Giorgi Béria et Peceli Yato en feu, Anthony Belleau et Baptiste Jauneau en courant alternatif

Giorgi Béria et Peceli Yato en feu, Anthony Belleau et Baptiste Jauneau en courant alternatif
Giorgi Béria et Peceli Yato en feu, Anthony Belleau et Baptiste Jauneau en courant alternatif

Attendus dans le défi physique auquel sont confrontés les cadres des Springboks, les Clermontois ont fait mieux que répondre dans ce secteur. Mais le déchet dans la conduite du jeu, dans un match parfois débridé, a fini par leur coûter cher.

15. Alex Newsome : 5/10

De l’activité pour l’arrière australien qui, comme à son habitude, a tenté de dynamiser les ballons de récupération. Ses interventions dans la ligne ont également posé des problèmes à la défense sud-africaine et ont ouvert des espaces qui ont profité aux autres. Sur courant alternatif sous les ballons hauts : autoritaire sous la première bougie (1e), il a ensuite alterné le bon et le moins bon dans cet exercice, comme lorsqu’il a été franchement battu par Eben Etzebeth (70e).e) sur l’action qui débouchera sur l’essai décisif de Mapimpi. Avant, il avait été à la conclusion d’un mouvement éclair des Clermontoisbien servi sur la droite par Jauneau, Hériteau puis Belleau (30e).

14. Bautista Delguy : 4/10

Battu sous un premier ballon haut par Mapimpi (2e) puis pénalisé (4e) pour une charge sur un joueur dans les airs, à la réception d’un coup de pied retour, il a raté son départ. L’ailier de poche argentin a ensuite connu des difficultés, comme à son habitude, mais ses appuis courts ont été surveillés de près par la défense sud-africaine. Bien muselé, souvent pris par paire, il se contentait d’être propre. Avec frustration, jusqu’à son carton jaune pour attaquant volontaire (58e). On peut aussi dire que l’attention particulière que la défense des Sharks a portée aux Pumas lui a ouvert d’autres espaces, ailleurs, dont ses coéquipiers sur la ligne d’attaque ont souvent su profiter.

13. Julien Hériteau : 5,5/10

Comme son compère du centre, il servait surtout de relais à ses joueurs plus éloignés. La qualité de ses transmissions, sous pression, a cependant permis à d’autres de trouver de l’espace. Très précis sur sa passe en un temps (30e) qui décale Belleau pour envoyer Newsome marquer le troisième essai pour les Jaunards.

12. Léon Darricarrère : 5/10

Titularisé à la dernière minute après le retrait du totem George Moala, le jeune centre (19 ans) ne semble pas souffrir de la situation. Dans un match où les espaces étaient souvent situés plus à l’extérieur, dans les quinze derniers mètres, il a su jouer juste et souvent en relais, plutôt qu’en puncheur comme on le voit habituellement. Propre et actif en défense, il jouait le rôle de soutien offensif lorsque ses coéquipiers trouvaient des lacunes. Peu utilisé cependant, mais ses dégagements rapides et efficaces ont souvent permis la continuité du jeu. Un travail bien fait.

11. Joris Jurand : 8/10

Egalement mis en place à la dernière minute, à la place de la bombe Raka, il fut le détonateur des attentats de Clermont. D’abord, il résiste bien au dernier défenseur pour finir le travail sur la fin après une grosse percée de Yato (5e). Un peu plus tard, c’est lui qui traverse la défense grâce à une belle course renversée haut, à mi-distance (19e). Il oublie un peu ses appuis extérieurs mais l’action continue et, finalement, il inscrit son doublé à la réception d’une belle passe au pied de Belleau (20e).

À deux reprises, il a frôlé le triplé. Il est d’abord l’auteur d’un nombre incroyable le long de sa ligne de touche (53e) : sur un ballon de récupération, il déborde, prolonge du pied et, opportuniste, s’empare du ballon sous le nez de Lukhanyo Am. Malheureusement, cette réalisation lui est logiquement refusée pour un léger en-avant.

Une seconde fois, il déboule dans son couloir, bien servi par Jauneau (64e), prolonge au pied et manque de peu de récupérer sa propre offrande, finalement devancé de peu par l’arrière Fassi. Qui recevra finalement un carton jaune pour cette intervention jugée logiquement illégale (obstruction). Deux occasions manquées pour un rien et qui pèsent lourd dans la balance finale. On ne peut pas en vouloir à Jurand, qui a finalement été remplacé par Yerim Automne (71e), qui a tenté d’apporter de la vivacité à une équipe clairement dans le rouge physiquement.

10. Antoine Belleau : 4/10

Bilan contrasté pour l’ouverture de l’ASM : il s’est inspiré de la main, beaucoup moins du pied. Contre les Polonais, son bilan est plus que correct (6 sur 8) mais il rate un penalty décisif en position favorable (65e), celui qui aurait permis aux Auvergnats de reprendre neuf points d’avance à 31-25 et alors qu’ils souffraient. Cela doit être cruel. Dans le jeu, il n’a pas trouvé beaucoup de longueur pour soulager ses attaquants pleinement investis dans le défi physique. Un coup de pied direct en touche (12e) et un dernier centre après la sirène pour Jurand qui semble abandonné, et qui scelle le sort du match. Un drop manqué, également (49e).

Pour le reste, à la main, il s’est vite adapté à la défense des Sharks en cherchant à toucher l’extérieur, loin des zones de ruck où les Sud-Africains semblaient difficiles à plier. Exemple : placé au centre pour un jeu au pied, il change de choix, alerte Yato sur son extérieur, ce qui débouchera sur le premier essai de Jurand. Plus tard (19e), encore une belle passe haute pour Jurand qui centre, avant de retrouver le même Jurand dans la continuité, d’une passe au pied bien lue et bien exécutée. Pour le deuxième essai de l’ailier de l’ASM.

9. Baptiste Jauneau : 5/10

Jauneau ne s’est pas épargné, avec des éclairs mais aussi du gaspillage à son bilan. Pour le (très) bien, on retiendra son gros investissement défensif et son début de seconde période, où il a trouvé beaucoup de solutions et d’espaces autour des zones d’affrontement, pour lui et pour les autres. A l’image de cette action de grande classe derrière une mêlée où il brille avec deux crochets intérieurs, une raquette puis une passe à une main après contact pour son appui intérieur (48e). Un peu plus tard (64e), une très bonne lecture le faisait jouer côté fermé avec une passe laser pour Jurand qui déboulait dans son couloir gauche. Une action sur laquelle les Auvergnats récupéraient un penalty, malheureusement raté.

Mais ces belles inspirations doivent aussi être relativisées avec des imprécisions. Un ballon revenu sur un coup fort avec un coup de pied par-dessus contre le cours du jeu, au quart d’heure ; quelques sorties insuffisantes au pied aussi, et cette passe interceptée (67ee), quand tous les ballons valaient de l’or.

8. Fritz Lee : 7/10

Il a mal débuté sa partie, avec une obstruction un peu grossière (8e) sur un défenseur sud-africain. Mais il s’est vite repris, en point d’orgue sur une énorme cartouche sur Tshituka (25e).e) ou un concours précieux sur son homologue (36e). Derrière un peloton dominant, sa puissance naturelle combinée à sa dextérité intacte démontrait qu’il lui restait encore bien plus que de beaux restes. Entré chez lui à 59 anse, Pita-Gus Sowakula a malheureusement souffert de la comparaison, même s’il a connu des difficultés dans les cinq dernières minutes.

7. Peceli Yato : 8/10

Lorsque Yato passe un grand jour, certains signes sont indubitables. Son interception du 3e la minute en était une, même si elle a été annihilée pour une position de hors-jeu. Le meilleur était pourtant à venir, avec une action digne d’un trois-quarts international : décalage sur la passe de Belleau, accélération pour déposer Nché, et service parfait trente mètres plus loin pour l’essai de Jurand (5e). Mieux : toute sa première période s’est déroulée sur le même tempo. Malgré un choc à l’épaule au 39eil a donc recommencé, son contre-ruck du 52e étant tout près de provoquer le triplé de Jurand.

Challenge Cup – La tristesse des Clermontois
PA Images / Icon Sport – Gareth Fuller

6. Marcos Kremer : 6/10

A l’image de son équipe, il s’est montré particulièrement indiscipliné, à l’image de son énorme faute sur Grobler (26e) qui a miraculeusement échappé à un carton jaune. Mais pour le reste, toujours à l’image de son équipe, il s’est montré sous son meilleur jour, délivrant un énorme tampon à Kok pour débuter la première période, ou réalisant le concours qui a permis à l’ASM de passer à +10 juste avant de rentrer aux vestiaires. chambre. Auteur de 17 plaquages, il a cependant donné l’impression de manquer d’énergie en fin de match.

5. Tomas Lavanini : 5/10

Pris trop facilement en position de hors-jeu au 13eil a eu le mérite de rattraper immédiatement son retard à 15e, avec un bon scratch qui a permis à son équipe de rester en tête (10-9). Régulièrement utilisé comme porteur de ballon, il a peu progressé mais a au moins eu le mérite d’assurer sa préservation. Remplacé à la mi-temps par Thibault Lanen.

4. Rob Simmons : 5,5/10

Visiblement bouleversé par le brouhaha que lui a fait Etzebeth au 13el’Australien monte progressivement en puissance, signant un arraché de balle majeur sur Nche à l’origine de l’essai de Newsome (30e), puis en contrant deux touches (38e, 54e). Impossible toutefois de ne pas considérer qu’il a perdu son duel avec l’incroyable Eben Etzebeth, logiquement élu homme du match au terme d’une prestation titanesque.

3. Rabah Slimani : 6/10

Pénalisé à 26 anse pour ne pas sortir assez vite de la zone de plaquage, il a réussi tant bien que mal avec le rythme élevé de la première période, profitant même de l’unique mêlée du premier acte pour bousculer la référence Nche à la 35ee. , avant de le dominer une dernière fois à la 59eejuste avant de céder sa place avec le sentiment du devoir accompli à Cristian Ojovanmalheureusement trop vite surpris par le pick and go de Koch (62ee) puis « éteint » par une charge de Buthelezi et quitte le terrain à 75e.

2. Étienne Fourcade : 7/10

Comme à son habitude, le talonneur auvergnat s’est fait remarquer par son énorme activité, réalisant un superbe concours à 10e et surtout la bagatelle de 16 plaquages ​​(deuxième meilleur total côté ASM). Précis sur ses lancers en touche, il a également apporté sa contribution en mêlée, au point de subtiliser un ballon à une introduction sud-africaine (59e).e). Maintenu sur le terrain 75 minutes par Christophe Urios, avant de le remplacer par Yohan Beheregaray.

1. Giorgi Beria : 8/10

Dans un match qui ne semblait pas conçu pour lui sur le papier, l’ancien champion du monde U20 s’est illustré à de nombreuses reprises dans le jeu au sol (19 ballons touchés au total !), avec notamment une très belle ligne de course dans la construction de l’essai de Jurand. (20e). Un surplus d’activité qu’il a sans doute payé un peu lors du deuxième acte, avec un certain déchet (deux ballons perdus, autant de penaltys concédés). De quoi gâcher cependant une prestation majeure sur 80 minutes, qui l’a sans doute remis comme candidat à la tournée des Bleus en Argentine cet été.

 
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