Double finaliste sortant, Casper Ruud est-il favori à Roland-Garros ? «Je ne me mettrais pas dans le Top 3»

Double finaliste sortant, Casper Ruud est-il favori à Roland-Garros ? «Je ne me mettrais pas dans le Top 3»
Double finaliste sortant, Casper Ruud est-il favori à Roland-Garros ? «Je ne me mettrais pas dans le Top 3»

Comme d’habitude, il est arrivé dans ses petits souliers porte d’Auteuil. Casper Ruud a beau avoir atteint la finale des deux dernières éditions de Roland-Garros, il n’a pas l’impression d’être en territoire conquis. Question d’humilité ou plutôt de personnalité. Le Norvégien n’est pas du genre à se mettre en avant, même quand cela serait plutôt justifié de le faire. Alors que cette édition 2024 s’annonce peut-être comme la plus ouverte depuis deux décennies, il a des arguments à faire valoir au vu de ses résultats du printemps.

Parmi les principales têtes de série, Ruud est le seul à pouvoir se targuer d’avoir remporté deux titres sur ocre (Barcelone et Genève) auxquels il faut ajouter une finale en Masters 1000 (Monte-Carlo). Ajoutez à cela son palmarès parisien et il devrait être aux avant-postes. Mais il le nie lui-même. “Je ne me mettrais jamais dans le Top 3 (des favoris, NDLR), ça me mettrait trop de pression sur les épaules. J’inclurais certainement Novak. Il faut voir ce que ressentent Carlos, Jannik et Rafa. Il est essentiel de les mentionner. Il faut parler du top 4 ici. Rafa a 14 titres à Roland-Garros à son actif. Carlos et Sinner sont les meilleurs de la jeune génération. Je pense que ce serait un joli top 4», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse d’avant-tournoi.

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Pour un grand nom, un calendrier qui questionne

Après sa défaite contre Alexander Zverev lundi au premier tour, Nadal ne fait déjà plus partie du paysage. Mais n’allez pas croire que Ruud se mettrait à sa place dans ce « Top 4 ». Il y enverrait probablement l’Allemand, qu’il avait largement dominé en demi-finale l’an dernier. C’est ce que pense le Norvégien. Serait-ce la marque d’un manque de confiance en soi rédhibitoire pour se lancer dans cette Coupe des Mousquetaires ?

Une chose est sûre, Ruud ne se comporte pas comme l’un des principaux prétendants à la victoire. Rien que son choix de calendrier pose question de ce point de vue. Pourquoi alors s’engager dans un tournoi ATP 250 comme Genève la semaine précédant Roland-Garros alors qu’il semblait avoir suffisamment marqué l’ocre ? Si Djokovic était aussi de la partie, c’était pour une raison bien précise : le Serbe manquait des matches. Ne valait-il pas mieux peaufiner les derniers réglages avant le Majeur parisien en y arrivant plus tôt ?

A ces questions, les réponses du Norvégien ont le mérite de tenir la route. “Dans tous les Grands Chelems, si vous y êtes la semaine précédente, vous avez 400, 500 joueurs qui sont là, qui veulent s’entraîner. Que fais-tu à l’entraînement ? Vous jouez des matchs. Si je dois jouer, autant jouer un tournoiil expliqua. Genève est à 3 heures en train, 40 minutes en avion. Si j’avais dû attendre Paris après avoir perdu tout de suite à Rome, j’aurais eu 18 jours d’attente, c’était trop pour moi sans jouer un seul match pendant plus de deux semaines

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Jalons atteints, statut inchangé

Néanmoins, Ruud a sans doute eu suffisamment de victoires pour potentiellement aborder le Grand Chelem parisien avec plus de fraîcheur physique et mentale. D’autant qu’à Rome, il s’est blessé au dos et a dû prendre cinq jours de repos pour récupérer. L’année dernière, sa venue à Genève était bien plus logique car son printemps terrestre avait été bien moins réussi. Mais il faut croire que le Norvégien n’a pas voulu changer un calendrier qui avait porté ses fruits.

Pour le considérer comme favori, il faudrait peut-être que le premier concerné y croit davantage. D’autant qu’en battant Novak Djokovic pour la première fois de sa carrière à Monte-Carlo, Ruud a peut-être débloqué quelque chose. Il pourrait également retrouver le Serbe en quart pour ce qui serait un remake de « leur » finale de l’année dernière. D’ici là, il préfère avancer dans l’ombre ce mardi face au qualifié brésilien Felipe Meligeni Alves (137e mondial). Casper Ruud aime cultiver son statut d’éternel outsider, pour mieux surprendre tout le monde, y compris lui-même.

 
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