Mobilité Infra Québec devrait avoir des sources de revenus, dit Plante

Mobilité Infra Québec devrait avoir des sources de revenus, dit Plante
Mobilité Infra Québec devrait avoir des sources de revenus, dit Plante

(Québec) Pour continuer à réaliser de grands projets de transport collectif, Mobilité Infra Québec devrait disposer de sources de revenus indépendantes, estime Valérie Plante. Le maire de Montréal estime qu’il serait « désastreux » d’obliger les villes à payer en tout temps une partie de la facture.

“Avoir un fonds dédié aiderait vraiment beaucoup, cela donnerait de la prévisibilité et permettrait de prendre des décisions à plus long terme”, a déclaré Mme.moi Plant lors d’une conférence de presse vendredi.

Elle était accompagnée de plusieurs autres élus municipaux, qui ont participé à la « Rencontre nationale sur l’avenir du transport collectif », organisée en urgence par l’Union des municipalités du Québec à la suite du débat entourant le déficit de fonctionnement des entreprises de transport.

M.moi Plante réagissait au dépôt du projet de loi créant une agence de transport par la ministre Geneviève Guilbault. Ce dernier estime que les villes devraient s’attendre à payer une partie de la facture pour la construction des projets de transports publics.

«J’attends des municipalités qu’elles collaborent et s’entendent sur un montant. Ceci est également prévu [qu’à défaut d’entente]c’est le gouvernement qui déterminera la contribution en question », a-t-elle déclaré jeudi.

“Ce n’est pas vrai.”

Le maire de Québec, Bruno Marchand, s’y oppose vigoureusement. » Non. Le ministre a dit que c’est historique que les villes paient pour les réseaux d’infrastructures de transports publics. Ce n’est pas historique. Cela s’est produit à quelques reprises, avec des frais sur le REM et une entente [sur le tramway de Québec], mais ce n’est pas historique. L’UMQ participera aux discussions, mais au-delà [il faut savoir] où allons-nous, où d’ici 2040, combien cela nous coûte-t-il et comment le finançons-nous. Cela ne peut pas être financé au coup par coup, nous n’y parviendrons pas », a-t-il déclaré.

M.moi Plante a ajouté : « le métro de Montréal, la ligne vers Laval, il n’y a pas eu de contribution de Laval pour ça. Ce n’est donc pas vrai que c’est historique. Et ça ne peut pas [devenir] mur à mur, ce serait désastreux », a-t-elle ajouté.

M.moi Plante estime plutôt que le gouvernement québécois doit consulter les citoyens sur des « sujets pas faciles », un peu comme le fait la métropole. Son administration demandera aux Montréalais si on devrait réduire le service, augmenter la facture de taxes ou taxer les automobilistes, par exemple.

La Rencontre organisée par l’UMQ prend rapidement une tournure politique. «J’espère que nous serons enfin écoutés, et pas seulement entendus», a déclaré Stéphanie Lacoste, la mairesse de Drummondville, ville hôte du rassemblement d’ouverture.

La présidente de l’UMQ, présentant la ministre Guilbault, qui venait prononcer un discours, a souligné que son projet de loi « soulève de sérieuses inquiétudes dans le secteur municipal ». Il souligne que :

  • L’aménagement du territoire est une responsabilité municipale et cette agence doit préserver son autonomie.
  • Il est « impensable » que les villes « se retrouvent seules avec les déficits liés à la mise en œuvre de nouveaux projets »

Ralentir l’électrification

De son côté, la ministre Guilbault a rétorqué qu’«on ne peut pas dénoncer les corollaires d’un statu quo, et ne pas se donner la chance de réformer la façon de faire du transport collectif au Québec», précisant «je ne critique personne».

M.moi Guilbault a affirmé pour sa part vouloir fonctionner, pour le financement, « par convention pour faire des arrangements financiers projet par projet ».

Elle a également mentionné qu’elle « réfléchissait à quelque chose » pour le transport interurbain. Et elle envisage de reporter le calendrier d’électrification des flottes de bus, un engagement environnemental phare du gouvernement et coûteux pour les villes.

Le maire Bruno Marchand a précisé que pour sa seule ville, la facture s’élève à 3 milliards. « On vous entend sur l’électrification. Nous vous avons écouté. Vous êtes écouté. Les objectifs du Plan pour une économie verte sont bien intentionnés. […] Nous avons des objectifs très très ambitieux : 55 % d’électrique urbain en 2030, mais nous comprenons bien que cela met beaucoup de pression. Je pense à quelque chose, je vous reviens », dit-elle.

 
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