Quelle marque les Jeux de Londres 2012 ont-ils laissés ? – .

Quelle marque les Jeux de Londres 2012 ont-ils laissés ? – .
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« Deux semaines de spectacle incroyable qui a dépassé nos rêves les plus fous », « une leçon de patrimoine, d’humour et de courage », “le meilleur spectacle de l’histoire britannique”, ” une fête “, ” un succès “, ” superbe “… Il y a douze ans, les superlatifs pleuvaient aux quatre coins du monde à l’occasion de la clôture des Jeux de Londres. Ces Jeux Olympiques avaient le dynamisme de Sydney, le panache d’Athènes, l’efficacité de Pékin, avec en plus le savoir-faire et le sens de l’humour britanniques. Avec mes excuses à Sydney, ces Jeux pourraient bien représenter un nouveau « PB » (ndlr : terme utilisé dans le monde sportif signifiant record personnel) »ont osé même les journalistes australiens du quotidien influent L’Australien alors que les Jeux de Sydney en 2000 faisaient jusque-là office de référence.

L’édition britannique est-elle un modèle à suivre ? Pour beaucoup, c’est en tout cas un exemple de réussite organisationnelle. Alors que le plus grand événement sportif du monde revient cet été sur le Vieux Continent, les organisateurs de Paris 2024 seraient inspirés à suivre les traces de leurs voisins britanniques. Tout en visant plus précisément à transformer l’héritage laissé par l’événement, notion au cœur de Londres 2012 et Paris 2024.

Budget explosif et émeutes urbaines avant le coup d’envoi

En 2005, Londres a été nommée ville hôte des Jeux olympiques et paralympiques de 2012, battant Paris au poste. Présidé par le Britannique Sebastian Coe, double médaillé d’or olympique sur 1500 m, le comité d’organisation constitue un dossier de candidature aux fortes ambitions sportives et urbaines. En étudiant les éditions précédentes, il oriente son projet sur un budget maîtrisé résultant d’investissements durables et rentables. Pas question pour les organisateurs de laisser de nouveaux « éléphants blancs » marqués du sigle olympique. Pas question de laisser tomber le soufflet après la fin de la compétition. « Nous voulions inspirer une génération et accroître la participation sportive »explique Sebastian Coe, alors qu’à l’époque le taux d’obésité explosait dans le pays, notamment chez les plus jeunes.

Le plan est donc de s’appuyer sur un nombre record de chantiers temporaires et de réhabiliter un quartier pauvre de l’Est de Londres pour construire le Parc olympique. Le village destiné aux sportifs doit ensuite être transformé en logements – dont 35 % sont à caractère social – dans un nouveau quartier vert doté d’infrastructures sportives à disposition de la population. « À l’époque, il y avait peu d’investissements dans la région. Il faisait très gris, le réseau de transports n’était pas optimal. Il y avait beaucoup de sans-abri, on avait l’impression de vivre dans une zone industrielle abandonnée. J’avais peur de marcher seule la nuit »se souvient Seye, 31 ans, témoin de la transformation du paysage urbain.

Bien qu’il ait livré les infrastructures à temps, le gouvernement britannique s’est retrouvé sous le feu des critiques à l’approche des Jeux. En cause, l’explosion du budget initial qui a triplé pour atteindre 9,3 milliards de livres (l’équivalent à l’époque de 13 milliards d’euros), la faute à une mauvaise gestion financière et à une sous-estimation des coûts, notamment celui de la sécurité. Un poste de dépense déjà énorme à l’époque. Pour rappel, Londres avait été la cible d’un attentat terroriste meurtrier (52 victimes) au lendemain de sa victoire aux Jeux en 2005, alors que des émeutes urbaines de grande ampleur avaient embrasé l’Angleterre un an avant le coup d’État. envoi du concours. “L’accent était mis sur ces sujets, mais lorsque les Jeux ont commencé, tout était question de sport”trace Richard…

 
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