« Notre vie est un enfer, la justice ne nous écoute pas » – .

« Notre vie est un enfer, la justice ne nous écoute pas » – .
« Notre vie est un enfer, la justice ne nous écoute pas » – .

« On perd patience. » Laurence et Henri Ruot consultent depuis six ans un psychologue, prennent des somnifères et ne pensent « qu’à ça ». Depuis ce jour dramatique du 2 juillet 2018, où leur fils Quentin,…

« On perd patience. » Laurence et Henri Ruot consultent depuis six ans un psychologue, prennent des médicaments pour dormir et ne pensent « qu’à ça ». Depuis ce jour dramatique du 2 juillet 2018, où leur fils Quentin, 23 ans, qui souffrait d’épilepsie, a perdu la vie, noyé dans moins d’un mètre d’eau à la piscine du Teich, ils continuent de se battre pour que justice soit faite.

« Nous ne savons plus quoi faire, nous sommes impuissants. Nous nous demandons ce qui ne va pas. Notre vie est un enfer, la justice ne nous écoute pas. C’est un manque d’humanité inacceptable. »

Mardi 2 juillet, Laurence et Henri Ruot ont investi les marches du palais de justice de Bordeaux, une immense photo de Quentin à la main, pour interpeller les passants. « On a reçu quelques mots de soutien, ça fait du bien. »

” Il ne se passe rien “

Bien sûr, mais ce qu’ils souhaitent, c’est que leur dossier avance. Le parquet avait émis un réquisitoire définitif de renvoi devant le tribunal correctionnel fin 2021, mais un grain de sable inattendu est ensuite apparu : l’Institut d’éducation motrice de Talence n’a pas de personnalité morale et ne peut donc être renvoyé devant le tribunal correctionnel. L’IEM est un établissement secondaire dépendant de l’Association des Paralysés de France (APF) France Handicap, et c’est donc uniquement cette dernière qui peut être exposée à des poursuites pénales. Un réquisitoire complémentaire a ensuite été émis par le parquet en juillet 2023 pour demander la mise en examen de l’APF. « Et à ce jour, rien ne se passe », déplore Met Benoît Ducos-Ader qui assiste les parents aux côtés de Met Jean-Christophe Coubris. Les avocats envisagent désormais de porter l’affaire devant la chambre de l’instruction.

« Tous les éléments sont dans le dossier », rappellent Laurence et Henri Ruot, qui ont écrit à Emmanuel Macron et Éric Dupond-Moretti. Le président de la République et le ministre de la Justice ont exprimé leur soutien dans une réponse ponctuelle.

« Que faire maintenant ? », s’écrient les retraités, qui aimeraient que justice soit rendue afin de pleurer la perte de leur fils unique.

 
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