Samuel Montembeault remporterait la coupe cette année

Samuel Montembeault remporterait la coupe cette année
Samuel Montembeault remporterait la coupe cette année

Plus les choses avancent, plus on se rend compte que les gardiens qui ont suffisamment de talent pour être repêchés dans la LNH et qui ont des nerfs d’acier peuvent mener une équipe à la Coupe Stanley.

Les cas sont devenus trop nombreux pour cesser de croire que la coupe se gagne principalement devant le filet.

-En 2005-2006, en 28 matchs, Cam Ward avait une GAA de 3,68 comme réserviste avec les Hurricanes. Son pourcentage d’arrêts était de 0,882. Il était le troisième pire gardien de but de réserve de la LNH parmi ceux qui ont disputé plus de 25 matchs. Et tout cela, avec une équipe dominante, notamment défensivement. Bref, c’était terrible.

Tu connais la suite. Ward a remplacé le Suisse Martin Gerber en séries éliminatoires. C’est le héros des Hurricanes qui a soulevé la coupe. Ward a remporté le trophée Conn Smythe en tant que joueur le plus utile des séries éliminatoires.

-En 2012, Matt Murray était un assez mauvais gardien de but dans la Ligue junior de l’Ontario. Sa moyenne : 4,08 en 36 matches. Les Penguins l’ont quand même repêché au troisième tour.

Après deux saisons supplémentaires chez les juniors et deux dans la Ligue américaine, Murray rejoint Pittsburgh et obtient sa chance en séries éliminatoires. Il a gagné la coupe. Et ce malgré 13 matchs d’expérience en saison régulière dans la LNH.

-Depuis 8 ans, Adin Hill gagne sa vie dans le hockey professionnel. Cela lui permet de visiter les villes bucoliques de Springfield, Rapid City, Tucson, Glendale, San Jose, Henderson et enfin Las Vegas.

Avant d’arriver dans la cité du vice, il avait disputé 74 matchs dans la LNH en 7 ans. Il a eu sa chance l’année dernière et a remporté la coupe.

-Alors âgé de 32 ans, Darcy Kuemper n’était gardien de but partant qu’un an en 12 ans dans le hockey professionnel lorsqu’il a atterri avec l’Avalanche. Lui aussi avait pu visiter les Etats-Unis de fond en comble depuis 2009 : Houston, Ontario (Californie), Orlando, Minnesota, Des Moines, Los Angeles, Glendale et Tucson.

Kuemper a soulevé la Coupe Stanley avec l’Avalanche.

-Non repêché et solide dans la ligue finlandaise, Antti Niemi a signé un contrat avec les Blackhawks en 2008 pour ajouter un peu de profondeur derrière Nikolai Khabibulin et Cristobal Huet.

Correct sans plus dans la Ligue américaine, il est appelé en renfort dans la NHL où il n’impressionne personne. L’année suivante, Khabibulin s’en va. Huet prend la pole. Mais Niemi commence soudainement à aller mieux. Et c’est lui qui sera le gardien numéro un pour la conquête de la Coupe Stanley par les Blackhawks la même année.

-En 2019, Jordan Binnington, qui avait un match d’expérience dans la LNH avant de prendre le filet pour les Blues, les a propulsés non seulement aux séries éliminatoires, mais à la victoire en Coupe.

-Et évidemment, il y a le cas Arthur Silovs. Moyen au hockey junior canadien, il connaît des difficultés dans la Ligue américaine l’année suivante (2021-2022). Il s’est retrouvé avec les Lions de Trois-Rivières. Puis il a commencé à faire ses armes dans la Ligue américaine l’année dernière et cette année. Mais boum, le voilà en séries éliminatoires avec un pourcentage d’arrêts supérieur à .900 contre Connor McDavid.

Dureté d’esprit

Pensez-y, c’est absurde que Silovs soit meilleur que Stuart Skinner en séries éliminatoires. Ce dernier compte à son actif deux excellentes saisons dans la LNH. Mais en séries éliminatoires, ses statistiques chutent. C’est le contraire de tous les gardiens que j’ai cités ci-dessus.

Pas le choix de penser à Marc Messier ou Bob dans Les garçons. Tout n’est que dureté mentale. C’est là que ça se passe.

Tous les gardiens sont tellement bons. Plus qu’avant. Cette dureté mentale prend ainsi beaucoup plus de place.

Ce n’était pas de la chance pour Cam Ward, Jordan Binnington ou Adin Hill. Ces gars étaient évidemment talentueux, mais comme beaucoup d’autres. Ils ont eu leur chance et ils ont sauté dessus avec toute la confiance du monde, avec des nerfs d’acier.

Il y en a qui sont dans une classe à part et qui ont tout, comme Igor Shesterkin ou Andrei Vasilevskiy en forme.

Mais sinon, il semble évident que les équipes analysent plus que jamais cette force mentale au moment de recruter leurs gardiens. Et aussi, qu’il ne faut pas sous-estimer un gardien qui semble moins talentueux, mais avec beaucoup de courage, quand vient le temps de constituer une équipe. C’est souvent moins cher aussi. Cela évite de payer 10,5 millions de dollars à un gardien de but, par exemple.

Avec son tempérament calme comme un lac gelé, il me semble que Samuel Montembeault a le profil des gardiens évoqués plus haut. Je pense que les Oilers, par exemple, seraient difficiles à battre avec lui devant le filet. Je pense même qu’il gagnerait la coupe. Toutefois, si le CH ne lui avait jamais laissé sa chance, il survivrait peut-être de ligue en ligue.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV La Barthe-de-Neste. Une journée sportive réussie
NEXT Le rugby à cinq est devenu bien implanté