photos pour une reconnaissance officielle, un « parkour » de combattant

photos pour une reconnaissance officielle, un « parkour » de combattant
photos pour une reconnaissance officielle, un « parkour » de combattant

Par Léa Pippinato
Publié le

8 et 24 mai à 17h02
mis à jour le 8, 24 mai à 17h10

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FISE, c’est pour l’instant. Du 8 au 12 mai, 15 disciplines s’affrontent avec plus de 45 compétitions au programme sur des rampes spécialement construites pour l’épreuve sur les Rives du Lez, à Montpellier. Coupes du monde, concours reconnus et compétitions nocturnes, l’édition 2024 s’annonce sensationnelle. C’est l’occasion de s’interroger sur la structuration de ces nouveaux sports urbains. Si certains sont entrés depuis peu dans le programme olympique, d’autres tentent également de se faire une place dans le milieu sportif international et de structurer leur pratique, à l’instar du parkour.

Ainsi, de nouveaux clubs ouvrent, comme le Territoire de la Panthère, Villeneuve-lès-Béziers. Créée en janvier dernier, elle compte déjà 212 membres. Les pratiquants du parkour y voient un terrain de jeu idéal.


« Le projet était à l’étude depuis cinq ou six ans, mais je savais que je souhaitais voir la création d’une salle pour développer la pratique de ce sport par l’apprentissage et la performance », rappelle Nicolas Henneron, responsable technique du club. Issu du monde de la gymnastique, il déplore tout de même certains préjugés autour de cette pratique : « Il y aura toujours le cliché du Yamakasi qui saute de toit en toit, alors que la plupart des parkour se déroulent à hauteur des yeux, avec interdiction d’aller à plus de 2,5 mètres. mètres du sol. »

Des cours pour briser les clichés

Cependant, la visibilité offerte au parkour, notamment via les réseaux sociaux, tend peu à peu à faire évoluer les mentalités et à populariser cette discipline acrobatique. « Plus on en verra à haut niveau, plus les jeunes auront envie de se reproduire. Ils ne voient pas toute la préparation en amont. C’est pourquoi nous accordons beaucoup d’importance à la sécurité et aux séances pédagogiques avec eux », souligne Nicolas Henneron.

« Plus on en verra à haut niveau, plus les jeunes auront envie de se reproduire. Ils ne voient pas toute la préparation en amont. C’est pourquoi nous accordons beaucoup d’importance à la sécurité et aux séances pédagogiques avec eux. »

Nicolas HenneronResponsable Technique Territoire de Panther

Ainsi, les petits passionnés peuvent débuter dès trois ans, avec ce que le club appelle le baby parkour. Les adultes sont également les bienvenus. Une fois rassurés, leurs appréhensions se dissipent. « Nous proposons également un programme ‘Parkour sans choc’ avec des exercices de motricité avancés pour les personnes âgées », ajoute-t-il. Par ailleurs, 25% des inscrits sont des femmes, un chiffre qui fait du Territoire des Panthères le club français avec le pourcentage féminin le plus élevé. Les interventions dans les quartiers prioritaires sont également monnaie courante, afin de développer ce sport urbain.

Tous ces cours, aussi divers soient-ils, offrent un cadre à la pratique du parkour. C’est ce que Théo Caffin, président de l’Association Montpellier Parkour, propose des cours pour enfants et adultes. « Cela s’inscrit totalement dans une idée de découverte pour que chacun se rende compte qu’il y a en réalité tout un tas de bases à connaître. Il ne s’agit pas seulement de sauter d’un toit de 20 mètres.» Le parkour, au-delà de ses représentations les plus étonnantes ou les plus audacieuses, relayées par un flux d’images frappant l’imaginaire, est avant tout un sport accessible à tous.

La discipline est structurée

Au-delà d’avoir redoré son image, le parkour a amorcé le mouvement vers la reconnaissance. L’année dernière, le FISE accueillait déjà une petite nouveauté : une manche de la Coupe du Monde de Parkour. Pour cette édition 2024, la discipline évolue encore. « Il y a deux épreuves, l’une en sprint, le speedrun, et l’autre en freestyle, le freerun. Pour le second, nous prenons en compte le niveau de difficulté et la note d’exécution, y compris le rythme, la sécurité et les liaisons”, explique le responsable technique du club villeneuvois. Alors que cette performance acrobatique était censée se dérouler dans un délai minimum, ce n’est plus le cas. De leur côté, les institutions locales gagnent en notoriété : récemment, le Territoire de la Panthère a organisé des journées de démonstration et invité des sportifs de haut niveau.

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De la pratique au professionnalisme, il reste encore de nombreuses étapes ou obstacles à franchir, à commencer par la multiplication des épreuves officielles, en parallèle de « la reconnaissance de la Fédération de Parkour », juge Théo Caffin, pratiquant ce sport depuis maintenant 11 ans. Parmi les plus connus : le week-end FPK, le plus grand rassemblement de traceurs de France et d’Europe, organisé par l’Association Montpellier Parkour en 2019 à Villeneuve-lès-Maguelone. « Des associations de tout le pays se positionnaient pour savoir qui l’organisait, mais faute d’accord, cela n’a pas eu lieu l’année dernière », déplore le jeune Montpelliérain. Aujourd’hui, les fans ne peuvent se rassembler qu’autour de quelques rassemblements officiels, comme le festival Parkour Session à Miramas, où plusieurs centaines d’athlètes se pressent pour partager leur passion et l’art du mouvement en pleine nature.

Par ailleurs, Théo Caffin estime que la légitimation de cette discipline chère à son cœur est possible grâce à des associations comme celles de Montpellier, bénéficiant d’une reconnaissance par la FPK, faisant elle-même partie de l’ASPTT (Fédération Omnisports).

Destination olympique ?

Nicolas Henneron avoue espérer l’entrée du parkour dans la grande famille olympique, mais sans aller plus vite que la musique : « Ce qui manque à ce sport pour qu’il reste dans une compétition aussi officielle et ne fasse pas d’allers-retours sur de simples JO. , c’est une époque de structuration dont ont bénéficié d’autres disciplines, comme le BMX ou le skateboard, tous deux nés dans les années 70. Le parkour est arrivé 20 ans plus tard », constate le coureur qui, malgré une absence en 2024, caresse l’espoir de voir sa discipline au premier plan lors des Jeux de Los Angeles en 2028. La bataille est rude, à tel point que la question divise grandement les soutiens. pratiquants de parkour, certains craignant une perte d’identité. « Le parkour dépendant officiellement de la Fédération Française de Gymnastique, la notation des épreuves serait réalisée exclusivement par des professionnels dans ce domaine. Je pense qu’il serait préférable que des athlètes retraités, ayant une expérience du parkour et comprenant les intentions des athlètes, soient ajoutés au jury”, défend le président de l’Association Montpellier Parkour.

« Le parkour dépendant officiellement de la Fédération Française de Gymnastique, la notation des épreuves serait réalisée exclusivement par des professionnels dans ce domaine. Je pense que les meilleurs seraient des athlètes à la retraite, avec une expérience en parkour et comprenant les intentions des athlètes, qui seront ajoutés au jury”

Théo CaffinPrésident de l’Association Parkour de Montpellier

Le mouvement vers une reconnaissance olympique a cependant commencé, et il n’est pas impossible qu’il se concrétise. Pour 2028, la métropole californienne et le CIO (Comité international olympique) envisagent sérieusement de l’intégrer à son programme comme discipline test, d’autant que le décor urbain déjà en place se prête très bien aux sauts, sauts et sauts. obstacles et courses urbaines. Encore quelques obstacles à surmonter avant la consécration ?

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