Bombardements meurtriers à Gaza, un envoyé américain en Israël

Bombardements meurtriers à Gaza, un envoyé américain en Israël
Bombardements meurtriers à Gaza, un envoyé américain en Israël
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Keystone-SDA

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19 mai 2024 – 12h29

(Keystone-ATS) L’armée israélienne a intensifié ses frappes sur la bande de Gaza, dont une a tué dimanche 20 Palestiniens à leur domicile, a indiqué une Source hospitalière, au moment où un envoyé américain est attendu en Israël pour s’exprimer sur la guerre qui perdure.

Au huitième mois du conflit entre Israël et le Hamas, déclenché par une attaque sans précédent le 7 octobre du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, les combats ont repris à Jabalia (nord), où le Hamas a repris pied selon l’armée, et se poursuivent à Rafah (sud), selon des témoins.

Quelque “800 000” Palestiniens “ont été contraints de fuir” Rafah selon l’ONU pour se rassembler notamment à Khan Younes, plus au nord, depuis l’ordre d’évacuation israélien le 6 mai, un jour avant l’entrée des chars israéliens dans l’est de cette ville surpeuplée. où la communauté internationale craint pour la population civile.

Avant l’aube, une frappe aérienne israélienne a touché la maison de la famille Hassan dans le camp de réfugiés de Nuseirat (centre), ont indiqué l’hôpital al-Aqsa et des témoins. “Nous avons reçu une vingtaine de morts et plusieurs blessés”, a indiqué l’hôpital.

Les blessés, dont des enfants, ont été extraits des décombres de la maison, a rapporté l’agence palestinienne Wafa.

Dans le nord du territoire palestinien assiégé et dévasté, l’hôpital arabe Al-Ahli a fait état de trois décès lors d’un raid israélien contre une école abritant des personnes déplacées dans l’est de la ville de Gaza.

Des témoins ont fait état d’explosions et de poursuites des combats toute la nuit à Jabalia, après que l’armée a ordonné l’évacuation des quartiers où des roquettes avaient été tirées sur Israël.

“Contre une superpuissance ?!”

Début janvier, Israël a annoncé avoir neutralisé le Hamas dans le nord du territoire palestinien, mais selon l’armée, le mouvement a repris pied à Jabalia, entraînant une nouvelle opération terrestre de ses soldats.

« Je fais appel à tous ceux qui ont une once d’humanité. Des massacres ont lieu ici. Les enfants sont mis en pièces. Quelle est la faute de ces enfants et de ces femmes ? Je ne comprends pas, tu penses que tu te bats contre une superpuissance ? Je jure que ce sont les civils qui meurent», a déclaré à l’AFP Abou Nabil, un habitant de Jabalia.

Au sud de la bande de Gaza, l’armée a annoncé qu’elle intensifiait ses opérations à Rafah avec pour objectif affiché d’y anéantir les derniers bataillons du Hamas. Les combats se déroulent principalement dans le secteur Est.

Premier partisan d’Israël, les Etats-Unis, qui s’opposent également à une offensive majeure à Rafah, ont annoncé dimanche la visite en Israël du conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan.

Dissensions

La visite de M. Sullivan coïncide avec de profondes divisions au sommet de l’État israélien.

Benny Gantz, membre du cabinet de guerre de Benjamin Netanyahu, a menacé de démissionner si un « plan d’action » stratégique, notamment pour l’après-guerre à Gaza, n’était pas adopté d’ici trois semaines. Avant lui, le ministre de la Défense Yoav Gallant avait appelé le Premier ministre à « préparer immédiatement » une « alternative gouvernementale au Hamas » à Gaza.

M. Netanyahu, qui a jusqu’à présent refusé « toute discussion » sur l’avenir avant l’élimination du Hamas, a accusé M. Gantz de vouloir « renverser le gouvernement ».

Samedi soir, de nombreux Israéliens ont de nouveau manifesté à Tel-Aviv contre Benjamin Netanyahu, réclamant le retour des otages. « Ramenez-les à la maison » pouvait-on lire sur des pancartes.

Une aide humanitaire rare

Les négociations sur une trêve associée à une libération des otages et à une augmentation de l’aide humanitaire à Gaza, sous l’égide des médiateurs internationaux, sont dans une impasse.

L’acheminement de l’aide humanitaire est pratiquement au point mort depuis que l’armée israélienne a saisi et fermé le 7 mai le passage de Rafah, à la frontière égyptienne, un point d’entrée crucial pour cette aide, notamment le carburant essentiel pour les hôpitaux et la logistique humanitaire.

Les livraisons sont également largement entravées aux points de passage israéliens de Kerem Shalom et d’Erez.

Malgré l’établissement d’une jetée temporaire par les Américains près de la plage de Gaza pour l’arrivée de l’aide, l’ONU et les organisations humanitaires répètent que seule l’ouverture de passages routiers peut garantir les livraisons à grande échelle nécessaires. .

Samedi, des Palestiniens se sont précipités près de Nousseirat sur des camions transportant de l’aide transportée depuis le quai américain.

 
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