Entretien avec Michel Roux, Premier Délégué Adjoint aux Festivités – .

Entretien avec Michel Roux, Premier Délégué Adjoint aux Festivités – .
Entretien avec Michel Roux, Premier Délégué Adjoint aux Festivités – .

Avec des événements estivaux qui se déroulent jusqu’à la fin du mois d’août, le premier adjoint délégué aux festivités, Michel Roux,a eu la gentillesse de parler de la programmation, de son évolution, de ses craintes et de ses espoirs. Entretien.

Quel est votre état d’esprit alors que Salon entre dans sa période festive ?
Nous travaillons depuis l’automne à élaborer ce programme avec 150 activités. Inévitablement, il y a une certaine anxiété : est-ce que ce que nous proposons va plaire ? Est-ce qu’on aura du monde ? Nous sommes conscients que nous investissons de l’argent public dans ce programme, il faut que le public s’y retrouve parce qu’il le paie par ses impôts. Il faut donc assurer un équilibre.

Notre mission est de plaire à tous

Comment faites-vous?
Il y a trois grands piliers dans cette programmation. Le premier, ce sont les animations en plein air symbolisées par le Son à Morgan, le festival des Fanfares, le marché nocturne, Du Son au Balcon, le 14 juillet, la Fête de la Libération, les intermèdes musicaux… Le deuxième concerne les expositions. Deux auront lieu durant l’été à la Cour des Créateurs, trois à l’Espace Robert de Lamanon. Enfin, le 3ème pilier est constitué par le festival L’Eté au Château avec près de 40 soirées prévues : musique, cinéma, théâtre… Nous sommes heureux de voir nos 5 grands concerts quasiment complets. Il ne nous reste que quelques places pour Pascal Obispo et Louis Bertignac. Nous avons encore connu un engouement phénoménal jamais vu : les 2 700 places pour les Pixies sont parties en 8 jours ! Les trois soirées théâtre, soutenues cette année par l’équipe du théâtre Armand, seront également de grands moments. On constate également que près de 50% des billets du festival international de musique de chambre sont déjà vendus un mois avant la date limite. Nous partons donc sur de bonnes bases et l’angoisse du départ s’estompe. Cette année, nous ressentons une attente, un besoin de sortir, de nous évader. Est-ce dû au climat anxieux qui nous entoure ? Difficile à dire.

Que manque-t-il encore à ce Salon d’été ?
On a cette super nouveauté du club Emperi Comedy, qui est née d’une discussion avec des jeunes qui voulaient faire un comedy club au Portail Coucou. Ils nous ont présenté un projet de qualité. On a encore quelques lacunes dans la danse. On fait déjà 5 à 6 soirées dansantes au théâtre Armand qui sont pleines. Mais notre problème c’est que la cour du château est plus difficile à combler car elle a une plus grande capacité (de 1800 à 2700 places selon la configuration). On aimerait aussi renforcer le lyrique, ajouter des dates de théâtre au château. On écoute, c’est notre philosophie, on ne se prive de rien sauf des projets mal ficelés ou farfelus et je peux vous dire qu’on en a quelques uns chaque année. On est toujours en quête de nouveautés et quand quelque chose ne marche pas ou ne marche plus, on arrête. On n’est définitivement pas bloqués. C’est ce qui nous a permis de faire évoluer la ville au fil du temps. Il fut un temps où Salon ne déménageait qu’en juillet. On a réussi à changer ça.

L’édition 2023 de « Le Son au Balcon »

« 4 à 5 concerts par été est une bonne moyenne »

Comment pouvons-nous continuer à faire mieux et plus sans que les budgets soient extensibles ?
Notre budget dédié aux événements festifs évolue peu. Avant, pour les concerts d’été, nous donnions une subvention à une association qui s’occupait de la programmation. Aujourd’hui, notre fonctionnement est différent : nous lançons des appels à projets et des opérateurs privés y répondent. Cette année, nous travaillons avec deux sociétés privées à qui nous versons des subventions d’équilibre pour garantir des tarifs mesurés.

Justement, pourrait-on envisager davantage de dates dédiées aux concerts dans le futur ?
On peut toujours faire plus mais comme on l’a dit, notre budget est limité et on ne le dépasse guère. Je pense qu’avoir 4 à 5 concerts durant l’été au Château de l’Empéri est une bonne moyenne.

Il manque peut-être une dose d’humour à ajouter à la musique.
Nous en avons fait par le passé avec Patrick Bosso ou Anne Roumanoff. Mais vous savez, il n’y a pas des tonnes d’humoristes capables de remplir le Château de l’Empéri. Mais je le répète, nous cherchons en permanence des événements dans tous les domaines, qui ne coûtent pas cher et qui peuvent attirer du monde. Et si nous parvenons à créer un été aussi dense, c’est grâce à l’investissement des associations et de leurs bénévoles. Je ne les remercierai jamais assez. La réussite repose sur ce trio formé par les agents de la mairie, les associations et les professionnels.

 
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