Catherine Vautrin, ministre du Travail à temps partiel

Catherine Vautrin, ministre du Travail à temps partiel
Catherine Vautrin, ministre du Travail à temps partiel
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Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et de la Solidarité, dans son bureau, à Paris, le 4 avril 2024. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »

Depuis son arrivée au gouvernement, Catherine Vautrin ne chôme pas. Une pile vertigineuse de dossiers s’élève dans le bureau de l’Hôtel du Châtelet, situé rue de Grenelle, à Paris, où elle a élu domicile le 11 janvier. Récemment, deux thèmes majeurs ont beaucoup intéressé la ministre du Travail, de la Santé et de la Santé. Solidarité : la réforme de l’assurance chômage et la loi relative à la fin de vie dont l’examen en séance publique débute lundi 27 mai à l’Assemblée nationale.

Mais il y a bien d’autres questions sur lesquelles travaille l’ancien élu des Républicains (LR), aligné sur la Macronie : « l’acte II » de la transformation du marché de l’emploi, les besoins de financement des hôpitaux, la création du congé de naissance… Son emploi du temps est bien chargé. Tellement occupée que beaucoup de ses interlocuteurs regrettent qu’elle ne soit qu’à temps partiel sur le côté « travail » de son travail. François Hommeril, le président de la CFE-CGC, lui a même lancé ce petit coup plein d’ironie, lors d’une conférence de presse : « J’ai cru comprendre que, depuis plusieurs mois, [le ministère du travail] était fermé. »

Dès le début, l’étendue de ses responsabilités a frappé les esprits. En janvier, Catherine Vautrin s’est déployée sur de multiples fronts, des investissements dans le système de santé à l’élaboration d’une loi sur la vieillesse, en passant par le temps que les enfants consacrent aux écrans ou l’évolution des règles sur les congés payés. « Ses prérogatives sont si vastes qu’elles rappellent presque l’empire de Charles Quint sur lequel le soleil ne se couche jamais. »déclare Raymond Soubie, président du groupe Alixio et conseiller social de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à l’Elysée (2007-2012). Réunir travail, santé et solidarité dans un même portefeuille est tout à fait exceptionnel dans l’histoire de nos institutions. »

Des cas légèrement équivalents se sont toutefois déjà présentés au cours de la Ve République. Exemple : Xavier Bertrand s’est occupé du travail, de l’emploi et de la santé entre novembre 2010 et mai 2012, tout en bénéficiant de l’aide d’un ministère chargé de la formation professionnelle et d’un secrétariat d’État chargé de la santé. On peut également citer le ministère de l’Emploi et de la Solidarité, de juin 1997 à mai 2002, qui était flanqué, selon les périodes, de deux ou trois ministères délégués (dont un à la santé) et d’un secrétariat d’État. Chargé des affaires sociales et de l’emploi entre mars 1986 et mai 1988, Philippe Séguin peut s’appuyer sur un ministère délégué à la santé et à la famille et, parfois, sur deux secrétariats d’État (dont un à la Sécurité sociale).

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