Legault veut étudier les « pousseurs virtuels » en commission parlementaire

Legault veut étudier les « pousseurs virtuels » en commission parlementaire
Legault veut étudier les « pousseurs virtuels » en commission parlementaire

Le conseil général de la Coalition Avenir Québec (CAQ) se tient samedi à Saint-Hyacinthe.

Parmi les 21 propositions inscrites dans le cahier du congrès, la jeunesse du parti a proposé l’instauration d’une majorité virtuelle à 16 ans pour pouvoir accéder aux réseaux sociaux.

Au terme d’un débat soutenu, ce qui est rare au conseil caquiste, la proposition a finalement été édulcorée au point de demander au gouvernement d’étudier en commission parlementaire la possibilité d’établir « une majorité virtuelle pour les mineurs à un âge à déterminer ». « .

À peine deux heures plus tard, bien préparé, le Premier ministre adressait une lettre aux chefs des trois autres partis représentés à l’Assemblée nationale pour proposer la création d’une commission parlementaire transpartisane spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes. .

Or, le gouvernement caquiste avait refusé une demande similaire du Parti québécois (PQ) il y a environ deux semaines.

Dans sa lettre, M. Legault suggère les points d’étude suivants :

  • le temps passé devant un écran chez les jeunes ;
  • des mesures de surveillance des écrans, notamment à l’école et sur le Web ;
  • accès aux réseaux sociaux (y compris via les jeux vidéo) ;
  • Harcèlement sur internet;
  • l’accès des mineurs à la pornographie sur le web.

LE “pousseurs virtuel “

Lors d’un point de presse matinal avec des journalistes sur place samedi, le Premier ministre s’est montré ouvert à l’imposition d’une majorité numérique.

« La façon dont fonctionnent les réseaux sociaux est de rendre les lecteurs accros. C’est un peu comme s’ils l’étaient pousseurs virtuel, comme la drogue, comme d’autres substances et c’est inquiétant. Cela me fait peur! «Cela crée d’importants problèmes de santé mentale chez les jeunes», a-t-il commenté.

M. Legault reconnaît d’emblée que l’utilisation des réseaux sociaux peut créer une dépendance aussi grande que celle de l’alcool, du cannabis ou des jeux de hasard.

Trois domaines où le gouvernement québécois impose un âge minimum de légalité, soit 18 ans pour l’alcool et les jeux et même 21 ans pour le cannabis.

«Je suis ouvert à poser des actions importantes pour les médias sociaux», a déclaré le premier ministre Legault, sans aller jusqu’à préciser de quelles actions il parle.

« Nous allons avoir des débats. Il y a des avantages et des inconvénients. Si nous prenons cette décision, nous examinerons comment nous pouvons le faire légalement », a-t-il déclaré, décrivant plus tard la situation comme un « énorme problème social » dans son discours de clôture.

Les ministres de l’Éducation, Bernard Drainville, des Services sociaux, Lionel Carmant, et des Communications et responsable de la Jeunesse, Mathieu Lacombe, étaient réunis en mêlée de presse en milieu d’après-midi pour partager tout le bien qu’ils pensaient de l’idée de leur patron. .

M. Lacombe a souligné la « nécessité d’avoir un débat public » sur la question, dans le but de « parvenir à un consensus ». «Des solutions applicables», a indiqué son collègue Drainville.

“C’est une période sérieuse pour notre nation”

M. Legault a également martelé son message sur le trop-plein d’immigrants temporaires. Tant dans son point presse du matin que dans son discours de trente minutes prononcé en fin d’après-midi.

L’homme politique, qui a déjà promis de briguer un troisième mandat de Premier ministre, fêtera ce dimanche son 67e anniversaire.

« Nos services sont débordés. Notre langue est en déclin. C’est un moment grave pour notre nation», a-t-il clamé devant 700 militants rassemblés dans une grande salle du Palais des congrès de Saint-Hyacinthe.

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Les ministres Mathieu Lacombe, Bernard Drainville et Lionel Carmant en point de presse à Saint-Hyacinthe. (Olivier Bossé/Le Soleil)

Selon le premier ministre, la présence de 560 000 immigrants temporaires sur le territoire québécois empêche nos services publics de s’améliorer en matière de logement, d’éducation et de santé.

Même chose pour la protection du français, alors qu’un tiers des immigrants temporaires ne parlent pas français. Les régions de Montréal et de l’Outaouais sont particulièrement touchées, a-t-il souligné.

La mission de M. Legault est de faire prendre conscience aux Québécois de « l’urgence de la situation ».

Il demande aux électeurs québécois d’en faire un enjeu central lors de la prochaine campagne électorale fédérale, prévue l’an prochain.

« Tout le monde doit comprendre et envoyer un message très clair à M. Trudeau [premier ministre au Canada] : Monsieur Trudeau, il faut agir vite. […] Peu importe le gouvernement qui sera élu à Ottawa, il faut pouvoir dire : on n’en est plus capable», a résumé M. Legault aux journalistes.

 
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