19,5 millions de personnes déplacées internes en Afrique subsaharienne en 2023 (IDMC)

19,5 millions de personnes déplacées internes en Afrique subsaharienne en 2023 (IDMC)
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Selon le rapport, les conflits armés et la violence restent les principaux moteurs de ces déplacements massifs, ayant provoqué à eux seuls le déplacement de 13,5 millions de personnes. Le Soudan, en proie à des troubles politiques et sociaux, représente 45 % de ce total, soit plus de 6 millions de personnes, tandis que la République démocratique du Congo (RDC) a enregistré le deuxième chiffre le plus élevé (plus de 3,7 millions de personnes). Ces deux nations sont en effet le théâtre de violents conflits alimentés par des tensions politiques et ethniques persistantes.

Pendant ce temps, d’autres pays comme la Somalie, l’Éthiopie et le Burkina Faso sont également confrontés à des déplacements massifs en raison de conflits prolongés.

Outre les conflits, les catastrophes naturelles ont également eu un impact » significatif » sur la région. Les inondations dévastatrices dans la Corne de l’Afrique suite à une sécheresse persistante ont provoqué 6 millions de déplacements, tandis que le cyclone Freddy a été l’une des tempêtes les plus dévastatrices à avoir frappé la région, en particulier au Malawi et au Mozambique.

Fin 2023, le nombre total de personnes déplacées internes en Afrique subsaharienne s’élève à 34,8 millions de personnes, soit 46 % des 68,3 millions de personnes déplacées internes dans le monde. Une tendance ” inquiétant » qui souligne l’urgence d’une action concertée aux niveaux régional et international.

En 2009, l’Union africaine a adopté une convention sur les personnes déplacées internes (Convention de Kampala) qui vise à renforcer la protection des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Bien que saluée par les organisations humanitaires internationales, sa mise en œuvre se heurte à des défis, notamment en termes de ratification par tous les États membres ainsi que d’intégration dans le droit national, selon la Croix-Rouge internationale. ” Les États doivent allouer davantage de ressources humaines, financières, techniques et politiques à la prévention et à la gestion des situations de déplacement interne. », a souligné l’organisation (EcoFin).

 
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