Avant le Festival de Cannes, Alain Sarde, le producteur de Polanski, Doillon et Godard, accusé de viol

Avant le Festival de Cannes, Alain Sarde, le producteur de Polanski, Doillon et Godard, accusé de viol
Avant le Festival de Cannes, Alain Sarde, le producteur de Polanski, Doillon et Godard, accusé de viol
>>>>
Loïc Venance / AFP Neuf actrices accusent le producteur Alain Sarde, ici en mai 2014 à Cannes, de viols et d’agressions sexuelles entre 1983 et 2003.

Loïc Venance / AFP

Neuf actrices accusent le producteur Alain Sarde, ici en mai 2014 à Cannes, de viols et d’agressions sexuelles entre 1983 et 2003.

METOO – A la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, la voix des femmes continue de se libérer. Une enquête dans un magazine Elle, publié ce lundi 13 mai au soir, révèle les témoignages glaçants de neuf actrices sur Alain Sarde, 72 ans, producteur de deux cents longs métrages. . Plusieurs d’entre eux l’accusent de viols, harcèlement et chantage entre 1983 et 2003. Aucun des faits décrits n’a fait l’objet de plaintes, selon nos confrères. Le producteur de David Lynch réfute ses accusations.

L’une des femmes interrogées raconte avoir été violée alors qu’elle n’avait que 15 ans, et Alain Sarde a deux fois son âge, 33 ans. Un après-midi de 1985, l’actrice qui préfère garder l’anonymat se rend chez le producteur, près du parc Monceau à Paris, pour décroche le rôle dans un film du réalisateur Robin Davis.

Alain Sarde la complimente, lui offre des chocolats, avant de l’entraîner jusqu’à son lit, raconte-t-elle. «Il m’a sauté dessus. Je me souviens très bien de ses lèvres, de sa bouche dégoûtante. Il était laid malgré ses mains manucurées. C’était bestial ! Il m’a retenu et m’a violée. »se souvient-elle avec dégoût.

Fellation imposée dans les locaux de sa société de production

De même, une autre actrice raconte qu’on lui a offert des chocolats avant d’être agressée. « Tout d’un coup, il m’a poussé le morceau [de chocolat] restant dans la bouche, tout en me faisant basculer en arrière et en me vautrant sur moi. », décrit celui qui avait alors 21 ans et s’est rendu chez Alain Sard pour jouer dans un long métrage de Jean-Luc Godard. Elle parvient à s’échapper, le producteur la traite de “salope” dans son dos.

Une autre femme se confie à Elle ayant été piégée, en 1990, dans les locaux de sa société de production, Sara Films, située avenue des Champs-Élysées. Celui qui a remporté la Palme d’Or à Cannes en 2002 avec Le pianiste de Roman Polanski l’aurait forcé à pratiquer une fellation, “avant de l’essuyer avec un mouchoir. »

Ce qui ressort de ces témoignages, c’est l’influence du producteur sur les très jeunes femmes. Comme en témoigne le témoignage de cette autre victime présumée qui n’avait que 15 ans lorsqu’elle était dans les parages “le roi du cinéma” en 1985 : « Très vite, il m’a expliqué que si je voulais percer (…), je devais être gentil avec lui. Je n’avais pas le choix, je me sentais coincé. J’étais paralysée par la peur, il en a profité pour me violer brutalement par derrière. Je me sentais en faute.

«Nous, les actrices, n’étions que de la chair fraîche. Les producteurs avaient sur nous un pouvoir de vie ou de mort. »elle note aussi avec amertume Laurence Côte, César du meilleur espoir féminin en 1997, qui dit avoir eu affaire à Alain Sarde en 1996, alors qu’il produisait Les voleurs, d’André Téchiné. Alain Sarde l’a invitée au restaurant avant d’insister sur « aller plus loin “.

Inculpé en 1977 pour « viols et tentatives de viol »

Par l’intermédiaire de son avocat, Alain Sarde a réfuté ces allégations “tous les mensonges, qui lui prêtent des comportements qu’il désapprouve et qui lui sont totalement étrangers”écrit Jacqueline Laffont dans un communiqué cité dans Le Parisien.

« Il affirme n’avoir jamais eu recours à la moindre violence ou coercition dans ses relations avec des femmes dont le consentement lui a toujours été indispensable »elle a ajouté.

En 1997, Alain Sarde est mis en examen pour « viols et tentatives de viol » et incarcéré à la prison de La Santé. Il était accusé d’avoir eu recours à un proxénète, un photographe, pour emmener chez lui deux jeunes femmes afin de les violer. La justice a finalement rejeté l’affaire en 1999, tout en soulignant « recours régulier pendant la période considérée aux services de prostituées « .

Voir aussi sur HuffPost :

La lecture de ce contenu peut entraîner le dépôt de cookies par l’opérateur tiers qui l’héberge. Compte tenu des choix que vous avez exprimés concernant le dépôt de cookies, nous avons bloqué l’affichage de ce contenu. Si vous souhaitez y accéder, vous devez accepter la catégorie de cookies « Contenu tiers » en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Lire la vidéo

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV « une très belle année »
NEXT ils se connaissaient avant leur départ