De la lutte suisse… au Centre-du-Québec – .

De la lutte suisse… au Centre-du-Québec – .
De la lutte suisse… au Centre-du-Québec – .

À la fin des années 1970, le Centre-du-Québec devient la terre d’adoption de nombreux Suisses venus réaliser leur rêve d’agriculture. Cette région, tout comme la partie limitrophe de sa voisine, l’Estrie, accueille plusieurs familles, dont celle de Monika et Josef Arnold.

Le couple, désormais établi à Danville, est arrivé au Québec il y a 46 ans avec leurs enfants: quatre garçons et une fille âgés de 9 mois à 7 ans.

Nous louions une ferme en Suisse alémanique et notre rêve était d’avoir notre propre ferme.raconte Monika Arnold. Nous n’avons jamais regretté notre décision.

L’agriculture fut également adoptée par leurs trois fils restés au Québec, les deux autres enfants vivant désormais dans leur pays natal. Chacun possédant sa propre ferme, c’est l’aîné des petits-enfants Arnold qui prit la relève.

Ces racines agricoles se transmettent à travers leur arbre généalogique, tout comme la tradition de ce qui est considéré par Monika et bien d’autres comme le sport national suisse : la lutte suisse.

À côté de lui, Josef sourit. Il est heureux!lance Monika.

Son bonheur vient notamment du fait que si cette discipline est pratiquée depuis quarante ans de ce côté-ci de l’Atlantique, c’est en partie grâce à sa contribution. Il a contribué à la fondation du Club de lutte suisse du Centre-du-Québec, aux côtés d’autres Suisses qui, comme lui, désiraient continuer à faire vivre leur folklore ancestral.

Ce club est le seul du genre dans la province.

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Monika et Josef Arnold sont arrivés au Québec il y a 46 ans. Josef a participé à la fondation du Club de lutte suisse du Centre-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

Ici c’est beau le combatJosef Arnold dit.

Les Arnold se déplacent pour assister aux rassemblements et aux fêtes organisés par le club Centri. Quatre fois par an, une famille d’agriculteurs organise les festivités sur leurs terres.

Dimanche, c’était au tour de la Ferme Durrer à Gentilly de se transformer le temps d’une journée en site de fête de lutte suisse, avec deux cercles de sciure formant les surfaces de combat et des culottes de jute que les lutteurs doivent porter par-dessus leurs vêtements. Autour, une foule enthousiaste s’anime pendant les combats. Un peu plus loin, la cantine propose des plats traditionnels : saucisses, côtelettes, pain et viennoiseries.

Ce n’est pas seulement une fête sportive, c’est aussi une fête familiale.

Une citation de Monica Arnold

Plusieurs Arnold sont en compétition. C’est un sport de combat, on se fait des amis, il y a un prix à la fin, c’est amusantdit Alex.

Sa sœur aînée Sophie est également en difficulté. amusant“, ”texte”:”C’est plus pour le plaisir”}}”>C’est plus pour le amusantelle dit. Les filles, on n’a pas pu se battre longtemps, donc c’est aussi pour motiver un peu les plus jeunes à essayer de ne pas être gênées.

Non seulement elle entretient la flamme familiale de la lutte, mais elle étudie également l’agriculture.

L’importance des traditions

Les membres du comité organisateur s’activent partout sur le site pour assurer le bon déroulement de la fête.

Roland Kundert, qui a été un combattant de longue date, est désormais le trésorier du club. Il s’engage promouvoir le sport et pour garder les traditionsDes traditions adoptées par sa fille de 16 ans, Maryla, qui, en plus d’aider à la cantine, a découvert les joies de la lutte suisse dans la sciure.

Ayant également fait du judo, je préfère tomber dans la sciure que sur un tatami. On l’arrose pour qu’il ne fasse pas trop de poussière. C’est un peu plus salissant, mais c’est beaucoup plus absorbant. Et c’est une tradition populaire.

Une citation de Roland Kundert, trésorier, Club de lutte suisse du Centre-du-Québec

Pas besoin d’avoir des racines suisses pour prendre place sur les cercles de sciure. Matt Pouliot lutte, à l’invitation d’un ami. Bien sûr, on veut gagner, mais ça reste amical.il dit. Tu perds, tu te fais essuyer le dos. C’est très amical, mais tu veux quand même gagner !

Chaque lutteur doit disputer cinq duels, aussi appelés passes. Le but est de récolter des points pour atteindre la finale et combattre une sixième fois dans l’espoir de remporter le titre de champion.

La tradition veut que le vainqueur d’une fête remporte un taureau. C’est un peu différent dans les fêtes suisses du Centre. Dans le passé, nous avons déjà donné des veaux en premier prix, mais nous nous adaptons, car tout le monde ne peut pas prendre un veaua expliqué Roland Kundert. Aujourd’hui, nous décernons des prix folkloriques, comme des cloches que nous avons fabriquées en Suisse, et des bourses d’études.

À la fin de la saison, les champions de l’année sont couronnés.

Même s’il y a des prix en jeu, plusieurs lutteurs se sont battus dimanche dans le secteur de Gentilly… pour l’honneur.

2:30

Rapport de Katy Cloutier

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

 
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