à Chartres, Léon Marchand réalise son doublé insensé avant les JO de Paris 2024

Léon Marchand célèbre sa victoire aux championnats de France et sa qualification olympique sur le 200 m brasse, à Chartres, mercredi 19 juin 2024. SÉBASTIEN BOZON / AFP

L’horloge de l’écran géant de la piscine de L’Odyssée de Chartres affiche « 19h50 », mercredi 19 juin. Léon Marchand vient de réaliser quatre courses individuelles en neuf heures mais dans sa ligne d’eau favorite numéro 4, il continue la des longueurs encore et encore. Au bord du bassin déserté par les spectateurs, une trentaine de jeunes admirateurs ne le quittent pas des yeux avant de l’applaudir à sa sortie de l’eau.

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Une serviette sur l’épaule, le quintuple champion du monde s’accorde une petite séance d’autographes – soigneusement contrôlée – après sa convalescence. Le Toulousain peut enfin relâcher la pression, il vient de réussir son pari aux championnats de France : décrocher deux billets pour les Jeux Olympiques de Paris sur le 200 m papillon puis le 200 m brasse. Il s’est déjà qualifié pour le 400 m quatre nages et espère faire de même vendredi au 200 m quatre nages. « 200 pap’ – 200 brasse, c’est un duo assez bizarre, j’aime tout ce qui est bizarre, dit-il en riant devant les journalistes. Relever ce genre de défi me donne beaucoup de confiance pour la suite. »

Depuis un an, le nageur de 22 ans et ses entraîneurs, Bob Bowman et Nicolas Castel, imaginent un défi un peu fou : cocher les deux épreuves des JO, dont les éliminatoires et les demi-finales sont programmées le même jour. – et les finales le lendemain – à environ une heure d’intervalle. Même la légende Michael Phelps, alias « l’homme le plus titré et le plus médaillé de l’histoire des Jeux » (28 dont 23 d’or), ne s’est jamais risqué à faire deux courses individuelles dans la même séance de la journée.

« Tout est parfaitement chronométré »

En espérant réaliser un tel doublé, « cela nécessite une journée parfaitement calibrée, » demande Denis Auguin, responsable de la succession de l’équipe de France. Tout est parfaitement chronométré à chaque échauffement, chaque course, chaque récupération. Cela demande aussi un peu de ressources humaines autour de lui pour lui faciliter la tâche. »

Il est 10h13, mercredi : Léon Marchand débute sa journée marathon en signant le meilleur temps des séries du 200 m papillon (1 min 57 s 90). Direction la piscine extérieure de L’Odyssée pour une vingtaine de minutes de récupération, avec apport de lactate. Le but ? Mesurez votre état de fatigue et optimisez au mieux cette phase cruciale.

Exactement une heure plus tard, le Toulousain replonge pour sa série du 200 m brasse et gère son effort (2 min 12 sec 85) pour se qualifier pour la finale. Trois minutes après sa sortie de l’eau (l’instruction venait de Bowman), le service d’optimisation des performances de FFN lui a prélevé une nouvelle goutte de sang à l’oreille. Puis recommencez pendant la récupération. Verdict? « Au bout de vingt minutes, il a retrouvé ses valeurs de base, comme s’il était au repos avant sa course, cela valide sa capacité à reproduire les efforts. » décrypte Robin Pla, le « Mr. données » de la FFN.

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