« On ne joue pas avec la France » – .

Gérard Larcher, président (Les Républicains) du Sénat, entouré d’Emmanuel Macron et de Nicolas Sarkozy, lors de la commémoration du 84e anniversaire de l’Appel du 18 juin, au Mont Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine), le 18 juin 2024. LAURENCE GEAI /MYOP FOR “LE MONDE”

Le président (Les Républicains, LR) du Sénat, Gérard Larcher, est furieux de la dissolution de l’Assemblée nationale, décidée par Emmanuel Macron il y a un mois. Devant ses visiteurs, il ne s’épargne pas ses critiques sur l’opération risquée lancée par le chef de l’Etat le 9 juin, et ses conséquences, qui ne sont pas moins risquées. « Je pensais que le président devait clarifier le paysage politique… »soupire l’élu des Yvelines, selon qui la situation à l’Assemblée nationale, composée de « trois minorités »est plus confus que jamais. « Cette dissolution est un gâchis extraordinaire pour le pays. On ne joue pas avec la France »accuse-t-il, déplorant que la flamme olympique, attendue le 14 juillet au Palais-Bourbon, ne puisse être accueillie par l’occupant du perchoir, qui ne sera élu que le 18 juillet. Tout un symbole.

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Mardi 9 juillet, peu avant le dîner, Gérard Larcher a été reçu une nouvelle fois par Emmanuel Macron à l’Elysée, au lendemain du second tour des législatives. Il lui a conseillé d’attendre avant de former un nouveau gouvernement : « Il faut de la sérénité et de la responsabilité, dans l’intérêt du pays, il soutient. Laissons-nous le temps pour que la raison l’emporte sur les pulsions.

Alors que le chef de l’Etat espère construire une large coalition pour gouverner, comme il l’a exprimé dans sa lettre au peuple français mercredi 10 juillet, le président du Sénat a esquissé les lignes rouges de LR (rebaptisé « La Droite républicaine »), précisant que sa famille politique n’avait pas l’intention d’entrer pour l’instant dans un gouvernement, ni de faire partie d’une coalition arbitrairement décidée d’en haut.

Gérard Larcher privilégie le scénario de « cabotage législatif »Texte par texte, il revient à chaque partie de la Chambre de se positionner sur les projets de loi soumis au vote par le nouvel exécutif. La droite fera des propositions sur un certain nombre de sujets (sécurité et immigration, justice, simplification, pouvoir d’achat, etc.) et « Le futur Premier ministre, qui définit et conduit la politique de la nation, devra dire s’il les assumera ou non. ».

Gérard Larcher furieux contre la frivolité d’Emmanuel Macron

M. Larcher a prévenu que si le Nouveau Front populaire (NFP) – arrivé en tête dimanche 7 juillet, mais très loin de la majorité absolue – venait à s’imposer à Matignon, il considérerait cette option comme une « coup d’État démocratique » et appellerait immédiatement à la censure d’un tel gouvernement. « Si le Premier ministre est issu du NFP, nous allons le gêner »menace le président du Sénat, selon lequel la participation de La France Insoumise (LFI) à cette union de la gauche est une tache qui disqualifie d’emblée les autres formations politiques de l’alliance.

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