Didier Deschamps après Espagne – France (2-1). « On n’a pas eu 100% de notre potentiel » – .

Didier Deschamps après Espagne – France (2-1). « On n’a pas eu 100% de notre potentiel » – .
Didier Deschamps après Espagne – France (2-1). « On n’a pas eu 100% de notre potentiel » – .

Je ne vais pas donner la responsabilité à l’un plus qu’à l’autre. La responsabilité, c’est moi. Après, bien sûr, Kylian a eu un traumatisme (nez cassé le 17 juin, NDLR). Contre une équipe espagnole avec cette qualité, il faut être à notre meilleur niveau. Aujourd’hui, même si on a bien commencé, on était un peu en-dessous. Je ne veux pas me trouver d’excuses. Mais quand on a commencé, on n’avait pas Aurélien (Tchouaméni), on n’avait pas Adrien (Rabiot) qui était blessé, on avait Dayot Upamecano qui est arrivé dans un état difficile. Donc on a fait le plus urgent en étant le plus efficace possible, malgré tout. Mais là, la marche était un peu plus haute, même si on a eu la chance d’ouvrir le score.

En quatre minutes, tout a changé. Dans le jeu, cette équipe espagnole a beaucoup de maîtrise. On a manqué de verticalité dans le sens du jeu, même si on a poussé jusqu’au bout. Je ne reprocherais pas aux joueurs d’avoir tout donné. Evidemment, ils n’étaient pas tous à 100% pour cette compétition pour différentes raisons.

Vous avez atteint les demi-finales mais votre parcours a été marqué par un débat sur la qualité du jeu offensif. Maintenant que c’est terminé, les trouvez-vous logiques et étaient-ce des signes avant-coureurs ?

Je ne suis pas là pour commenter les critiques, les débats. Je ne vais pas rentrer là-dedans, mais c’était factuel. Je n’ai jamais nié qu’on n’avait pas assez d’efficacité offensive. À partir de là, il a fallu s’adapter pour continuer malgré tout en atteignant la demi-finale. Après, chacun aura son analyse. Mais évidemment, on n’avait pas 100% de notre potentiel pour pouvoir faire ce qu’on sait faire, pour différentes raisons.

Comment expliquez-vous cette inefficacité offensive ?

C’est un peu de tout, même si ce sont surtout des tirs non cadrés. Tout dépend des joueurs, ça peut devenir un blocage. L’objectif est de faire le geste le plus relâché et surtout de viser. C’est ce qui nous manque depuis le début de la compétition. Malgré tout, on est en demi-finale et aujourd’hui, on a marqué ce but avec Kolo Muani. Mais évidemment, avoir un bon niveau d’efficacité comme on l’avait jusqu’à présent donne plus d’espaces et plus de situations où on peut être amené à gérer.

Olivier Giroud vous accompagne depuis votre prise de fonction en 2012, il a disputé son dernier match international. Que souhaiteriez-vous lui dire ?

Je vais lui dire directement. Il est déçu comme tous les joueurs. On se dit qu’il était là au départ, c’est le dernier qui restait depuis le premier match contre l’Uruguay (0-0, en août 2012). Il y a eu des périodes très difficiles pour lui, où il n’a pas été efficace non plus, ce qui ne nous a pas empêché d’être champions du monde et puis, au fil du temps, il a fini par être le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France. C’est un exemple de longévité, de sérieux, de professionnalisme. Même s’il y a eu moins de temps de jeu lors de ce tournoi, par rapport à nos discussions, il était à fond avec le groupe. Il a été l’un des leaders, même s’il n’était pas sur le terrain. Donc évidemment, il aurait été mieux de terminer dimanche (en finale, NDLR). Je veux lui dire bravo et merci pour tout ce qu’il a fait.

Il vous reste deux ans de contrat. Vous avez hâte d’être à la Coupe du monde 2026 ?

 
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