l’avion victime du « cisaillement du vent » ? Analyse du pilote Gérard Feltzer

l’avion victime du « cisaillement du vent » ? Analyse du pilote Gérard Feltzer
l’avion victime du « cisaillement du vent » ? Analyse du pilote Gérard Feltzer

l’essentiel
Une personne est morte et plus de 20 autres ont été blessées à bord d’un avion de Singapore Airlines qui a connu de fortes turbulences lors de son voyage, mardi 21 mai. Pour l’ancien pilote Gérard Feldzer, président d’Aviation Sans Frontières, un tel événement, « extrêmement rare », est «sans aucun doute» le résultat d’un phénomène bien connu des météorologues, le cisaillement du vent.

Un mort, plus de 20 blessés… un vol de Singapore Airlines reliant Londres à Singapour a tourné à la catastrophe, mardi 21 mai, après avoir rencontré de « fortes turbulences ». A 15h45 heure locale en Thaïlande (10h45 en France), le Boeing qui effectuait le vol SQ321 a atterri à l’aéroport de Suvarnabhumi et les ambulances se sont précipitées vers l’avion, sirènes hurlantes et gyrophares allumés.

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« Nous pouvons confirmer qu’il y a des blessés et un mort à bord du Boeing 777-300ER. Il y avait au total 211 passagers et 18 membres d’équipage”, a indiqué la compagnie aérienne sur Facebook.

Même si plusieurs enquêtes doivent encore faire la lumière sur ces faits, il ne fait « aucun doute », selon l’ancien pilote et président d’Aviation sans frontières Gérard Feldzer, que ce drame soit le résultat d’un « cisaillement du vent ». Aussi appelé “tondre« En anglais, ce phénomène météorologique désigne une variation rapide de la vitesse ou de la direction du vent sur une courte distance, que ce soit horizontalement ou verticalement. Il provoque généralement de fortes turbulences, et présente plus particulièrement des risques au décollage et à l’atterrissage.

Des nuages ​​« très dangereux », « presque impossibles à éviter »

« Certaines zones du globe, comme le golfe du Bengale ou les environs de l’Himalaya, sont particulièrement propices à ces cisaillements », observe Gérard Feldzer. “On fait généralement d’énormes détours pour les éviter, car on sait que ces vents peuvent être très dangereux.”

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À Bangkok, les services d’urgence ont porté assistance aux blessés.
PHONGSAK SUKSI/AFPTV – –

Malgré l’amélioration croissante des technologies de vol, “certains de ces nuages ​​sont quasiment impossibles à anticiper”, “même dans des zones dégagées et dégagées”, ajoute l’ancien pilote. Il rappelle qu’en 40 ans, le nombre de turbulences à bord des avions a augmenté de 50 % à cause du réchauffement climatique.

Les données de suivi de vol indiquent que l’avion est tombé de plus de 1 800 mètres en seulement cinq minutes au-dessus de la mer d’Andaman. L’incident s’est produit alors que certaines régions de la Thaïlande étaient frappées par des orages au début de la saison des pluies.

 
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