Le Conseil d’État propose des mesures pour protéger les droits et la santé des personnes LGBTIQ – .

Le Conseil d’État propose des mesures pour protéger les droits et la santé des personnes LGBTIQ – .
Le Conseil d’État propose des mesures pour protéger les droits et la santé des personnes LGBTIQ – .

Le Conseil d’Etat présente un rapport sur la protection des droits et de la santé des personnes LGBTIQ dans le canton de Neuchâtel, en réponse à un postulat accepté par le Grand Conseil. Considérant l’impact sur la santé et le cercle large (famille, école, travail et espace public) dans lequel les discriminations peuvent être vécues, le gouvernement propose trois axes d’action prioritaires : renforcer la sensibilisation et la prévention, soutenir de manière ciblée les partenaires privés et désigner l’Office de la politique familiale et de l’égalité (OPFE) comme interlocuteur privilégié au sein de l’administration cantonale.

Le 3 novembre 2021, le postulat 21.180 « Pour une protection multifactorielle des personnes LGBTIQ dans le canton de Neuchâtel » a été accepté par le Grand Conseil. Ce postulat demandait au Conseil d’Etat de faire le point sur la situation des personnes LGBTIQ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, intersexes et queers) dans le canton de Neuchâtel et de proposer des mesures concrètes de prévention contre les discriminations à leur égard.

Pour répondre à ce postulat et réfléchir aux mesures à mettre en œuvre, un grand nombre d’entités publiques et parapubliques, d’acteurs et d’intervenants du domaine, ainsi que de spécialistes travaillant au sein d’autres collectivités publiques romandes ont été consultés. Les personnes directement concernées ont également été invitées à s’exprimer en participant à une enquête de grande ampleur. Le bilan ainsi dressé montre que, dans le canton de Neuchâtel comme ailleurs, les personnes LGBTIQ sont exposées à la violence et à la discrimination. Particulièrement les jeunes.

Violences contre les personnes LGBTIQ
Les violences et discriminations envers les personnes LGBTIQ sont devenues plus visibles ces dernières années, mais leur dénonciation ne les a pas réduites. Les personnes LGBTIQ continuent d’y être largement exposées, dans leurs interactions sociales, familiales ou professionnelles, ainsi que sur les réseaux sociaux. Cela a des conséquences néfastes sur leur santé physique, psychologique et sexuelle. En termes de santé et de sécurité, elles sont ainsi confrontées à des facteurs de risque accrus alors même qu’elles bénéficient de facteurs de protection limités.

Un objectif de cohésion sociale pour le canton
Au vu des données disponibles au niveau national et cantonal, de l’enquête menée dans le canton de Neuchâtel et des recommandations formulées par le Conseil fédéral, il apparaît nécessaire que l’Etat agisse pour réduire les risques et renforcer la protection des personnes LGBTIQ. Trois domaines d’action prioritaires ont été identifiés :

  • Renforcer la sensibilisation et la prévention auprès des jeunes, des professionnels et de la population en général ;
  • Fournir un soutien ciblé aux partenaires privés venant en aide aux personnes sinistrées ou à leurs proches ;
  • Désigner l’Office de la politique familiale et de l’égalité (OPFE) comme interlocuteur privilégié au sein de l’administration cantonale.
 
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