Timothée Chalamet dans la peau de Bob Dylan, c’est peut-être un détail pour vous…

Timothée Chalamet dans la peau de Bob Dylan, c’est peut-être un détail pour vous…
Timothée Chalamet dans la peau de Bob Dylan, c’est peut-être un détail pour vous…
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Timothée Chalamet lors du tournage de « A Complete Unknown » le 29 avril à Newark dans le New Jersey. JOSÉ PÉREZ/BAUER-GRIFFIN/GC IMAGES

Maître chanteur

Vous avez dû reconnaître Timothée Chalamet. Mais avez-vous reconnu Bob Dylan ? Depuis plusieurs semaines, à New York, l’acteur franco-américain incarne la légende folk sur le tournage de Un inconnu complet. Réalisé par le New-Yorkais James Mangold et adapté du livre Dylan passe à l’électrique ! d’Elijah Wald, le biopic se concentre sur le début de la carrière de Dylan. Et son virage électrique, extrêmement mal accueilli par les puristes du folk, dans la seconde moitié des années 1960.

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Peau de vache

Timothée Chalamet portait une veste en cuir de veau velours marron semblable à celle que le chanteur portait sur la pochette de l’album. Le Bob Dylan en roue libre, sorti en 1963. Ce qui nous oblige à faire une petite remarque lexicale. Quel est le veau velours ? Le terme désigne le cuir utilisé sur sa face chair, c’est à dire la surface interne de la peau. Bref, du cuir utilisé à l’envers. Rien à voir avec le daim ? Pas vraiment. Si le terme « daim » est utilisé pour désigner ce type de matière, il ne fait référence à rien de tangible. Il y a bien longtemps que l’on ne chassait plus le cerf pour confectionner des vêtements.

Dénominateur commun

Comme Bob Dylan sur la couverture de La roue libre, Le 29 avril, Timothée Chalamet portait également le jean Levi’s 501, orné de ses surpiqûres emblématiques sur les poches arrière. Baptisé « arqué », arc ou arc de cercle en latin, ceux-ci ont été introduits en 1943 par la marque américaine pour distinguer ses jeans de la concurrence et n’ont jamais disparu depuis. Sauf en 1944, pendant quelques mois. Pour participer à l’effort de guerre et réduire l’usage des fils, la marque abandonne ses doubles coutures, temporairement remplacées par deux courbes identiques mais peintes.

Lacune linguistique

Poursuivons le tour du propriétaire en parlant des bottes. Dans ce cas, ceux-ci nous permettent de formuler un rappel qui vous sera utile si vous envisagez un jour de faire quelques courses aux Etats-Unis. Sur place, même dans un magasin spécialisé, ne demandez pas une paire de des bottes de cow-boy, personne ne te comprendrait. Nous sommes en effet les seuls au monde à utiliser le terme « des bottes de cow-boy “une référence au nom de l’importateur des premières bottes de ce genre en France, dans les années 1960… Aux Etats-Unis, et partout ailleurs, disons plutôt des bottes de cow-boy.

Lumière jaune

Enfin, arrêtons-nous quelques instants sur ce taxi jaune new-yorkais. Question simple : pourquoi le jaune ? Tout simplement parce qu’en 1908, l’entrepreneur new-yorkais Albert Rockwell (1862-1925) cherchait la couleur la plus visible et la plus remarquable pour sa toute nouvelle compagnie de taxis. Orange ? Vert ? Violet ? C’est sa femme qui a finalement décidé, imposant le jaune, sa couleur préférée.

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Marc Beaugé (Revue)

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