La folle ascension de Guillaume Lepers au Palais Bourbon – .

La folle ascension de Guillaume Lepers au Palais Bourbon – .
La folle ascension de Guillaume Lepers au Palais Bourbon – .

« J’ai l’impression de revivre le même moment qu’aux municipales… » Ce dimanche 7 juillet, alors qu’il se dirigeait de sa mairie vers le hall d’entrée de la mairie, Guillaume Lepers savourait sa victoire et les chaleureux applaudissements qu’il a reçus. L’homme de droite, gaulliste depuis l’enfance et chiracien à l’adolescence, a sûrement, en devenant député, réalisé un vieux rêve qu’il jugeait peut-être utopique. Vers 19 heures, alors que les bulletins étaient comptés, il n’y croyait toujours pas, criant même « C’est fini » en apprenant les premiers résultats dans le Fumélois. Et pourtant…

Arrivé dans la bastide en 2007 pour travailler au siège de Gifi, Guillaume Lepers se fait rapidement un nom dans les rangs de la droite départementale. Il s’implique rapidement dans un club baptisé Villeneuve Passion et rejoint le comité directeur. En 2008, il est même colistier de Florence Graneri, sans pour autant être en position de devenir conseiller municipal. En 2010, il prend la présidence de Villeneuve Passion, devenant ainsi le chef de file de la droite villeneuvoise, mise à mal depuis neuf ans par Jérôme Cahuzac.

En 2013, Jean-Louis Costes, alors élu député de la troisième circonscription, le choisit comme suppléant, le faisant entrer à l’Assemblée nationale. En 2014, la droite se met en branle, espérant battre Patrick Cassany, qui avait pris les rênes de la bastide après la destitution de Jérôme Cahuzac. Et alors que certains voyaient Guillaume Lepers prendre la tête de la liste, il se retrouve neuvième sur celle de la droite unie au second tour, arguant qu’il est trop tôt pour tenter sa chance au fauteuil de maire. Prendre du recul pour mieux bondir. Tel est alors son credo.

Première épreuve du feu

En attendant son tour, il est élu conseiller départemental ; il devient chef de file de l’opposition à l’Hôtel Saint-Jacques en 2015, et apprend.

En 2020, aux municipales, l’homme ose enfin franchir le pas, face à une gauche divisée, mais aussi à Étienne Bousquet-Cassagne, candidat du Front national qui avait atteint à deux reprises le second tour des législatives. Et Guillaume Lepers crée une première fois la surprise, dès le premier tour, en arrivant en tête avec 35 % des voix, puis en remportant le fauteuil de maire avec 50 % des voix. Il enterre ainsi l’ère Cahuzac et renverse une ville dirigée par la gauche depuis vingt ans.

Allait-il s’arrêter là ? En novembre dernier, lors de la présentation de son rapport à mi-mandat, Guillaume Lepers s’était défendu d’avoir toute autre ambition politique que celle de diriger la Ville, même s’il reconnaissait : « Si avoir un siège de député, en cas de pouvoir à nouveau cumuler les mandats, permet de placer les dossiers de Villeneuve en haut de la pile, j’y réfléchirais, bien sûr. » Une réflexion qu’il a menée en version accélérée au lendemain de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République, motivé par « ne pas vouloir revivre la situation de 2020 où j’ai vu des sympathisants voter RN ».

La décision de se porter candidat à la députation était, il faut le reconnaître, courageuse de la part d’un homme qui portait déjà l’écharpe de maire… L’homme pouvait perdre beaucoup en cas de défaite. Il est devenu, ce dimanche 7 juillet, l’un des hommes forts d’une droite républicaine qui devait se reconstruire.

 
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