« J’avais l’impression d’avoir gravi une autre marche », admet Manuel Escribano. – .

« J’avais l’impression d’avoir gravi une autre marche », admet Manuel Escribano. – .
« J’avais l’impression d’avoir gravi une autre marche », admet Manuel Escribano. – .

Manuel Escribano ne déçoit jamais. Le torero cherche toujours à impressionner son public en prenant des risques à la puerta gayola, en s’impliquant dans le tercio de piques ou en cherchant des passes improbables chez l’un de ses adversaires. Cette année, il a franchi un cap en faisant monter l’afición de la Maestranza, puis de Las Ventas. Il récolte ainsi les lauriers de son courage, de son abnégation et de son talent. Bayonne en profitera vendredi soir. Manuel Escribano revient très motivé.

Quels souvenirs gardez-vous de votre corrida de 2023 à Bayonne avec un retour triomphal ?

Je garde évidemment un très bon souvenir de cette journée. Car c’était l’un des après-midi les plus importants de l’année dernière. Je pense avoir donné une prestation complète tout l’après-midi. Je me suis régalée. Avec une tauromachie détendue et pleine d’émotions, comme je les aime. Et surtout, retrouver cette aficionado de Bayonne et du Pays Basque que j’aime tant. Quel plaisir ! J’ai pu démontrer le grand moment dans lequel je suis.

Vous revenez cette année, que représente Bayonne pour vous ?

Revenir à Bayonne est toujours très important, d’autant plus que c’est une arène dans laquelle, je le répète, j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à faire des corridas. De plus, Bayonne est une arène très importante dans le Sud-Ouest et en France. Je dois beaucoup à la France et j’ai toujours triomphé à Bayonne. C’est vraiment une arène spéciale pour moi.

Sentez-vous que votre statut a changé depuis votre grand triomphe à Séville ?

Après Séville, j’ai évidemment senti que j’avais fait un pas de plus. Ce pas supplémentaire vers un nouveau public dont nous, les toreros, avons tant besoin, vers ceux qui sont moins aficionados. Les aficionados me connaissent, bien sûr, mais ce que j’ai pu démontrer à Séville en termes de courage, de valeurs, d’engagement, toutes ces émotions fortes ont directement touché ceux qui étaient là ce jour-là et qui me connaissaient peut-être un peu moins. C’est un moment extrêmement important dans ma carrière.

Parlez-nous de cette corrida à Séville ?

Pour résumer cet après-midi incroyable et unique pour moi, en fait ce serait très long, mais disons pour résumer en une seule expression que ce fut une soirée épique. La plus importante de ma vie. Celle où j’ai ressenti le plus de magie Et celle où j’ai perçu le plus d’émotions en ressentant physiquement les vibrations de ces arènes de Séville en larmes. Ce fut un moment exceptionnel. Grandiose. A partir du moment où tu sais que tu es annoncé sur l’affiche d’une telle feria, tu te dis qu’il faut se dépasser, que tu vas donner le meilleur de toi-même, mais en fait c’était même au-delà de tout ça. L’émotion ressentie ce jour-là était unique. Magique.

Le mano a mano est-il une forme particulière de corrida ? Comment se prépare-t-il ?

Un mano a mano est toujours quelque chose d’important. Qu’il y ait une rivalité dans le bon sens du terme. J’ai une pensée pour Borja Jimenez qui devait être à Bayonne vendredi, mais il s’est blessé à Pampelune. Je vais donc concourir avec Fernando Adrian. Nous sommes tous les deux vainqueurs dans deux Ferias très importantes comme Séville et Madrid. Deux toreros dans un très grand moment. Je suis vraiment très préparé mentalement pour triompher à Bayonne.

Il y aura également deux fermes différentes. Qu’en pensez-vous ?

J’aime beaucoup ces deux élevages. Ils sont dans une très bonne période, avec des succès importants. J’ai une grande confiance dans ces deux élevages et l’année dernière, par exemple, j’ai eu un grand triomphe près de Valence avec les taureaux de Criado. Monte La Ermita et Criado sont deux très bons élevages.

Que représente la France pour vous ?

La France a été très importante dans ma carrière. Je dirais même le pilier pour sortir de l’ostracisme. La France est extrêmement importante pour la tauromachie. Et la France est très reconnaissante des triomphes et sait récompenser ceux qui jouent la vie avec la cape et l’épée.

Cartels

Vendredi à 18h30 : corrida blanche entre Mérida et Monte la Hermita, au corps à corps, pour Manuel Escribano et Fernando Adrian.
Samedi à 18h30 : corrida à cheval de Romão Tenorio (Portugal) pour Pablo Hermoso de Mendoza, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza. Billetterie au bureau de l’aréna et en ligne sur arenes.bayonne.fr

 
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