Les inégalités de richesse ont diminué en Suisse – .

Les inégalités de richesse ont diminué en Suisse – .
Les inégalités de richesse ont diminué en Suisse – .

Le nombre de millionnaires en Suisse devrait augmenter de 19% d’ici 2028, soit plus qu’aux Etats-Unis et en France, mais diminuer au Royaume-Uni, selon UBS.

De plus en plus de personnes profitent du processus de constitution de patrimoine. Le pourcentage d’adultes appartenant à la tranche de richesse la plus basse (moins de 10 000 dollars) a diminué de moitié depuis le début du siècle. La plupart d’entre eux sont passés à la tranche supérieure, entre 10 000 et 100 000 dollars. En conséquence, les individus ont trois fois plus de chances de devenir millionnaires qu’il y a 23 ans, selon un rapport publié mercredi par UBS à la presse, qui couvre 56 pays et représente 92 % de la richesse mondiale. Il a révélé qu’au total, les millionnaires représentent 1,5 % de la population adulte.

Le processus de normalisation a repris en 2023. La croissance de la richesse revient à 4,2% en 2023, après une contraction de 3% en 2022 qui résultait principalement d’un effet de change. On peut parler de normalisation puisque seules trois années ont vu une contraction de la richesse (2008, 2015 et 2022), explique Paul Donovan, économiste en chef chez UBS Wealth Management.

La Suisse arrive en tête du classement de la richesse moyenne par adulte, selon UBS. Elle devance le Luxembourg, Hong Kong et les Etats-Unis. La richesse est ici mesurée en dollars. Elle est définie comme la somme des actifs financiers (actions, obligations et liquidités) et réels (immobilier) et diminuée de l’endettement. Cet effet de change explique pourquoi la richesse a diminué de 6% en 2023 en Suisse alors qu’elle a augmenté de 3,6% en francs.

« La Suisse est en tête en termes de richesse moyenne par adulte, selon UBS »

Richesse moyenne par adulte de 709 612 $ en Suisse

Contrairement à la croyance populaire, les inégalités de richesse ont diminué en Suisse depuis 2008. La valeur médiane (le nombre d’adultes riches au-dessus et en dessous de cette valeur est égal) a atteint 171 035 dollars en Suisse et elle a augmenté plus que la moyenne (709 612 dollars), ce qui montre que les adultes des tranches de richesse inférieures ont augmenté leur richesse plus que les autres. La croissance de la médiane a atteint 75,7% en francs et celle de la moyenne 42,8%.

En Suisse, les actifs financiers représentent les deux tiers du total et les dettes environ un cinquième. De plus, le coefficient de Gini, qui mesure les inégalités dans un pays, a diminué depuis 2008. Selon UBS, la Suisse compte 1054 millionnaires en dollars.

En 2023, les adultes les plus riches se trouvent dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), avec 166 000 dollars, devant l’APAC (156 000 dollars) et les Amériques (146 000 dollars). Mais la croissance la plus lente de la richesse moyenne depuis la crise financière provient de la région EMEA (41 %), bien en dessous des Amériques (110 %) et de l’APAC (122 %).

« Les gens ont trois fois plus de chances de devenir millionnaires qu’il y a 23 ans. »

Perspectives favorables pour la Suisse

La croissance de la richesse ralentit partout dans le monde, passant de 7 % entre 2000 et 2010 à 4,5 % depuis lors. Donovan impute ce ralentissement à la démographie et aux taux de change.

À l’avenir, l’augmentation de la richesse variera fortement d’une région à l’autre.

Le nombre de millionnaires devrait augmenter de 19% en Suisse d’ici 2028, pour atteindre 1253. Ce rythme de progression dépasse celui des Etats-Unis et de la France (+16%) et de l’Allemagne (+14%). Il contraste surtout avec le recul attendu au Royaume-Uni (-17%), qu’UBS justifie par un effet de base. Le nombre de millionnaires au Royaume-Uni est en effet très élevé par rapport à la taille de l’économie.

Un énorme transfert de richesse

Un vaste transfert de richesse, horizontal cette fois, est annoncé par UBS. Pas plus ni moins de 83 000 milliards de dollars de fortunes vont changer de mains d’ici 20 à 25 ans. Le montant représente une année de PIB mondial.

En raison de l’espérance de vie plus longue des femmes, le transfert se fera du mari à la femme, notamment aux États-Unis, explique Paul Donovan. Il s’avère que 9 000 milliards seront transférés entre conjoints. Et 10 % des 83 000 milliards passeront à la génération suivante. Les besoins et les profils de risque sont généralement différents d’une génération à l’autre, notamment en termes de critères ESG.

 
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