Lily Allen révèle que son mari David Harbour contrôle son téléphone (et vice versa)

Lily Allen révèle que son mari David Harbour contrôle son téléphone (et vice versa)
Lily Allen révèle que son mari David Harbour contrôle son téléphone (et vice versa)

La chanteuse, comme son mari, utilise un mobile soumis au contrôle parental. Selon Lily Allen, ce mode de fonctionnement est un moyen de lutter contre l’addiction aux smartphones. Une approche qui pose question, par sa forte résonance avec certaines pratiques de cyberviolence domestique.

Dans une interview accordée à Horaires du dimanche Dimanche 26 mai, la chanteuse britannique Lily Allen a expliqué qu’elle et son mari contrôlent mutuellement les applications que l’autre peut télécharger sur son téléphone. Le couple utiliserait des mobiles de marque Moulinetdestiné aux enfants et donc entièrement soumis au contrôle parental.

Une pratique qui banalise la cyberviolence ?

“Le téléphone Pinwheel ne permet pas de naviguer sur Internet ni d’accéder aux réseaux sociaux, mais vous pouvez utiliser Uber et Spotify”a-t-elle expliqué au journal britannique. « Mon mari est le parent désigné, il contrôle donc les applications que je peux avoir sur mon téléphone. Et je suis le parent de son téléphone.

Selon le chanteur, le choix d’avoir un téléphone soumis au contrôle parental est motivé par la volonté de se protéger d’une certaine hyper-connectivité. « Le côté créatif de mon cerveau a été détruit par les smartphones. J’ai l’impression que tout le monde ressent la même chose.elle a ajouté. « Je ne connais personne qui puisse dire que la qualité de vie est améliorée par la présence d’un smartphone. Je pense qu’il nous a détruit en tant qu’espèce. C’est horrible qu’ils soient conçus pour créer une telle dépendance. Certains d’entre nous ont des personnalités plus addictives que d’autres. C’est maléfique. »

Cependant, ce mode de fonctionnement pose question. Si dans ce cas précis il découle d’une volonté de réduire le temps passé sur les réseaux sociaux, contrôler le téléphone de son partenaire peut être un levier de cyberviolences domestiques. En 2018, une étude – la première du genre – menée auprès de 302 femmes victimes de violences conjugales et dirigée par le Centre Hubertine Auclert concluait que 9 femmes victimes de violences conjugales sur 10 subissent également une forme de cybercontrôle. Le fait de « rechercher des SMS, des emails et des applications » apparaît également sur le violenceomètre, un baromètre permettant d’identifier des comportements violents au sein du couple.


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