qui aura l’avantage dans la série Montréal-Boston ? – .

L’entraîneur-chef Kori Cheverie a mentionné ce lundi soir, peu de temps après appris que l’équipe de Montréal affronterait l’équipe de Boston en demi-finale du LPHF : « Ce sera un duel très serré ». Les deux clubs se sont également partagé les honneurs des quatre matches du calendrier régulier. Et la plus grande marge était de deux buts. À première vue, il n’est pas facile de prédire qui sortira vainqueur de cette série au meilleur des cinq, mais Le journal dressé un portrait des principaux facteurs qui pourraient faire pencher la balance.

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Marie-Philip Poulin tente de reprendre la rondelle à Hilary Knight lors de la finale du Championnat du monde en avril à Utica.

Getty Images via AFP

À l’offensive

Les partisans auront droit à un affrontement entre deux des meilleures joueuses de l’histoire en la personne de Marie-Philip Poulin et Hilary Knight. Les capitaines, tant avec Montréal et Boston qu’avec leur équipe nationale, ont croisé le fer si souvent qu’une rivalité saine mais compétitive est née depuis longtemps. Le Québécois a également battu l’Américain en finale de la Coupe du monde le mois dernier, dans l’État de New York. Une petite vengeance ferait certainement du bien à Knight.

Ce dernier a réalisé une campagne plutôt tranquille avec six buts et cinq passes décisives en 24 matchs. Mais depuis qu’il a marqué 10 points à Utica, l’ailier de 34 ans est sur une lancée. Elle a inscrit son nom sur la feuille de match lors des trois derniers matchs de Boston, tout comme Hannah Brandt. La Suissesse Alina Muller domine son équipe avec 16 points, bon pour 14e rang du LPHF, à égalité notamment avec Maureen Murphy, de Montréal.

Theresa Schafzahl reçoit le gant de Kristin O’Neill sur son support.

Photo Martin Chevalier

L’équipe du Québec compte deux représentantes dans le top 10 avec Poulin (10b-12a) et Laura Stacey (10b-8a), respectivement deuxième et neuvième. « Captain Clutch » se classe également deuxième avec une moyenne de 1,10 points par match et un taux de réussite de 57,9 % lors des mises en jeu. Brandt n’est pas loin derrière avec 53,7%.

Kristin O’Neill et Mikyla Grant-Mentis ont terminé la saison régulière en force, mais les autres attaquantes n’ont pas produit grand-chose. Boston ne dispose cependant pas de plus de profondeur en attaque, même si les nouvelles venues Susanna Tapani et Lexie Adzija, du Minnesota et d’Ottawa, ont renforcé la ligne médiane.

Avantage : Montréal


Megan Keller utilise sa force physique et sa longue portée pour voler la rondelle à Kennedy Marchment.

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À la défense

Erin Ambrose et Megan Keller sont les quarts-arrière de Montréal et de Boston. Ambrose a terminé deuxième parmi les défenseurs du circuit avec 18 points, suivi de Keller (15 pts). L’Ontarien de 30 ans présentait un différentiel de +5, comparativement à +9 pour l’Américain de 28 ans. Mais Keller a passé plus de temps en cellule, 12 minutes, contre quatre pour Ambrose. Elle a un don pour distribuer la rondelle sur la palette de Poulin ou de Stacey. Keller n’est cependant pas en reste, ayant une grande complicité avec Knight.

À la ligne bleue montréalaise, Kati Tabin est fiable et Amanda Boulier s’est avérée être une excellente acquisition en avantage numérique, mais les autres arrières connaissent des hauts et des bas. Chez les Bostoniennes, Emily Brown et Kaleigh Fratkin soutiennent bien Keller dans cette imposante brigade.

Avantage : Boston


Catherine Dubois et Hannah Brandt lors d'un match entre Montréal et Boston en janvier.

Ce n’est pas facile de se déplacer devant le gardien de Boston Aerin Frankel. Parlez-en à Marie-Philip Poulin!

Photo Martin Chevalier

Devant le filet

Un duel intéressant est à prévoir entre Ann-Renée Desbiens et Aerin Frankel. Lors de la Coupe du monde, l’Américain de 24 ans a réussi un jeu blanc de 1-0 en prolongation lors de la ronde préliminaire, arrêtant les 26 tirs du Canada. Ensuite, Desbiens a eu le dernier mot au terme d’une folle finale remportée 6 à 5, également en prolongation, par les représentants de l’unifolié.

En saison régulière, c’est Frankel qui a obtenu les meilleures statistiques avec une moyenne de buts alloués de 2,00 et un taux d’efficacité de ,929, comparativement à 2,28 et ,923 pour le Québécois de 30 ans.

Si l’une des deux devait se blesser ou être remplacée, Montréal n’aurait aucun souci avec Elaine Chuli (1,61/.949), tandis que des points d’interrogation surgiraient avec Emma Soderberg (2,54/.900).

Avantage : cravate


Catherine Dubois et Hannah Brandt lors d'un match entre Montréal et Boston en janvier.

Erin Ambrose célébrant son but contre Boston le 13 janvier à l’Auditorium de Verdun.

Getty Images via AFP

Unités spéciales

Comme l’ont dit Cheverie et Poulin, la discipline sera une des clés du succès lors de séries qui s’annoncent robustes. Samedi, lors de la dernière rencontre entre les deux clubs, 48 ​​coups sûrs ont été distribués, dont 30 du côté de Boston, sept étant l’œuvre de Megan Keller.

Toutefois, le jeu de puissance de l’équipe du Massachusetts a été le moins efficace de la LPHF avec seulement quatre buts sur 53 occasions (7,5 %). Quant à leurs prochains adversaires, ils ont eu un taux de réussite de 15,9%. Poulin, Stacey, O’Neill et Ambrose sont en feu depuis qu’ils sont devenus champions du monde. Ils ont aidé leur équipe à atteindre la cible huit fois lors d’attaques massives au cours des cinq derniers matchs.

En infériorité numérique, Montréal a fait un peu mieux que Boston avec 84 % de réussite contre 80 %. Et une seule fois, Montréal a réussi à marquer à court d’un joueur, ce qui met automatiquement fin à la punition. Boston s’est prévalu de ce privilège à deux reprises.

Avantage : Montréal


Catherine Dubois et Hannah Brandt lors d'un match entre Montréal et Boston en janvier.

Courtney Birchard-Kessel, entraîneur-chef de Boston.

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Derrière le banc

Kori Cheverie et Courtney Birchard-Kessel, mariée au frère de Phil et Amanda Kessel, sont les deux seuls entraîneurs-chefs à participer aux séries éliminatoires, Toronto et Minnesota étant dirigés par Troy Ryan et l’ancien défenseur de la LNH Ken Klee. Ils étaient aux côtés de Ryan dans le clan canadien de la Coupe du monde. À 36 ans, Cheverie a plus d’expérience, ayant remporté l’or en tant qu’assistant aux Jeux olympiques de Pékin en 2022. Elle a également été invitée au camp des Penguins de Pittsburgh.

Avantage : Montréal


Catherine Dubois et Hannah Brandt lors d'un match entre Montréal et Boston en janvier.

Mélodie Daoust en formation.

Photo Martin Chevalier

Les impondérables

Les deux équipes ont été fortement touchées par les blessures cette saison. Et comme on l’a vu, lorsque Marie-Philip Poulin est absente, le club montréalais se cherche. Heureusement, la numéro 29 s’est remise de sa blessure au genou. Cependant, les noms des attaquants Ann-Sophie Bettez et Kennedy Marchment figurent sur la liste des blessés de longue durée, tout comme celui de la défenseure Dominika Laskova. La joueuse de centre Sarah Bujold a raté les quatre derniers matchs, remplacée par la réserve Mélodie Daoust. Ce dernier ne peut signer qu’un contrat de 10 jours lors des séries éliminatoires, il sera donc intéressant de voir quelle stratégie sera recommandée par la directrice générale Danièle Sauvageau.

Du côté de Boston, la perte des attaquants Taylor Girard et Loren Gabel fait mal. De plus, la présence de l’ailier de premier plan Jamie Lee Rattray est incertaine. Samedi, la championne olympique canadienne a heurté un mur nommé Sarah Lefort en première période. Abasourdi, Rattray n’est pas revenu au jeu par la suite.

En fin de compte, le « septième acteur » jouera un rôle dans cette rivalité naissante. Le Tsongas Center de l’UMass Lowell était rempli de 5 964 spectateurs bruyants samedi, mais Bell Place peut accueillir près du double de ce nombre, ce qui pourrait être intimidant pour les visiteurs.

Avantage : cravate
 
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