Suresnes joue sa demi-finale d’accession à la Pro D2 à Nice contre son ancien entraîneur

Suresnes joue sa demi-finale d’accession à la Pro D2 à Nice contre son ancien entraîneur
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Une demi-finale est toujours un moment privilégié dans une vie sportive. Pour Alexandre Compan, celle de samedi l’est sans doute encore plus. L’entraîneur principal de Nice, en Championnat National de rugby (3e division professionnelle), accueille son ancien club de Suresnes pour la demi-finale d’accession à la Pro D2.

Des retrouvailles savoureuses pour l’entraîneur niçois qui était encore manager du RCS il y a deux ans. Après deux ans et demi à structurer l’équipe des Hauts-de-Seine vers le professionnalisme, Alexandre Compan a dû céder sa place à David Auradou, à l’été 2022.

« Le départ s’est fait en trombe, tardivement, se souvient Alexandre Compan. C’était un choix de présidents de changer. J’ai fait deux saisons et demie complètes, je suis content de mes années là-bas. Mais j’avais l’impression que je n’étais pas allé au bout des choses… »

Une fin prématurée de l’aventure qui ajoute un goût de revanche lors des retrouvailles avec votre ancienne équipe ? « Pas du tout », assure le coach de 44 ans. Je suis en fait assez heureux de les retrouver. Je prends cela comme un match moyen. J’ai juste gardé le contact là-bas et il y aura des gens que je serai heureux de revoir. »

Les deux équipes se sont déjà rencontrées deux fois en saison régulière (Nice et Suresnes ont chacun gagné à domicile). Alexandre Compan est donc très bien placé pour évaluer les forces en présence. « Suresnes a fait du très bon travail à Albi (victoire en barrages le week-end dernier), il admet. Ce n’est pas un hasard de les retrouver là, ils ont terminé 5èmes de la saison, c’est une super équipe, très forte. Ils ont été solides à domicile et ont réalisé quelques performances à l’extérieur. Ils vont venir ici avec des intentions. »

Nice, qui a dominé le championnat, part favori mais sera vigilant. L’équipe d’Alexandre Compan termine première alors que l’objectif principal était de se qualifier. « Si on monte cette année, on en sera content, mais c’était un objectif à moyen terme », explique Alexandre Compan. Mais l’alchimie a bien décollé à Nice cette année, « avec des joueurs de tous horizons, des Fidjiens, des -Africains, des Argentins, un Néo-Zélandais ». Et aussi deux anciens Suresnois, Bastien Berenguel et Arthur Vignolles, qui sont dans le groupe de samedi. « Ce sera particulier pour eux aussi, reconnaît leur coach.

A Nice, le Suresnois doit s’attendre à une super ambiance. « Cette saison, il y a un surplus d’enthousiasme, lié aux résultats, estime Alexandre Compan. On sent que les gens poussent derrière Nice et on est heureux d’avoir cette belle équipe. » Le Parisien de naissance s’est adapté à sa nouvelle vie de famille sur la Côte d’Azur, lui qui n’avait connu que l’Île-de- (hormis un passage à Aubenas en Ardèche en tant que joueur).

Alexandre Compan a en effet joué à Bobigny, au Racing-Métro, et entraîné à Bobigny, dans les équipes de jeunes du Racing et du Stade Français, et donc à Suresnes. Un club des Hauts-de-Seine dont il apprécie désormais de loin les progrès. « Je suis content pour eux de leur progression, assure Alexandre Compan. Le club s’agrandit. Ils ont cette Peña Suresnoise qui leur permet d’accueillir du public et des partenaires. La demi-finale sera également retransmise gratuitement samedi au stade Jean-Moulin, pour une ultime célébration. Avant la finale la semaine prochaine ? Le vainqueur de National sera promu, le finaliste malheureux disputera un match de barrage contre le 15ème de Pro D2.

 
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