«C’est bien d’être au sommet, mais il faut y rester»

«C’est bien d’être au sommet, mais il faut y rester»
«C’est bien d’être au sommet, mais il faut y rester»

Souldia et Lost consolident encore une fois leur statut de poids lourds du rap québécois, cette fois avec la sortie de Portrait de robotun album collaboratif sorti sans prévenir sur les plateformes dans la nuit du 3 mai.

Humbles, mais pleinement conscients du talent et de la carrière qu’ils ont entre les mains, Lost et Souldia n’hésitent pas à se décrire comme des « leaders » dans le monde du rap québécois. L’album Portrait de robotarriver comme un boulet de canon dans l’angle mort de l’industrie et des admirateurs vendredi, prouve que les bottes prêchent par l’exemple.

«C’est bien d’être au sommet, mais il faut y rester», affirme Souldia avec assurance, en visioconférence avec Lost et Le journal. “Au stade où nous en sommes, c’est nous qui devons mener la danse et nous voulions surprendre les gens”, ajoute Lost, avec un sourire narquois, signe de sa fierté pour ce nouveau projet.

Après de nombreuses collaborations sur leurs projets respectifs, notamment sur le titre certifié or Le bonheur des autres, sur lequel figurent également White B et MB, Lost et Souldia ont enfin trouvé le temps pour un album complet. Un disque qui devait évidemment être réalisé, puisque les deux MC n’ont eu besoin que de cinq jours enfermés dans un chalet près de Rivière-du-Loup pour y arriver.

“C’est arrivé si naturellement, nous n’avons même pas eu besoin de nous parler et toutes les chansons se sont déroulées d’elles-mêmes”, expliquent les rappeurs.

« Éternels insatisfaits »

Si l’alchimie entre Souldia et Lost saute aux yeux lorsqu’ils se retrouvent sur les mêmes chansons, c’est parce que les deux ont des parcours de vie similaires. Aujourd’hui, pères de famille et artistes, ils partagent encore la colère et la faim qu’ils éprouvaient lorsque les manigances et la prison étaient le quotidien.

Lost, originaire de Montréal et Souldia, originaire de Québec.

Photo Agence QMI, Joël LEMAY

« Avant, nous avions littéralement faim ; nous voulions juste apporter du pain à la table », se souvient Souldia. « Nos vieux souvenirs sont une Source d’inspiration, mais ici, c’est une soif de défis que nous avons, de toujours nous renouveler et challenger. Nous sommes éternellement insatisfaits », poursuit Lost.

Un court métrage bonus

Éternels insatisfaits, Souldia et Lost ne se contentent pas d’une surprise qui ravira les oreilles, mais aussi les yeux, avec deux clips vidéo qui forment un court métrage d’environ douze minutes aux saveurs de film mafieux. En équipe avec le réalisateur Usef Naït et Productions Iceland Film inc., ils ajoutent une bonne dose de puissance au titre Hier encorequi ouvre l’album, et à la chanson Laisse-moi.

Spectacles de lancement de l’album surprise Portrait de robotpar Souldia et Lost, présenté sous Discs 7e Ciel, aura lieu le 31 mai à l’Impérial Bell à Québec et le 8 juin au Club Soda à Montréal.

 
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