des pèlerins racontent l’horreur de la chaleur du hajj

des pèlerins racontent l’horreur de la chaleur du hajj
des pèlerins racontent l’horreur de la chaleur du hajj

Selon un diplomate arabe, l’écrasante majorité des Égyptiens décédés n’avaient pas les autorisations nécessaires pour accéder aux commodités pendant le pèlerinage, telles que des tentes climatisées offrant un répit aux fidèles dans des températures qui ont grimpé jusqu’à 51,8 degrés Celsius à la Grande Mosquée de La Mecque. .

Vendredi, dans un premier commentaire saoudien sur ces décès, un haut responsable a défendu la gestion du pèlerinage, assurant que l’État “n’a pas failli”.

Il a indiqué que les autorités ont confirmé 577 décès pour les deux jours les plus chargés du hajj : samedi, lorsque les pèlerins se sont rassemblés sous un soleil de plomb sur le mont Arafat, et dimanche, lorsqu’ils ont participé au rituel de la « lapidation ». du diable »à Mina.

“Cela s’est produit dans un contexte de conditions météorologiques difficiles et de températures très sévères”, a-t-il déclaré à l’AFP, reconnaissant que le chiffre de 577 était partiel et ne couvrait pas la totalité du hajj, qui s’est officiellement terminé mercredi.

Contourner les circuits officiels

Le hajj est l’un des cinq piliers de l’islam et tout musulman qui en a les moyens doit le faire au moins une fois dans sa vie.

Les permis sont attribués sur la base de quotas, puis accordés dans des pays comme l’Égypte par le biais d’une loterie. S’ils obtiennent le permis, les pèlerins doivent alors passer par des prestataires agréés, souvent coûteux.

De nombreux croyants tentent donc de contourner les circuits officiels.

Yasser, un clandestin qui a requis l’anonymat, a vite compris les inconvénients de ne pas avoir le fameux permis. Même avant le début du hajj, certains magasins et restaurants refusaient de le servir. Et lorsque les rituels ont commencé, il n’a pas pu accéder aux bus officiels.

Mais pire encore, il a perdu sa femme, Safaa, dans la foule lors du rituel de la « lapidation du diable » à Mina, près de La Mecque.

Depuis, il ne cesse de décaler leur vol retour.

D’autres pèlerins égyptiens illégaux, interrogés par l’AFP, ont décrit des scènes dramatiques sur le chemin des fidèles vers Mina.

Des scènes atroces

« Il y avait des cadavres au sol. J’ai vu des gens s’effondrer soudainement et mourir d’épuisement », a déclaré Mohammed, 31 ans, un Égyptien qui vit en Arabie Saoudite et accomplissait le hajj avec sa mère de 56 ans.

Une autre Égyptienne, résidant à Riyad, affirme avoir vu sa mère mourir avant l’arrivée d’une ambulance. Son corps a ensuite été transporté vers un lieu inconnu.

Même certains pèlerins enregistrés ont eu du mal à accéder aux services d’urgence, ce qui montre que le système était débordé, explique Moustafa, dont les deux parents âgés – qui avaient leur permis de hajj – sont décédés après avoir été séparés des proches qui les accompagnaient.

“Nous savions qu’ils étaient fatigués”, a-t-il déclaré par téléphone depuis l’Egypte. « Ils marchaient beaucoup, ne trouvaient pas d’eau et il faisait très chaud. » « Nous ne les reverrons plus jamais. »

 
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