pour un plafonnement des primes

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Pour un plafonnement des primes

Lettres de lecteurs

Publié aujourd’hui à 8h37

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Petit-Lancy, le 17 mai

La population s’exprimera le 9 juin sur une initiative qui devrait permettre de plafonner les cotisations à 10 % du revenu disponible. Je souhaite apporter mon témoignage en tant qu’interniste et médecin généraliste ayant exercé pendant 30 ans (j’ai 79 ans) dans un cabinet de groupe en « banlieue » de Genève. Cela servait une population aux moyens souvent très limités.

Accepter l’initiative permettrait de réparer et enfin de légaliser la simple justice de payer les primes d’assurance en fonction de ses revenus, comme l’ont déjà fait la plupart des pays européens.

Je dois commencer par mon expérience de jeune médecin assistant au début des années 1970 à la clinique externe de la Policlinique de Médecine de Genève, avant de m’orienter vers un cabinet privé. Les personnes non assurées représentaient alors environ 10 à 15 % de la population, avant l’instauration de l’assurance obligatoire en 1996. Lors de ma consultation, j’ai reçu des patients souvent âgés et sans assurance maladie ou souffrant de réserves sur des pathologies déjà existantes. Un médecin privé coûtait trop cher, mais la Policlinique, financée par les finances publiques, permettait des soins gratuits.

Les ordonnances que nous avons rédigées mentionnaient le caractère « urgent » de la situation, ce qui permettait d’obtenir immédiatement l’ordonnance exécutée en pharmacie. Certains patients étaient si pauvres qu’ils demandaient à leur pharmacien de leur distribuer des savons et d’autres produits corporels à la place de certains médicaments prescrits.

Ces petits arrangements illégaux nous mettaient mal à l’aise mais il fallait « faire avec ». Même si cela pourrait mettre en danger la qualité du traitement et la santé du patient. Il n’en demeure pas moins que la Policlinique était un service essentiel.

Depuis l’adoption de la LAMal en 1996, ces pratiques ont, je l’espère, disparu. L’obligation d’être assuré a supprimé les refus de soins pour cause de réserves (pathologies préexistantes). Mais la pauvreté conduit souvent à choisir des franchises trop élevées. Les patients, souvent jeunes, refusent de consulter leur médecin par crainte de frais prévisibles. Cela peut entraîner des retards dans le traitement et une augmentation des coûts de la maladie. Il s’agit d’un manquement partiel à l’obligation d’être assuré.

Pierre Beck, médecin retraité

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