Les réseaux sociaux interdits avant 16 ans ?

Les réseaux sociaux interdits avant 16 ans ?
Les réseaux sociaux interdits avant 16 ans ?

(Saint-Hyacinthe) TikTok et autres Instragrams sont des « pousseurs virtuels » qui nuisent à la santé mentale des jeunes, selon François Legault. Mais il laisse à une commission parlementaire spéciale le soin de déterminer s’il est nécessaire de fixer un âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux.

Plutôt que de régler la question, les militants caquistes réunis en conseil général samedi ont nuancé une proposition de la jeunesse, se limitant à réclamer une commission parlementaire pour étudier la mise en place d’une majorité numérique.

Immédiatement après l’adoption d’une proposition en ce sens, François Legault a envoyé une lettre aux chefs des partis d’opposition pour suggérer « la création d’une commission parlementaire transpartisane spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des jeunes. Comme la commission Mourir dans la dignité qui s’est concentrée sur les soins de fin de vie et l’aide médicale à mourir.

« Nous sommes confrontés à un énorme problème social » avec les réseaux sociaux qui provoquent des problèmes de santé mentale chez les jeunes. «C’est inquiétant et ça fait peur», a déclaré François Legault dans son discours de clôture du conseil général.

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PHOTO GRAHAM HUGHES, - CANADIENNE

François Legault

« Bien sûr, les parents ont une responsabilité. Mais la société dans son ensemble doit faire davantage. Nous devons faire un grand exercice de réflexion. Je tends la main à tous les partis d’opposition pour que nous puissions organiser une commission parlementaire spéciale et transpartisane sur les réseaux sociaux et les écrans. »

Dans un message diffusé sur XLe chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a rappelé qu’il avait proposé sans succès au gouvernement plus tôt ce mois-ci la tenue d’une commission parlementaire sur la question du temps d’écran chez les jeunes.

Lors d’une mêlée de presse plus tôt dans la journée, François Legault s’est dit « ouvert à poser des actions importantes pour les réseaux sociaux ». « La façon dont fonctionnent les médias sociaux est de rendre les lecteurs accros. C’est donc un peu comme s’ils étaient des revendeurs virtuels, comme les drogues et autres substances », a-t-il déclaré. Il a pris soin de souligner qu’il y a des avantages et des inconvénients à l’établissement d’une majorité numérique.

Les militants de la CAQ ont également dilué la proposition soumise par la commission de la succession du parti sur le sujet. Ce dernier souhaitait que la Coalition Avenir Québec (CAQ) se prononce en faveur de « l’instauration d’une majorité numérique à 16 ans pour l’ouverture d’un compte sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une vérification rigoureuse pour accéder aux sites réservés aux adultes ».

Parmi les intervenants, la députée Isabelle Lecours s’est prononcée contre la proposition, rappelant que « les gens peuvent aller voir un médecin dès l’âge de 14 ans sans l’accord de leurs parents ». Également opposé à la proposition, un militant de Charlevoix–Côte-de-Beaupré a soutenu que « le gouvernement a toujours dit qu’on n’interférerait pas dans ce qui se passe dans les chambres » et que « la première éducation » devait se faire à la maison. «Il y a une responsabilité des parents qui se perd et l’État s’en charge en grande partie», a déploré un autre député caquiste, estimant que l’enjeu «est l’affaire des familles».

Un partisan de la proposition a déclaré qu’une majorité numérique était nécessaire pour « minimiser le harcèlement » qui affecte la santé mentale des jeunes. Un représentant de la Commission de la succession a soutenu que « les réseaux sociaux ont bien plus de conséquences négatives que de conséquences positives ». « Les données montrent que la détresse augmente chez les jeunes », a-t-elle ajouté. « Il est temps de reprendre le contrôle. »

La proposition a ensuite été modifiée de sorte que le parti a plutôt demandé la tenue d’une commission parlementaire sur cette question. “Nous ne mettons pas complètement en place l’idée d’une majorité numérique, elle serait étudiée au préalable”, a argumenté un militant.

Cette proposition amendée, qui a reçu un large appui, se lit comme suit : « La Coalition Avenir Québec propose de demander au gouvernement d’étudier en commission parlementaire l’établissement d’une majorité numérique pour les mineurs à un âge à déterminer pour l’ouverture d’un compte sur les réseaux sociaux. réseaux, ainsi qu’une vérification rigoureuse pour accéder aux sites réservés aux adultes. »

Les jeunes caquistes ont été satisfaits de l’adoption de cette proposition même si elle est plus nuancée que celle qu’ils avaient proposée.

«Je suis extrêmement fier de la relève du parti, d’avoir fait les propositions les plus débattues que j’aie jamais vues à la CAQ», a déclaré le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, lors d’une intervention au micro juste avant le vote final. “Ici, nous avons quelque chose qui va alimenter notre prochaine stratégie” sur l’usage des écrans et la santé des jeunes. Cette stratégie est attendue en 2025. Le ministre souhaite connaître les conclusions de la commission avant de la présenter.

Les militants caquistes ont également adopté une proposition exigeant que les écrans dans les écoles soient utilisés uniquement à des fins pédagogiques. Les téléphones portables sont interdits dans les classes primaires et secondaires depuis le 1euh Janvier. Le gouvernement envisage de les interdire partout dans les écoles.

 
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