La grève des ferrys provoque des maux de tête pour les utilisateurs

Les travailleurs des ferries sont en grève depuis hier soir. Tous les traversiers sont arrêtés à Québec, Sorel et Matane tandis que les services sont réduits à L’Isle-aux-Coudres et Tadoussac.

Les quelque 150 officiers de navigation ou officiers ingénieurs membres du Syndicat des Métallurgistes unis ont débrayé vendredi matin.

La situation oblige de nombreux automobilistes à revoir leur itinéraire et à faire des détours pouvant atteindre des centaines de kilomètres pour pouvoir traverser le fleuve Saint-Laurent. C’est notamment le cas des usagers de Matane, qui doivent passer par Trois-Pistoles ou Rivière-du-Loup pour rejoindre la Côte-Nord.

D’ailleurs, l’impact de la grève à Matane se fait sentir au quai de Rivière-du-Loup. Plusieurs automobilistes arrivés au passage à niveau en direction de Saint-Siméon pour le passage de 11 h 15 vendredi ont été contraints d’attendre le prochain départ. Le bateau était déjà plein un peu plus d’une heure avant l’embarquement.

Nous sommes arrivés à 6 heuresh45 ce matin [pour l’embarquement de 7h45] et nous ne pouvions pas embarquer. Sur les conseils du jeune homme, nous sommes partis faire une petite balade et sommes rentrés une heure à l’avance [en vue de l’embarquement de 11h15]et là, on nous dit que peut-être on n’embarquera pas“, “texte”: “Nous sommes arrivés à 6h45 ce matin [pour l’embarquement de 7h45] et nous ne pouvions pas embarquer. Sur les conseils du jeune homme, nous sommes partis faire une petite balade et sommes rentrés une heure à l’avance [en vue de l’embarquement de 11h15]et là, on nous dit que peut-être on n’embarquera pas”}}”> Nous sommes arrivés à 6h45 ce matin [pour l’embarquement de 7 h 45] et nous ne pouvions pas embarquer. Sur les conseils du jeune homme, nous sommes partis faire une petite balade et sommes rentrés une heure à l’avance [en vue de l’embarquement de 11 h 15]et là, on nous dit que peut-être on n’embarquera pas » se désole un automobiliste qui part pêcher sur la Côte-Nord.

À Tadoussac, la patience est également de mise lors de la traversée vers Baie-Sainte-Catherine.

Ce camionneur déplore l’attente à la traversée Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Ils nous empêchent de travailler. Ils ne pensent pas aux transports, nous sommes pris en otage. Nous perdons du temps et nous perdons de l’argenta commenté un camionneur rencontré alors qu’il faisait la queue pour traverser en direction de Baie-Sainte-Catherine.

Pour certains voyageurs, comme Martine, qui doit se rendre à Montréal pour prendre un vol vers la France pour rentrer chez elle, l’attente est avant tout source d’inquiétude.

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Martine a visité la Côte-Nord ces derniers jours.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

En tant que vacancier, cela risque de me créer quelques problèmes, notamment arriver à l’heure à mon hôtel pour restituer la voiture de location. Si nous l’avions su, nous aurions peut-être modifié notre itinéraireelle croit.

Les conditions salariales au cœur du litige

En entrevue à Radio-Canada, Luc Laberge, responsable du secteur maritime au Syndicat des Métallos, précise que ce sont les conditions salariales qui trébuchent principalement à la table de négociation. Il dénonce le recours à la sous-traitance pour pallier la pénurie de main d’œuvre.

Il déplore également un une lenteur incroyable de la part de la partie patronale dans les négociations. Le syndicat demande au Conseil du Trésor du Québec de donner de vrais mandats aux négociateurs de la Ferry Company.

Les réunions devront se regarder dans les yeux sans pouvoir avancer sur les vrais enjeux. Il y a toujours des limites à laisser les choses traîner en longueurécrit l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

De son côté, la partie patronale a réagi par mail. La STQ respecte le droit de grève de ses employés, mais nous trouvons dommage que les employés aient recours à ce moyen de pression en ce moment, puisque les négociations se poursuivent, tel que le prévoit le calendrier des négociations. le droit de grève de ses salariés, mais nous trouvons dommage que les salariés aient recours à ce moyen de pression à ce moment-là, puisque les négociations se poursuivent, comme le prévoit le calendrier des négociations. “}}”>STQ respecte le droit de grève de ses salariés, mais nous trouvons dommage que les salariés aient recours à ce moyen de pression en ce moment, puisque les négociations se poursuivent, comme le prévoit le calendrier des négociations.

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Piquet de syndicalistes devant le quai d’embarquement de Québec.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève ​​Trudel

Le conseiller en communications, Bruno Verreault, déplore que la grève pénalise des milliers de Québécois qui se déplaceront sur tout le territoire pour le long week-end de la Fête nationale.

La STQ qui choisit les moyens de pression », « texte » : « La STQ demeure disponible pour poursuivre les négociations et éviter de recourir à la grève dans le futur, mais finalement, ce n’est pas la STQ qui choisit les moyens de pression » }} »>La STQ demeure disponible pour poursuivre les négociations et éviter de recourir à la grève à l’avenir, mais finalement, ce n’est pas le cas. STQ qui choisit les moyens de pressionconclut-il.

La STQ est un employeur distinct et est responsable de mener les négociations avec ses employés », « texte » : « Le gouvernement espère que les parties parviendront à une entente. Notez que la STQ est un employeur distinct et qu’elle est responsable de mener les négociations avec ses employés. »}} »>Le gouvernement espère que les parties parviendront à un accord. Notez que le STQ est un employeur distinct et est responsable de mener les négociations avec ses employésa réagi la ministre du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, par courriel.

D’autres grèves à venir

Les services réguliers reprendront dimanche matin, mais ils seront de nouveau suspendus en juillet alors que les employés de la Société des traversiers affiliés à la CSN feront à leur tour grève.

Le traversier entre Québec et Lévis sera arrêté du 5 au 15 juillet, lors du Festival d’été de Québec.

Les traversées entre Matane–Baie-Comeau–Godbout se dérouleront en deux temps. Du 22 au 26 juillet pour les salariés à terre, puis du 29 juillet au 2 août pour ceux qui travaillent à bord du navire.

Les Métallos pourraient également faire grève à nouveau puisqu’il leur reste 10 jours de grève.

Avec les informations de Marie-Ève ​​Trudel, Charles-Étienne Drouin et Camille Lacroix

 
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