Taipei déconseille aux Taïwanais de voyager en Chine

Taipei déconseille aux Taïwanais de voyager en Chine
Taipei déconseille aux Taïwanais de voyager en Chine

Taipei a tiré la sonnette d’alarme sur les risques accrus auxquels sont confrontés les Taïwanais qui voyagent en Chine. Ceci après l’entrée en vigueur mercredi d’une loi sur les secrets d’Etat.

Les Taïwanais qui voyagent en Chine risquent d’être arrêtés en vertu de la nouvelle loi sur les secrets d’État. (image d’illustration)

IMAGO/Christian Heeb

Selon l’agence de presse Xinhua, les députés ont adopté en février la version révisée de la loi sur la protection des secrets d’État, qui élargit la définition des informations sensibles pour inclure une nouvelle catégorie appelée « secrets professionnels ».

La nouvelle version de ce texte signifie qu’en voyageant en Chine, les habitants de l’île démocratique, que Pékin revendique comme faisant partie de son territoire, verront probablement les risques “augmenter de manière significative”, a indiqué mardi le Conseil des Affaires continentales, l’organisme qui à Taipei gère les relations avec la Chine continentale dans un communiqué de presse.

Aux termes de cette loi révisée, la catégorie des « secrets professionnels » est définie comme les informations qui « ne constituent pas un secret d’État mais qui auront certains effets néfastes si elles venaient à être divulguées », a indiqué le Conseil continental des entreprises.

Il a déclaré que la législation élargie est « très vague et pourrait amener les gens à enfreindre la loi à tout moment ».

Au moment de l’adoption de la loi, Xinhua a déclaré qu’elle montrait « l’importance de maintenir le leadership du PCC (Parti communiste chinois) dans le travail de protection des secrets d’État ».

“Nous aimerions une fois de plus exhorter les gens à s’abstenir de voyager en Chine pour le moment, sauf si cela est nécessaire”, a-t-il déclaré mardi.

Arrestations médiatisées

Parmi les arrestations les plus médiatisées de Taïwanais en Chine ces dernières années figure celle de Lee Ming-che, un activiste militant activement en faveur de la démocratie en Chine continentale. Emprisonné pendant cinq ans pour atteinte à la sécurité nationale, il a été libéré en 2022.

L’année dernière, un Taïwanais, vice-président d’un petit parti politique prônant l’indépendance de l’île, a été arrêté en Chine et accusé de « sécession ».

L’annonce faite mardi par le Conseil des affaires continentales intervient moins d’un mois après l’investiture du président élu Lai Ching-te, que la Chine considère comme un « séparatiste dangereux » qui mènera Taiwan sur la voie de « la guerre et du déclin ».

Comme la présidente Tsai Ing-wen qui l’a précédé, il rejette les revendications de Pékin sur l’île.

ATS

 
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