses finales et donnent leur avis d’expert sur les atouts de la génération 2024. Après Thomas Castaignède, Yannick Jauzion et Fabien Pelouse, quatrième épisode avec David Skrela. Le numéro 10 évoque le titre 2010 et commente son successeur en ouverture Romain Ntamack.

« Cette finale, je pense qu’on a dominé presque tout le match, avec plusieurs occasions sans marquer, et on aurait pu la perdre… Les Biarrots ont marqué un essai à cinq minutes de la fin et on a tremblé jusqu’au bout. Cependant, nous avons eu le sentiment d’avoir la main sur cette rencontre, face à une équipe que nous connaissions bien et que nous retrouvions chaque année en phase finale du championnat.

J’ai fait deux chutes en finale, c’est la seule fois que ça m’est arrivé dans un match !

On a joué en équipe de France avec la plupart des gars qui étaient expérimentés comme Dimitri Yachvili, Damien Traille, Jérôme Thion ou Imanol Harinordoquy. Nous nous connaissions par cœur. En quart, on a marqué plus de quarante points au Stade Français, puis on a battu le Leinster en mi-temps. La génération était mature, pleine de confiance, avec de grands joueurs. Plusieurs dans le groupe n’avaient pas gagné la Coupe d’Europe comme Thierry Dusautoir, Pato Albacete ou moi, donc nous avions pour mission de la gagner.

J’avais déjà perdu deux finales, avec Colomiers contre l’Ulster et avec le Stade français contre Toulouse. J’avais déjà été deux fois champion de France et j’avais envie de soulever ce trophée. Je suis venu à Toulouse pour ça. Cette année-là, tout s’est réuni. Personnellement, j’ai fait deux chutes en finale, c’est la seule fois que ça m’est arrivé dans un match ! J’avais bien choisi ma journée. En fait, j’en ai eu un alors que nous étions quatorze, après un carton jaune. Flo Fritz a également réussi une pénalité de cinquante mètres.

Focus sur Romain Ntamack : « Il est super complet »

« Il est incroyable. Je l’ai connu jeune car je m’entends bien avec son papa Emile. J’ai fait quelques séances de coups de pied avec lui quand il avait dix-huit ans et il était déjà programmé pour le haut niveau. C’était un enfant fait pour ça. Force est de constater que, malgré les blessures, il est un métronome lorsqu’il est sur le terrain. Il dégage un magnifique sang-froid, qui lui permet de gérer les matchs. est super complet. Il revient de blessure et il est déjà au sommet. C’est un sacré professionnel, qui possède toutes les qualités pour être un grand numéro 10, et peut-être le plus grand de l’histoire du rugby français. N’oublions pas qu’il n’a que vingt-cinq ans !

La génération 2024 : les meilleurs gars de classe mondiale

Cette génération peut marquer son histoire, voire celle du Stade toulousain. D’autant que la plupart des joueurs ont entre vingt-quatre et trente ans. Ils respirent à la fois confiance et talent. Ce sont des gars de haut niveau mondial. Dans les postes importants, il y a des garçons incroyables et même des doublures incroyables… Imaginez qu’à l’arrière, vous ayez Marchand ou Mauvaka.

L’un ou l’autre est très fort. A l’ouverture, c’est Ntamack ou Ramos. Et ils marchent sur l’eau en ce moment. J’ai l’impression qu’ils devraient cette année aller loin dans les deux compétitions. Offensivement, Toulouse a des individus pour faire la différence partout mais cela se jouera peut-être en défense car cette équipe prend encore beaucoup d’essais. Contre les Harlequins ou Exeter, il y avait de la marge mais, si on en prend trois ou quatre contre le Leinster, ce sera dur de gagner. Mais je pense que ce groupe en est conscient. C’est la finale de rêve.

 
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