Environ 75 % des locataires montréalais estiment qu’ils ne pourront pas acheter une maison d’ici 5 ans – .

Environ 75 % des locataires montréalais estiment qu’ils ne pourront pas acheter une maison d’ici 5 ans – .
Environ 75 % des locataires montréalais estiment qu’ils ne pourront pas acheter une maison d’ici 5 ans – .

Selon l’étude commandée par l’organisme Vivre en Ville et publiée mercredi en partenariat avec la Ville de Montréal, les ménages qui ont déménagé en 2024 ont connu une augmentation de loyer d’environ 24 % d’un appartement à l’autre. Le montant moyen payé par les locataires montréalais est de 962 $ pour 1 chambre, 1 134 $ pour 2 chambres, 1 135 $ pour 3 chambres et 1 156 $ pour 4 chambres et plus.

De plus, 15 % des ménages locataires du Grand Montréal qui ont répondu au sondage — un total de 1 579 locataires montréalais — ont déclaré qu’ils auraient connu l’itinérance en 2024, soit 5 % de plus qu’en 2023.

L’enquête Léger démontre également que le segment des unités dont le loyer se situe entre 500 $ et 749 $ est en forte baisse (passant de 25 % à 18 % de l’ensemble des unités), tandis que le segment des unités dont le loyer est supérieur à 1 250 $ est en forte croissance (passant de 21 % à 28 % de l’ensemble des unités).

Autres faits saillants de l’enquête Léger :

  • 84 % des locataires montréalais ne connaissent pas la section G du bail, qui indique le prix le plus bas payé pour le logement au cours des douze derniers mois;
  • 11 % des locataires montréalais se sont déjà adressés au Tribunal administratif du logement pour fixer leur loyer, une augmentation relative de 37,5 % depuis 2023 ;
  • 85 % des locataires montréalais estiment que leur logement est en bon état, comparativement à 14 % qui estiment que leur logement est en mauvais état ;
  • 59 % des locataires montréalais ont comme propriétaires des particuliers;
  • 8 % des locataires montréalais reçoivent un supplément pour payer leur loyer. Une proportion stable par rapport à 2023 (7 %).

« La crise du logement touche tout le monde. Cette deuxième étude démontre que le logement locatif devient de moins en moins abordable », a réagi Robert Beaudry, responsable de l’itinérance, de l’urbanisme et de l’OCPM au comité exécutif de la Ville de Montréal.

« Le constat est clair : les locataires paient de plus en plus cher leur loyer, ils utilisent de plus en plus le TAL et n’ont tout simplement pas accès à toutes les informations auxquelles ils ont droit. »

– Robert Beaudry, responsable de l’itinérance au comité exécutif de la Ville de Montréal

L’accès à l’information est nécessaire

Selon Vivre en Ville, l’enquête met en évidence la « dégradation de la situation du logement » ainsi que « la pertinence de données précises et annualisées pour suivre l’évolution du marché résidentiel ».

«[…] « Nous n’avons pas un portrait réel de la situation locative. Ce manque d’information rend la vie des ménages québécois plus difficile et nuit à la prise de décision de nos élus. Ce que les premières données disponibles pour les ménages montréalais nous démontrent, c’est qu’il y a un besoin d’améliorer l’accès à l’information et une réelle volonté des citoyens de contribuer », a souligné Adam Mongrain, directeur – Habitation à Vivre en Ville, dans un communiqué.

Voir aussi : La crise du logement se poursuit au-delà du 1er juillet pour de nombreuses familles

La Ville de Montréal a profité du dévoilement de cette nouvelle enquête pour réitérer sa demande au gouvernement du Québec de mettre en place un « Registre national des loyers ».

« Notre administration est fermement engagée à remédier à la situation et à mettre en place les mesures nécessaires pour que la population puisse trouver un logement adapté à son budget. C’est pourquoi nous soutenons nos partenaires en habitation, comme Vivre en Ville, dans le maintien de leur registre des loyers. Tous les paliers de gouvernement doivent être impliqués pour traverser la crise », a déclaré Robert Beaudry.

L’étude complète menée par Léger sur l’ensemble du territoire québécois sera rendue publique l’automne prochain.

 
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