« Sans prétention », Gatineau crée la réaction avec son « audace » et un nouveau logo – .

« Sans prétention », Gatineau crée la réaction avec son « audace » et un nouveau logo – .
« Sans prétention », Gatineau crée la réaction avec son « audace » et un nouveau logo – .

Plusieurs élus autour de la table du conseil, dont la mairesse Maude Marquis-Bissonnette, portaient un gilet kangourou arborant le nouveau visuel de la Ville lors de la réunion de mardi, qui annonçait sur les réseaux sociaux « qu’il n’y a que des fous qui ne changent pas de logo et qu’on devait se moderniser, donc on passe au BOLD (pour faire référence au gras et à l’audace de la police) ».

«AudacieuxLa traduction est audacieuse. J’aime ça. J’ai rencontré toute l’équipe de direction la semaine dernière et un des messages que je leur ai transmis, avant même de voir le branding, c’était de dire que j’aimerais qu’on soit audacieux, qu’on n’ait pas peur d’être les premiers au Québec, qu’on en fasse plus pour nos citoyens. […]a lancé le maire élu il y a un mois. Je pense donc que cela reflète bien l’état d’esprit dans lequel nous sommes dans la Ville en ce moment. »

Pour l’essentiel, le symbole du logo vert et bleu utilisé depuis 2002, qui représente notamment les voies navigables traversant la ville, la lettre G et les cinq secteurs de la Ville, reste inchangé ; mais il a été décidé d’imiter d’autres grandes villes du monde en supprimant le nom « Ville de », ce qui permet, dit-on, de corriger des « lacunes de lisibilité ».

Le nom de la ville sera désormais également écrit en majuscules uniquement et en caractères audacieux (gras), ce qui, prétend-on, lui permettra de s’intégrer à la typographie du slogan « Gatineau pour la vie » et de rendre le logo plus audacieux et plus représentatif de la « personnalité de Gatineau », à savoir « fière et sans prétention; vivante et paisible; engagée et éprise de liberté ainsi qu’unificatrice et éclectique ».

L’ancien logo, utilisé depuis 2002, à gauche, et le nouveau visuel, qui sera utilisé désormais, à droite. (Ville de Gatineau)

La mairesse Marquis-Bissonnette ne voit pas d’enjeu dans le fait que le mot « ville » soit retiré de l’identité visuelle; bien au contraire. Il ne faut pas non plus, dit-elle, se voulant rassurante, penser que l’administration municipale a alloué des budgets à ce volet alors que plusieurs enjeux quotidiens préoccupent les citoyens.

« C’est dans l’air du temps, on a vu Montréal le faire entre autres, d’autres villes au Québec (aussi). Je trouve que c’est bien », a-t-elle répondu. « Ça s’est fait à coût zéro. C’est vraiment la bonne nouvelle, c’était très bien planifié. » […] Les gens n’ont pas à s’inquiéter, nous allons continuer à nous intéresser et à faire plus pour les nids-de-poule, l’asphalte, les services de base, c’est sûr.

Gatineau Mayor Maude Marquis-Bissonnette. (Patrick Woodbury/Le Droit)

Selon le maire, ce nouveau logo « incarne notre fierté collective, symbolise notre dynamisme, notre attachement à notre territoire et notre profond engagement envers le développement de la population gatinoise ».

Une publicité qui devient virale

« Dites-en du mal, dites-en du bien, mais dites-en du bien », dit le dicton.

Le dévoilement, qui devait initialement avoir lieu lors d’une séance préparatoire du caucus à la Maison du citoyen, a en fait eu lieu sur Facebook plus tôt que prévu, à tel point que la Ville a choisi de retirer sa publication – qui avait déjà suscité plusieurs réactions – avant de la republier plus d’une heure plus tard.

Rapidement, parmi les internautes, les commentaires ont afflué de partout à propos de ce changement : si certains l’ont décrit comme beau ou ont salué l’audace du nouveau visuel, beaucoup ont notamment souligné qu’ils préféraient l’ancien logo, que la Ville devrait avoir d’autres priorités ou qu’ils pensaient carrément qu’il s’agissait d’une blague. La référence à un mot anglais (audacieux) comme slogan pour parler du changement de marketing a également été critiqué par d’autres à une époque où le français est en déclin.

« Je comprends le message et l’utilisation de l’italique lorsqu’on utilise un anglicisme, mais je pense qu’un terme plus francophone aurait été approprié pour expliquer ce changement », écrit un citoyen.

Des élus satisfaits

De leur côté, les élus municipaux ont salué ce renouvellement.

« La ville a le devoir de se moderniser et je pense qu’elle l’a très bien fait », a déclaré le conseiller municipal de Hull-Wright et président du comité exécutif, Steve Moran.

Plusieurs élus portaient mardi un chandail kangourou affichant la nouvelle image de marque de la Ville de Gatineau. (Patrick Woodbury/Le Droit)

Pour la conseillère du district de Deschênes et nouvelle présidente du Comité consultatif d’urbanisme, Caroline Murray, il fallait « se réinventer » après plus de deux décennies avec la même image.

Steven Boivin, président du conseil municipal et conseiller du district d’Aylmer, a indiqué que cette nouveauté « ne change pas le monde » mais permet de s’inspirer des tendances et de simplifier le logo.

Pas de frais supplémentaires

Le logo modernisé, qui sera déployé graduellement dès maintenant, n’engendre aucun coût supplémentaire pour la Ville puisque l’exploitation et le développement du guide ont été entièrement réalisés à l’interne par l’équipe du Service des communications, tandis que les changements futurs seront financés à même les budgets opérationnels existants.

Il n’est donc pas question de voir un changement radical ; les anciens et les nouveaux logos cohabiteront dans les années à venir.

« La Ville remplacera les logos au fur et à mesure des besoins. Par exemple, en ce qui concerne la signalisation, le parc de véhicules, les équipements et la papeterie, la transition se fera graduellement, soit lors du renouvellement des outils, soit lors de nouvelles acquisitions », précise-t-on.

Les élus de Gatineau se sont réunis en caucus préparatoire mardi après-midi avant la première séance du conseil municipal du nouveau maire Marquis-Bissonnette. (Patrick Woodbury/Le Droit)

Le processus de modernisation de l’image de marque, qui s’accompagne également de la création d’un microsite sur les nouvelles normes graphiques et qui allégera la charge tant pour l’administration que pour les fournisseurs – une première parmi les grandes villes québécoises – a débuté à l’automne 2022.

La directrice des communications, Marie-Hélène Rivard, a expliqué aux élus que le nouveau logo « a été pensé de façon logique » car nous avons « volontairement conservé le symbole » puisqu’il est recommandé sur le terrain de conserver les éléments identitaires même en faisant un changement.

« Cela peut paraître anodin, mais en fait, il n’y a pas changement de marque « qui est en train d’être reconstruit à partir de zéro », a-t-elle déclaré.

L’administration municipale souligne que l’objectif est « d’avoir une marque rassembleuse qui soit reconnue, authentique, inspirée de son territoire, affiche sa personnalité, révèle son offre de services et place le citoyen en premier », en plus de contribuer à rafraîchir l’image projetée par la quatrième plus grande ville de la province.

On croit également que le changement donnera une image plus contemporaine, adaptée aux tendances actuelles, attirera davantage l’attention et ravivera l’intérêt pour la Ville; en plus d’améliorer sa lisibilité à petite échelle et de renforcer la reconnaissance de la marque Gatineau.

Efficacité à long terme et économies de coûts

Le Département des communications a indiqué à la Droite que cette refonte permettra également des gains significatifs en termes de « notoriété, d’efficacité et de gain de temps » en plus de réduire les coûts de production – tant de matières que de main d’œuvre – et de maintenance.

Le logo sur les quelque 800 véhicules municipaux ne changera pas du jour au lendemain. (Archives, Le Droit)

« Pour l’habillage d’un véhicule, les économies sont estimées à au moins 150 $ et 3 heures de production en moins (à l’interne) par véhicule. Évidemment, comme les changements se feront graduellement, les économies de coûts seront étalées dans le temps, mais il n’en demeure pas moins que si l’on remplaçait d’un coup toute la flotte de l’entreprise (plus de 800 véhicules), cela pourrait représenter une économie de près de 140 000 $ », citent-ils en exemple.

Une économie de 7 500 $ par année pour le remplacement des panneaux de signalisation, dont la durée de vie sera augmentée, est également prévue, précise-t-on.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV VIDÉO. Un impressionnant geyser d’eau jaillit à Clermont : que s’est-il passé ? – .
NEXT dans la capitale, un 14 juillet sur fond de flamme olympique – .