ce journaliste sportif de Revel portera la flamme olympique dans sa ville

ce journaliste sportif de Revel portera la flamme olympique dans sa ville
ce journaliste sportif de Revel portera la flamme olympique dans sa ville

Par

Paul Halbédel

Publié le 12 mai 2024 à 9h13

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C’est une figure du journalisme sportif français. Depuis 35 ans, la plume de Marc Ventouillac alimente les colonnes du quotidien sportif L’équipe où il couvre plus particulièrement l’actualité deavironde la’Athlétisme ou même biathlon. Il est également responsable du suivi des informations majeures liées à la Comité International Olympique.

Un parcours professionnel qui vaudra à cet amoureux des JO un immense honneur, vendredi 17 mai, au petit matin : il portera le flamme olympique dans les rues de Revel, la commune du Lauragais où il a fait toute sa scolarité et compte revenir s’installer dans quelques mois pour profiter de sa retraite.

En récurrence

Cette torche olympique faisant l’objet de tant de mythes et de légendes, Marc Ventouillac a déjà eu la chance de l’avoir entre les mains. C’était pour Pékin4 février 2022, jour de la cérémonie d’ouverture du XXIVe Jeux olympiques d’hiver organisés dans la capitale chinoise.

«Je l’ai porté sur 100 mètres. Et je pense que c’est la seule fois de ma vie où on me demande de ralentir», s’amuse le journaliste en racontant Voix du Midi Lauragais ce « expérience fantastique ».

Il garde d’ailleurs une photo de ce moment qui résume selon lui parfaitement le sentiment ressenti ce jour-là. « Nous avions une voiturette de golf devant nous avec des photographes. On nous a ensuite envoyé les photos quelques jours plus tard. La plupart des porteurs sourient grand ou font le V pour la victoire. Moi, J’ai les yeux fixés sur la flamme, un peu comme si j’étais captivé par elle. Je la regarde presque avec amour », commente-t-il.

Rencontre ratée avec la flamme

S’il a connu cet honneur à Pékin, le Revelois n’oublie pas un première rencontre ratée avec la flamme olympique. « Je devais le porter aux jeux de Tokyo. J’avais été sélectionné par le Comité International Olympique. Malheureusement, à cause du Covid, nous avons appris quelque temps auparavant que les déplacements des étrangers seraient limités et que je ne pourrais donc pas connaître cette joie”, dit-il.

Une déception qui ne durera pas très longtemps. « Quelques mois plus tard, Michel Noyelle qui s’occupe de la communication au CIO m’a appelé et m’a dit que comme je n’avais pas pu le porter à Tokyo, On m’a proposé de l’emmener à Pékin», se souvient Marc Ventouillac.

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” C’est un moment qui marque. Je me souviens très bien du moment de cet appel, j’étais dans le Jura en train d’interviewer Quentin Fillon Maillet. Je suis rapidement allé appeler le directeur éditorial de L’équipe, Jérôme Cazadieux, d’avoir l’aval du journal en raison du contexte particulier de ces Jeux Olympiques en Chine. Il m’a tout de suite dit « vas-y ! » “, il continue.

«Je vais connaître ce privilège dans ma ville»

De ces quelques progrès avec la flamme à Pékin, le journaliste sportif avoue garde aussi un peu de frustration. « On jouait encore à des jeux « covid », avec un système de bulle sanitaire. Tout se passait à huis clos. Quand j’ai fait mon relais dans les jardins situés à proximité du Parc olympique, il n’y avait absolument personne », se souvient-il.

Un regret qu’il aura l’occasion d’effacer le 17 mai prochain. « Porter la flamme était un rêve. Et là, Je vivrai ce privilège dans ma ville, devant ma famille et mes amis. Ce sera tout simplement fabuleux», s’enthousiasme Marc Ventouillac, non sans une certaine émotion dans la voix.

Journaliste à L’Équipe depuis 35 ans, Marc Ventouillac est spécialisé dans le suivi de plusieurs disciplines olympiques comme l’athlétisme et l’aviron.

En récompense de son engagement aux JO

Cette fois, le journaliste a été sélectionné parmi le quota de porteurs de flamme du comité d’organisation olympique. « J’ai eu une discussion avec le numéro 3 du COJO, Michael Aloïso , lors d’une conférence de presse quelques mois avant que le parcours de la flamme ne soit révélé. Je lui ai dit que j’aimerais le porter à nouveau. Il m’a répondu que J’avais suivi l’aventure Paris 2024 depuis le début et que cela serait possible », explique Marc Ventouillac. ” C’est vrai que L’équipe m’a demandé de suivre l’actualité du CIO et que quelques mois plus tard seulement, la dynamique Paris 2024 était lancée », ajoute-t-il.

C’est finalement il y a seulement quelques semaines que le Revelois a reçu la confirmation officielle de sa participation au relais de la flamme olympique. « J’ai vu sortir une première liste dans laquelle je n’étais pas, alors J’avoue que j’étais un peu inquiet », se souvient-il. «Et puis, il y a presque deux mois, j’ai reçu une lettre de Tony Estangueten m’annonçant que je porterais la flamme, en récompense de mon engagement olympique », poursuit Marc Ventouillac.

Il devrait retourner au beffroi avec la flamme

Le vendredi 17 mai est n°19 rue Jean-Moulinque le Revelois débutera son relais. ” Avec un peu de chance, Je vais retourner au beffroi avec la flamme . (Il fait une pause). Ce sera extraordinaire», dit-il en imaginant la ferveur qui entourera ce voyage de quelque 200 mètres au cœur de la cité du meuble d’art.

Une ville où il ne manque pas de revenir très régulièrement. « Habituellement, toutes les six semaines. J’y ai encore beaucoup d’amis d’enfance. Et j’en ai fait d’autres avec la dynamique autour du label Terre de Jeux dans lequel j’ai pas mal investi”, confie celui qui est notamment à l’origine des récents arrivages de Jean Galfione , Stéphane Diaganaou Gérard Onestaà Revel.

“Les enfants s’en souviendront dans 50 ans”

Marc Ventouillac a d’ailleurs prévu de rejoindre le Lauragais une semaine avant le grand jour pour profiter au maximum de ce moment. « J’avais prévu de rassembler tous mes amis de ma tranche d’âge , ceux avec qui je suis allé au lycée. Il y aura aussi quelques amis toulousains, des gens de ma famille… Cela représente une cinquantaine de personnes. Il était impossible de ne pas se retrouver à cette occasion », souligne-t-il.

Le journaliste sportif ne cache pas son impatience et attend avec impatience la fête qui s’annonce dans sa ville. ” Les enfants qui seront là s’en souviendront dans 50 ans. Ils auront beaucoup d’histoires à raconter à ce sujet. Et c’est ainsi que nous continuerons à faire vivre l’Olympisme », note celui qui couvrira cet été ses dixièmes Jeux Olympiques d’étéde Séoul en 1988. « Toute ma vie professionnelle a tourné autour des Jeux olympiques. Alors porte la flamme,c’est l’équivalent pour moi de la Légion d’honneur», conclut-il.

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