sur la piste, ainsi que sur scène” – .

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« La particularité de la Fun Cup, par rapport à ce que je faisais avant, c’est de privilégier le banc de touche », nous raconte d’emblée Stéphane De Groodt, présent le week-end dernier à Spa-Francorchamps pour une manche de la Fun Cup avec Kronos et dont l’apothéose – les 25 heures – aura lieu le week-end du 6 juillet. Ou quand le mot joueur (son court programme, sous forme de sketch de 2 minutes, tous les soirs dans C à vous sur France Télévisions) joue aussi son tour dans la course. “Que ce soit le soir au restaurant ou pendant la journée sur la piste. Retrouvez vos coéquipiers et ayez un esprit bon enfant. Il n’y a plus de course au temps absolu, même si on y jette quand même un coup d’œil. Mais c’est toute l’atmosphère qui l’entoure. Il n’y a pas de concurrence exacerbée, absolue, même si je garde mon esprit de compétition. Mais les priorités sont ailleurs. C’est toujours très amusant à conduire. Il y a des palettes de changement de vitesse sur le volant. Il y a Charlie Dupont également dans la voiture. C’est vraiment un gentleman driver. Et il y a Vanina qui est pilote. Elle a débuté en compétition de coupe avec moi donc je la connais depuis longtemps. Il y a un peu d’émulation, même si elle n’est plus aussi forte qu’avant. Je suis très heureux de la retrouver au volant en tant que coéquipière.

Réussir à combiner une carrière d’acteur (Champagne au cinéma, Le lycée Toulouse-Lautrec à la télévision ou Léger doute au théâtre) et le pilote est plutôt rare…

“Oui, en effet, ce n’est pas courant. Mais en même temps, je ne pouvais pas séparer les deux. Ma passion et mon enthousiasme pour la compétition automobile et mon métier d’acteur qui ont pris le dessus aujourd’hui. Il y a quand même des similitudes car c’est un spectacle avec un public. On remplace la scène par la piste ou la piste par la scène. Je suis débordé, surtout de pouvoir en vivre !

Le lever de rideau, l’extinction des lumières sur la ligne de départ, est-ce le même type de frisson ?

«C’est un frisson. Je pense que je suis toujours à la recherche de sensations fortes. Cette excitation et cette montée d’adrénaline. Oui, bien sûr, il y a des similitudes. C’est l’appréhension de ce qui va se passer dans la seconde suivante. Quand le rideau se lève, sentir le public qui est là, qui vous regarde, qui est en direct. Et puis le passage du feu rouge au vert où il y a cette excitation de vouloir gagner, d’être compétitif. Il y a vraiment une très forte montée d’émotion. Ce sont des choses que je retrouve dans les deux.

Ce sont aussi deux métiers très physiques, finalement…

“Absolument ! On ne s’en rend pas vraiment compte mais dans le métier d’acteur, au théâtre, il y a un vrai geste, une implication physique, une dépense d’énergie, un stress, une émotion. Nous donnons beaucoup d’efforts aux deux. On donne beaucoup de nous-mêmes, on s’implique beaucoup. C’est ce qui m’intéresse et me passionne par-dessus tout.

Et deux métiers qui nécessitent un certain art de vivre.

“Désormais, il s’agit d’alterner vin blanc, un verre d’eau, vin rouge, bière (sourire). Non, mais ça fait absolument partie de mon plaisir aujourd’hui, les apartés. À l’époque, je ne buvais pas une goutte de vin une semaine avant la course. Et aujourd’hui, c’est différent. Ma passion est le vin. J’aime manger. Je ne me soucie plus vraiment d’être dans une condition physique optimale pour rouler en course. Bien évidemment, j’essaie de me maintenir mais je suis moins attachée à un régime particulier qu’à l’époque. Cependant, j’ai ramené des réflexes d’avant et j’ai ainsi conservé une certaine hygiène de vie. Pas aussi rigoureux qu’avant mais j’en maintiens malgré tout.

Et l’humour vous aide-t-il en course ?

» Peut-être pour désamorcer les situations entre deux pilotes. En fait, cela devrait être le cas. Mais dès qu’on est sur une piste, on n’est pas là pour rire, entre guillemets. Il y a l’esprit de compétition qui revient assez vite, même si on relativise plus qu’avant. En tout cas, si vous l’avez goûté, il est là tout le temps. Si quelqu’un vient me narguer parce qu’il a été plus rapide que moi… eh bien, avec humour, on désamorce tout. Alors même en compétition, on rigole.

« Au début, je n’étais pas un bon pilote. En tant qu’acteur, je n’étais pas très bon non plus.

Comment avez-vous attrapé le virus de la course ?

« C’est venu assez vite. J’ai vu mon frère qui concourait dans les catégories de base. Et puis j’ai vu des courses à la télé. Et puis le métier de pilote m’a beaucoup impressionné. J’ai trouvé que c’était vraiment merveilleux d’être pilote de course de la même manière qu’on aurait pu être astronaute ou acteur. Cela venait de ce que cela représentait. Et voir Jean-Louis Trintignant, Jacky Ickx, etc. Voir ces grands pilotes, d’autant plus que Trintignant était aussi acteur. Comme Paul Newman et Steve McQueen, je pensais que ça avait l’air bien. Et je me suis dit : pourquoi pas moi ? Et en fait, j’ai appris en faisant. Je n’avais aucune prédisposition pour ça. J’ai vraiment appris petit à petit à aller de plus en plus vite. Au début, je n’étais pas un bon conducteur. En tant qu’acteur, je n’étais pas non plus un très bon acteur.

Conduire la F1 Alpine d’Esteban Ocon (objet d’un documentaire, « De la piste aux stars », sur Canal Plus) était-il un rêve d’enfant ?

« Je n’imaginais pas que cela serait possible. C’est d’ailleurs parce que nous pensons que c’est impossible qu’il faut le rendre possible. Et oui, c’est un rêve d’enfant. C’était magique. C’est l’aboutissement de quelque chose. C’est la formule reine et l’excellence absolue. Cela représente symboliquement tellement de choses. La F1 est une chose folle et il faut y goûter. En plus, dans une F1 moderne, c’est vraiment extraordinaire. L’idée était vraiment de partager et de faire comprendre ce que je vivais de l’intérieur.

Pas mal pour un ancien cancre du lycée…

« Tout est possible à partir du moment où on se dit que tout est possible. J’étais dyslexique, j’étais très mauvais à l’école. Si je m’en étais tenu à ces éléments, je n’aurais pas fait grand-chose. C’est comme les artistes, c’est dans la contrainte qu’ils créent. C’était une chance pour moi de surmonter ces obstacles. Essayer d’aller plus haut et plus loin que les autres. En tout cas, aller là où j’avais posé un lieu, une base. C’est donc ce qui m’a motivé. Il faut viser les étoiles. »

Un voyage que vous allez bientôt coucher sur papier ?

» En fait, un livre est en préparation dans lequel je raconte un peu tout cela et sortira à la fin de l’année. Il se passe plein de choses sympas en ce moment. J’ai roulé la semaine dernière lors du Grand Prix de France historique, sur le circuit du Castellet. Et ce week-end, ce sera au Grand Prix historique de Monaco sur la F1 Maserati avec laquelle Fangio a été champion du monde. C’est une chose magique.

Avant de devenir pilote de F1 ?

“Ça peut être un projet (sourire) ! »

Un trio qui termine sur le podium

»Pour un pilote, Spa-Francorchamps, c’est vraiment génial. » » confesse Stéphane De Groodt, les pieds sur terre sur le plus beau circuit du monde. «C’est des montagnes russes. Tous les virages rassemblent pas mal de circuits typiques du monde entier. J’adore ce type de pilotage et de circuit. Il est fantastique. L’acteur a fait équipe (Kronos) avec Charlie Dupont et Vanina Ickx ce week-end dans la Fun Cup. “Charlie est un vieil ami depuis de nombreuses années. Je savais qu’il était passionné d’automobile, de compétition. C’est donc un peu la première fois que nous roulons en équipe mais j’en suis très content. C’est un acteur, donc non seulement mon ami dans la vie, mais aussi un collègue de travail. Quant à Vanina, nous nous sommes entraînés sur piste il y a longtemps. J’étais ravi de jouer sur les deux cartes. La carte du métier d’acteur avec Charlie et la carte des pilotes avec Vanina. Résultat ? L’équipage belge a terminé troisième de la course Franco Fun Festival. Une belle réussite amicale !

Stéphane De Groodt, Vanina Ickx et Charlie Dupont en équipe lors du Franco Fun Festival, manche de la Fun Cup, le week-end dernier à Spa-Francorchamps. ©DR
 
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