le bras de fer autour des chambres consulaires se poursuit

le bras de fer autour des chambres consulaires se poursuit
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Début de semaine difficile pour André Sergent. Le président de la Chambre d’agriculture de Bretagne avait, de son propre aveu, « déconnecté » lors du pont du 8 mai « pour donner un coup de main aux jeunes agriculteurs dans la préparation de leurs sols ». Lundi, à sa rentrée, il a ouvert une lettre recommandée adressée par le maire de Carhaix (29). Il s’agissait de la procédure de préemption des anciennes chambres consulaires, situées rue Jean-Monnet, sur les hauteurs du célèbre site Kerampuilh, à Carhaix.

Promesse de vente signé en décembre 2023

Ces immeubles, aujourd’hui vides, implantés sur un terrain d’une superficie de 3 600 m², font l’objet d’un bras de fer entre Christian Troadec et Vieilles Charrues. Rappel des épisodes précédents : le festival aurait volontiers pris ses aises dans ce bâtiment qui, chaque été, doit ériger à grands frais une ribambelle de bâtiments préfabriqués pour accueillir ses équipes. Les chambres consulaires accueillirent ce présage avec joie. Un compromis de vente a été conclu début décembre 2023, pour un montant de 650 000 €, prix estimé par les successions.

Immeuble retiré de la vente

La glace ! Le 22 février 2024, Christian Troadec exerce son droit de préemption. Il défend « le développement de l’offre commerciale, afin d’attirer de nouveaux habitants et de nouveaux acteurs économiques ». Il propose 300 000 €. Les chambres consulaires déchantent et ne trouvent alors d’autre solution que de retirer leur immeuble de la vente. « De l’extérieur, j’ai l’impression que cette affaire est utilisée à mauvais escient, comme un règlement de comptes », euphémise André Sergent.

Christian Troadec : “C’est une précaution”

L’affaire en est restée là jusqu’à cette recommandation sur laquelle apparaît le terme « juge de l’expropriation ». Contacté, Christian Troadec décrit ainsi la procédure qu’il a initiée : « C’est la procédure ordinaire qui accompagne le droit de préemption. C’est une précaution indispensable avec, en même temps, la volonté de discuter avec les chambres consulaires. Nous espérons une procédure amiable pour acquérir l’immeuble.

“Je trouve la méthode cavalière”

Pas sûr que cela se réalise vu la réaction d’André Sergent : « Nous n’accepterons pas cela. Je trouve la méthode cavalière. Nous ne laisserons pas cela se produire. Avec mes collègues des autres chambres consulaires, nous discuterons avec nos avocats pour y contrer.»

André Sergent déplore la tournure des événements : « Nous avons eu l’opportunité de vendre un immeuble qui n’est plus adapté aux besoins des chambres du futur. En face de nous, nous avions un repreneur – Les Vieilles Charrues – qui nous paraissait intéressant. Jean-Hervé Caugant, président de la Chambre d’agriculture du Finistère, se dit resté sans voix : « Quel gâchis. Je ne sais pas comment tout cela va se terminer. Si c’est pour provoquer la mort des Vieilles Charrues, c’est quand même dommage.»

 
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