François Pardailhé, ténor – .

François Pardailhé, ténor – .
François Pardailhé, ténor – .

l’essentiel
Le festival de Toulouse réunit quatre jeunes talents de la musique classique de la Ville rose dans la programmation « Prodiges », jeudi 11 juillet, à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines avec, notamment, le ténor François Pardailhé.

Le ténor toulousain François Pardailhé participe au programme « Prodiges » avec ses collègues la soprano Claire-Lise Bouyssou, l’altiste Baptiste Donadio et le pianiste Constant Desprès. Ils interpréteront des œuvres de Scriabine, Brahms, Weill, Albeniz et Mozart dans le cadre du Festival de Toulouse. Discussion avec François Pardailhé.

Etes-vous fier de participer au spectacle « Prodiges » avec trois autres jeunes talents toulousains ?

Oui, car j’habite à Toulouse et je défends Toulouse. C’est aussi un grand plaisir de ne travailler qu’avec des Toulousains à Toulouse. Ce n’est pas si courant car nous avons tous nos projets ici et là, même si nous avons parfois été en classe ensemble ou à la Maîtrise du Conservatoire, comme c’est le cas de l’altiste Baptiste Donadio. Je connais aussi la soprano Claire-Lise Bouyssou depuis qu’elle était toute petite à la Maîtrise de la cathédrale Saint-Etienne puis au Conservatoire de Toulouse. Je suis ravie qu’on nous fasse confiance dans ce programme jeunesse car nous prenons tous notre envol. C’est d’autant plus satisfaisant qu’il n’est pas si courant à Toulouse que des Toulousains soient récompensés… Très peu de Toulousains travaillent à Toulouse. C’est dommage car on est souvent obligé de partir pour mieux revenir.

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Comment va s’organiser ce concert à quatre ?

Quand Julien Martineau, le directeur artistique du festival, nous a proposé cette création, il a fallu qu’on se réunisse pour répondre au projet et préparer le programme. Claire-Lise, Baptiste et Constant qui se connaissent bien du conservatoire ont préparé les choses ensemble. Ensuite, faire un bon concert avec des chanteurs d’opéra parce que Claire-Lise et moi sommes chanteurs d’opéra, c’est faire de l’opéra et accessoirement de la mélodie française. Nous avons donc choisi des mélodies pour que Constant puisse nous accompagner au piano avec un duo puis un quatuor. J’ai arrangé une partition de « La Veuve joyeuse » pour faire une pièce à quatre. Constant qui est pianiste concertiste a fait un énorme travail pour être accompagnateur ce qui est très différent. Il est tellement fantastique que nous envisageons de continuer ensemble par la suite et peut-être même tous les quatre.

Ce plateau témoigne également de l’excellence toulousaine au niveau du conservatoire, notamment en chant lyrique, avec la récente Victoire de la musique de Juliette Mey ?

Il faut remercier le Conservatoire de Toulouse qui forme entre 2000 et 3000 élèves, ce qui en fait l’un des plus grands conservatoires de France. Parmi les professeurs, on compte de nombreux professeurs titulaires qui ne font pas partie de l’Orchestre du Capitole et d’autres qui le sont, ce qui donne un mélange idéal d’enseignement et de pédagogie pour la formation. Tout le monde ne sait pas toujours placer Toulouse sur une carte, mais tous les musiciens d’Europe savent placer Toulouse, le Théâtre du Capitole et surtout l’Orchestre National du Capitole sur une carte. Toulouse a acquis une notoriété et une excellence grâce au Maestro Plasson. Marseille et Bordeaux n’ont pas eu cette chance.

Quels sont vos projets ?

Nous sommes en contact avec le festival Déodat de Séverac pour ce coffret « Prodiges » mais rien n’est fait. Quant à moi, je chanterai à Sète pour le festival de Saint-Louis en août. Je participe aussi, cet été, à un festival à Belbèze en Comminges pour être dans un « Requiem » de Mozart. Puis à la rentrée, je chanterai mon premier Nadir dans « Les Pêcheurs de perles » avec à la baguette Emmanuel Plasson, le fils de Michel, près de Béziers.

Quel est le rôle que vous rêvez de chanter ?

Nadir. Sinon, il y a plein de rôles de rêve, mais ce que j’ai déjà envie, c’est de jouer des rôles dans des maisons d’opéra et de revenir sur la scène toulousaine à l’Opéra du Capitole en tant que soliste. J’y ai commencé en 2019 et depuis, je viens régulièrement dans le chœur, mais je me sens mieux en soliste. Donc s’il y a des rôles que j’aimerais faire, c’est en faire beaucoup et les faire chez moi à Toulouse.

Jeudi 11 juillet à 21h, à l’auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines (place Saint-Pierre) à Toulouse. Tarifs : de 15 à 19 €. Tél. 05 17 42 31 31. metropole.toulouse.fr/actualites/festival-de-toulouse
 
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